Les chroniques d’un Breton aux Etats-Unis : les Everglades

Ça change des marais de Brière…

Bienvenue en Floride! 2 mois que je suis ici et il s’est passé des myriades de choses! Comme il y en a beaucoup trop, j’ai décidé de faire des articles un peu à l’arrache, en fonction des événements. Et on va commencer très fort, avec, en ouverture, une sortie dans les Everglades.

Les Everglades ( mot qui signifie “eau herbeuse” en Indien Séminole)… Il s’agit tout simplement du plus grand parc naturel régional de Floride (inscrit à l’UNESCO by the way). C’est également le royaume des alligators et crocodiles… ( que l’on différencie notamment par le museau. Mais c’est caïman la même chose). Et croyez-moi quand je vous dis que…c’est pas mal!

Bref, nous nous levons à 8h30 du matin pour parcourir les 4h qui nous séparent du parc. Nous sommes cinq, nous sommes jeunes, nous sommes motivés. Excepté le fait qu’à la pause déjeuner un vieux dégueulasse suant la bière et le burger décomposé se soit assis à côté de nous, l’aller se passe sans problèmes.

A l’entrée du parc, la nature se fait luxuriante, on voit quelques airboats amarrés aux quais. 25 dollars par tête c’est parti, on achète les places et nous voilà quelques minutes plus tard en compagnie d’un groupe de 18 personnes différentes. Le capitaine fait un petit speech sur le fait d’éviter de se jeter à l’eau et en voiture simone!

Bah déjà, ça décoiffe. Avançant d’abord consciencieusement à travers les marais, notre pilote se déchaîne finalement et envoie la patate. J’ignore d’ailleurs comment il a eu son permis tellement sa conduite est anarchique et imprévisible. Tu mets une C2 dans un champ de patates, c’est la même chose.

Après, il faut avouer que le mec à l’oeil. Au milieu de nulle part, il stoppe les machines et il te montre quelque chose du doigt en expliquant

  • Ça, c’est un bébé alligator, il a 6 mois.

Et effectivement un petit reptile déambule gentiment à travers la mangrove et les herbes flottantes. Le reste de l’airboat se passera de cette façon, une folle embardée avec des virages de dingues et un arrêt brutal aléatoire dans la jungle afin d’observer quelques piafs et autres, reptiles du même acabit. En une demi-heure on est un peu déçus de n’avoir pas pu apercevoir plus de faune, mais apparemment la visite n’est pas finie!

Eh oui! Dans une sorte d’amphithéâtre au centre grillagé, un employé au visage avenant et à la voix claire nous présente Sunny son pote serpent que nous caressons. Puis, voyant que nous aimerions un peu plus d’action, il décide d’aller nourrir Bobby et ses copains alligators.

Quand on pense à un alligator ou à un crocodile, on pense au prédateur féroce, ivre de violence, attendant malicieusement sa proie. Eh bien, pour notre part j’ai eu l’impression de voir une pause café de fonctionnaires.

Il paraît que ces bestioles peuvent rester des heures au soleil comme ça à ne vraiment rien foutre. Par contre, tu mets pas ta main près de leur mâchoire. Autant tu peux approcher doucement un bâton à l’intérieur de la gueule, autant, dès que tu l’agites un peu trop violemment, crac! ton bout de bois, il finit comme l’esprit d’un enfant devant un pédophile : brisé en deux. Impressionnant.

Après ce petit show fort sympathique ou l’on voit les reptiles bouffer des bouts de lapin mort, il nous est possible de tenir en main propre un bébé alligator pour la modique somme de 5 dollars. Ce que nous ferons évidemment.

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