Vingt-deuxième chapitre : Noël au Cambodge

Se faire bouffer les pieds et kiffer.

24 décembre- Siem Reap

Bon dieu, je suis courbattu …enfin, nous sommes arrivés ! Et ce ne fut pas sans peine ! Lever à 8h de la guethouse. Pendant 2 h, tout se passe bien, nous roulons bon train en évitant les bosses qui se font de plus en plus rares. Ca commence à être de la belle route bien asphaltée. Hélas, 3 fois hélas ! Il arrive un pépin. Cette fois, c’est mon accélérateur qui est foutu. Et le plus proche mécano est à 5km ! Du coup, nous nous décidons à nous séparer et à nous rejoindre à Siem Reap.

Chacun son tour…

Me voilà donc seul avec ma bécane dans la cambrousse Cambodgienne. Autour de moi, juste des champs, des rizières et un cours d’eau. Quelques maisons bordent la route, mais de garages, point. Il fait beau, un ciel d’un bleu azur étend sa clarté colorée au dessus de ma tête. En avant de Guinguamp ! Je prends mon courage et mon guidon à 2 mains et vais de l’avant. Il fait chaud, je sue. Je continue néanmoins cette épreuve pendant un bon quart d’heure avant qu’un homme ne m’apostrophe en Cambodgien. Je tente tant bien que mal de lui expliquer mon problèmes avec moult gestes. Il me regarde, regarde ma bécane puis repart derechef en me demandant de rester là. Bon, ok. J’attends un peu et le voilà qui revient en scooter avec à son bras ce qui semble être une corde à vaches. Je vais donc être tracté. D’accord. Emballé, c’est pesé, il attache ma Lison à son 2-roues et hop, là ! Me voilà tracté jusqu’au plus proche mécano qui me résout mon problème en quelques minutes. Je me confonds en remerciements et en sourires pour ces braves gens avant de reprendre ma route. Cette fois, je fonce jusqu’à Siem Reap sans interruption. Je rattrape J-B mais le reperds une fois de plus dans les rues. Moi et mon sens de l’observation…Vu qu’il est le seul à voir un portable qui marche, je vais dans un cybercafé afin de me connecter sur facebook. Et effectivement, il m’a laissé un message avec l’adresse d’une guesthouse. Je reprends mon souffle et ma moto. Après avoir questionné plusieurs personnes, je trouve enfin l’établissement. J-B n’est pas là, mais ses affaires sont là. Victoire !

La guesthouse

Je m’effondre, pose mes fringues, prends une douche et me pose dans un bar avec Emile Zola pour m’accompagner. Je reviens à la guesthouse, y retrouve avec joie J-B. Nous faisons une petite sieste et partons vadrouiller en ville. Nous y retrouvons Axel et ses potes, comme prévu. Car oui, c’est la veille de Noël ! Du coup, grosse ambiance à l’Angkor What ?, un bar branché pour touristes ou nous nous épanouissons entre la musique à fond les ballons et les seaux de vodka qui coulent à flots. A minuit, chansons de noël oblige. C’est incroyable, il fait chaud, il ne neige pas, nous sommes en short et c’est pourtant le 25 décembre ! Juste magique. Nous rentrons à 4h du matin bourrés et sombrons dans les bras de Morphée.

Pub Street

25 Décembre- Siem Reap

Réveil difficile. Ayant reçu hier soir mes cadeaux de la part de J-B, je file au distibuteur en priant pour que ma carte passe. Victoire ! Bon, maintenant que lui acheter ? Je parcoure rapidement les multiples échoppes qui m’entourent et jette mon dévolu sur un magasin de vêtements. Le choix est vite fait : un T-shirt prônant les bienfaits de la bière Angkor. Puis en remontant la rue, je découvre une figurine intéressante : un crocodile miniature. Allez je le prends !

Ce dernier rencontre un franc succès auprès de mon compagnon. Tellement même que nous le baptisons : Dundee, le petit croco. Il attire vite l’oeil des curieux qui le regardent avec amusement. Un magicien de rue, s’approche de nous. En échange d’une clope, il nous montre ses tours à base de cercles en feu et de pirouettes impressionantes.

Bienvenue au cirque Pinder

Pas mal. Nous retrouvons Alex et cie pour déjeuner. Eux partent faire un foot, moi je vais visiter la ville, à observer la rivière languissante qui traverse Siem Reap, entourée de berges ou quelques pêcheurs attendent paresseusement que ça morde. Il y a également Pub street, la rue de la soif remplie à ras-bord de routards enjoués qui boivent le houblon dans la chaleur moite du Cambodge. Décorée pour l’occasion, Pub street s’enorgueillit pour la fin de l’année de décorations de noël et de lumières vives le soir qui s’enmarouchent de parapluies colorés. Malgré tout le cirque qu’on fait à propos du 25 décembre et de ses répercussions financières capitalistes, quelle joie nénanmoins de contempler les rires et les sourires de tous ces gens face à ces simples lueurs devenues des points de mire rivales des astres et des étoiles. Eh oui…

J-B me rejoint tard le soir, nous dînons et nous couchons.

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