2015 — Projets et bonnes résolutions

Après un premier billet sur la transition 2014–2015 ou je partageais mes expériences et enseignements de l’année passée (tl;dr: mon groupe m’a viré donc je suis allé méditer en Amérique du Sud), je me lance aujourd’hui dans sa suite et fin.

Déroulement logique des enseignements de l’année passée, l’objet de cet essai est la définition et le partage des projets que je compte poursuivre en 2015.

En quête d’autonomie

Après m’être essayé (brièvement) au boulot de développeur en SSII, et m’être cherché en me lançant dans un doctorat, mon rêve était de créer ma propre boite. Et le but sous-jacent de ce rêve—hormis ma quête inavouée de réussite et reconnaissance mondiale comme “innovateur”—était de développer un projet en suivant mes idées, instincts, et en travaillant selon mes propres règles. C’est d’ailleurs en ayant écrit ma volonté de “changer le monde” sur un groupe Meetup que j’ai rencontré Gilles et Jie, de Whyd. A défaut d’avoir créé ma startup, j’ai finalement décidé d’apprendre comment ça fonctionnait de l’intérieur, en les rejoignant comme premier employé de leur startup naissante.

Après 4 ans, 4 mois, 4 pivots, et 1 levée de fonds, je peux dire que mon but est atteint: j’ai appris comment monter une startup, réunir une équipe, concevoir un produit, puis comment le valoriser. Par contre, je n’ai que très partiellement réalisé ma faim de suivre mes propres idées et travailler selon mes propres règles. Certes, j’ai testé plusieurs idées en hackathons et autres side-projects, et me suis auto-autorisé des “fuck-the-roadmap fridays” (même principe que les célèbres 20% de temps passé sur projets perso, chez Google), pendant lesquels j’ai notamment intégré le support LastFM sur Whyd. Mais ces efforts étaient embryonnaires par rapport à mes ambitions.

J’ai donc décidé qu’il était grand temps de reprendre le contrôle de ma carrière, et de commencer enfin à prendre de véritables risques, pour tenter de réaliser de rêves plus grands. Mon départ de chez Whyd est la première étape de ce changement.

A refaire

Reprendre le contrôle, suivre mes idées, travailler selon mes propres règles, changer le monde… En voila, de belles intentions ! Mais pour atteindre un objectif ambitieux, il faut prendre un peu de recul, lister ce qu’on aime faire, ce que l’on ne veut plus faire, définir un plan d’action. La première étape étant terminée, passons la seconde.

En 2014, j’ai aimé:

  • coder, plus que jamais;
  • mener un projet en équipe, tout en y contribuant;
  • former et conseiller mon entourage;
  • me produire sur scène avec mon ex-groupe;
  • animer des hackathons;
  • et fêter les réussites. (au bar et/ou dans un bon resto)

Ce dont je n’ai plus envie

Donc, en gros, j’ai envie de coder, de mener des projets, d’enseigner, de me donner en spectacle, et de faire la fête ! On avance, mais ces envies ne sont pas encore assez précises pour définir mon plan d’action pour 2015… Finalement, j’ai poursuivi les mêmes envies en 2014 mais ai quand même essuyé quelques déceptions et frustrations. Peut-être parce que j’ai fait des choses que je n’aime pas faire.

Alors voici un échantillon de ce que je ne veux plus faire désormais:

  • participer à des sorties et activités qui ne m’intéressent pas;
  • préparer/organiser des évènements;
  • rester dans un projet ou mon investissement est supérieur à mon plaisir;
  • dépendre des décisions d’autres personnes que moi.

Mon projet

Alors que ma décision de me mettre à mon compte est déjà prise, reste à savoir qu’est-ce que je compte faire.

Depuis la fin d’année dernière, les cours d’improvisation théâtrale que je suis comblent mon manque de pratique musicale, ainsi que mon gout pour le spectacle. Du coup, même si on ne crache pas sur une belle rencontre inattendue, je ne suis pas en recherche d’un nouveau groupe de musique. De plus, même si je serais ravi d’animer à nouveau, j’ai fait savoir à mes collègues de Fhacktory que je n’organiserai plus de hackathon désormais.

Pour le reste de mes envies, tout reste à construire. Grâce aux conseils de mes anciens collègues, amis, et autres rencontres, j’ai pris conscience—et confiance, aussi—de certaines qualités que j’ai trop peu exploitées ces dernières années. Notamment, mes talents de pédagogue. Il est vrai que j‘ai toujours pris beaucoup de plaisir à transmettre aux autres ce que j’ai compris. Quand je parviens à vulgariser une notion qui parait inaccessible à une personne, et que je vois son visage s’éclairer, c’est un moment de pur bonheur pour moi !

Sur la base de mes souhaits, de mes qualités et de mon expérience, je vais donc profiter de ma liberté d’entreprendre pour:

  • conseiller et accompagner les créateurs de startups pendant la construction de leur produit: validation de l’idée, pretotyping, MVP et manière d’en assurer la réalisation technique;
  • intervenir comme partenaire technique polyvalent (“CTO par interim”) pour les projets qui me paraissent les plus intéressants et prometteurs, selon mes critères et motivations propres;
  • former les futurs créateurs d’entreprises (ex: étudiants en MBA) à la manière de s’adresser de manière efficace, empathique, et no-bullshit aux profils techniques (ex: CTO), en les initiant aux bases de la programmation, et en leur faisant vivre les situations qu’ils feront vivre plus tard à leurs collaborateurs techniques;
  • et développer des applications web (back-end ou full-stack) pour des clients, basées sur la technologie Node.js.

Poursuivre de vieux rêves

Et, en marge de ce projet de carrière, je tiens à continuer de réaliser de vieux rêves, et tenter de nouvelles expériences.

La première qui me vient en tête est de voyager, en France et à l’étranger. Non pas pour prendre des vacances, mais plutôt prendre le temps de se poser dans un lieu inconnu, y vivre au jour le jour, aux côtés des locaux, y travailler, puis changer à nouveau de lieu après quelques jours, semaines, ou mois. Comme je le disais dans mon précédent billet, Camille et moi avons la chance d’exercer tous les deux une profession qui nous permet d’être nomades. C’est un privilège dont nous comptons bien profiter !

C’est sur cette intention que je clos ce duo de billets sur ma transition de vie. Ceci dit, je compte bien continuer à écrire, car il s’avère que j’y prends beaucoup de plaisir !

Je sais que vous avez été nombreux à lire mon précédent billet, et je suis touché de l’intérêt qu’il a suscité. Celui-ci étant plus tourné vers l’avenir, et donc moins certain que le précédent, je serais ravi de lire vos réactions, idées et retours d’expériences, donc n’hésitez surtout pas à commenter !

Merci à tous ceux qui m’ont inspiré et encouragé à poursuivre mes envies, et au plaisir de pouvoir vous aider à mon tour.

Adrien