Oyst, le bouton magique pour payer en un clic 💳 ✔️

🚀 The Weekly Startup Shot 🚀

🚀The Weekly Startup Shot🚀 est un petit concentré d’information qui vous fait découvrir, toutes les semaines, une start-up prometteuse découverte dans le cadre de mon activité au sein du département startup sourcing du groupe LVMH.

A tout seigneur, tout honneur. Mon premier article post-VivaTechnology se devait de vous présenter Oyst, le grand vainqueur de notre LVMH Innovation Award 2018.

Le choix du jury, le fait de nommer une start-up qui se concentre sur l’optimisation du tunnel d’achat en ligne, souligne de facto la volonté des grands acteurs de mieux comprendre leurs infrastructures de payement (après les avoir développées dans les années 2000’s et 2010's).

Il est vrai que le E-commerce, encore balbutiant au début du XXIème siècle, est devenu un pilier majeur du chiffre d’affaire de nombreuses entreprises dans des industries aussi variées que la mode, le tourisme ou la restauration.

Pour comprendre la proposition de valeur d’Oyst, il faut tout d’abord se renseigner sur les maux et les transformations qui agitent les infrastructures de payement.

C’est parfois compliqué de payer en ligne, même en 2018…

Le e-commerce en 2018 : état des lieux 💳

Commençons par le BA-B.A, un lexique à destination des moins informés d’entre vous afin de saisir des différents KPIs qu’on associe au processus de payement en ligne :

Taux de rebond : pourcentage des visites sur le site avec une seule page vue. Cet indicateur permet d’évaluer la qualité du trafic entrant sur le site ainsi que la pertinence des pages d’atterrissage.
Taux de refus : pourcentage des visites (hors rebond) pour lesquelles l’internaute n’a pas démarré de processus de commande ou de réservation. La première étape du processus est ici la page panier. Cet indicateur permet d’évaluer la prédisposition des visiteurs à acheter sur le site ainsi que le niveau d’intérêt à l’égard de l’offre du site (prix, largeur de gamme, disponibilité, services…).
Taux d’abandon : pourcentage des visites pour lesquelles l’internaute a démarré le processus de commande ou de réservation sur le site mais n’a pas finalisé sa commande ou sa réservation (définie par la page de paiement en ligne). Cet indicateur permet d’évaluer l’efficacité du tunnel de commande ou de réservation du site.
Taux de conversion par visite : pourcentage des visites ayant abouti à un achat ou à une réservation sur le site au cours de la même visite (défini par la page de paiement en ligne). L’évolution du taux de conversion par visite peut refléter une évolution de la part des acheteurs sur le site et/ou une évolution de la fréquence d’achat.
Taux de conversion par visiteur unique : pourcentage des visiteurs du site ayant finalisé un achat ou une réservation sur le site (page de paiement en ligne) au cours du mois.

De nombreux logiciels existent pour modéliser les funnels de conversion. Pour ma part, j’utilise Hotjar, une solution tout-en un (funnels, heat map, etc) qui s’adapte à n’importe quel site internet (via un script php).

Funnel de conversion sous Hotjar

Regardons maintenant les statistiques liées à l’e-commerce :

Statistiques moyennes en 2017 pour un site e-commerce đź“Š

Source : Google Analytics

E-commerce en Europe 🇪🇺

  1. Le commerce de détail en ligne en Europe devrait peser 602 milliards d’euros à la fin de l’année 2017, ce qui signifie une croissance de 14 % par rapport à 2016 (Ecommercenews).
  2. 87% des acheteurs britanniques ont commandé en ligne au cours des 12 derniers mois, comparé à seulement 18 % en Roumanie (Eshopworld).
  3. L’année dernière, 33 % des acheteurs en ligne en Europe ont commandé à l’étranger, avec en haut de la liste : le Luxembourg, la Russie et la Suisse (tous à plus de 60 %) (Ecommercenews).
  4. Comparé à l’Amérique latine, les Européens font moins attention aux prix (Ecommercefoundation).
  5. La plupart des plaintes liées à l’expérience d’achat en Europe concernent le temps de livraison, les défauts techniques et les articles endommagés (Ecommercenews).
  6. Amazon demeure le leader de la vente en ligne en Europe de l’Ouest, le second étant Zalando. Le français Cdiscount occupe la cinquième position (Ecommercefoundation).
  7. Les consommateurs français commandent en ligne environ 28 fois par an. Chaque seconde, 33 commandes en ligne sont effectuées. Le montant moyen par transaction est de 70 euros (Ecommercewiki).
  8. Dans le second trimestre de 2017, 6 % des 25–54 ans ont dépensé plus de 1000 euros, comparé à 2 % des 16–24 ans. 22 % de ce groupe d’âge ont aussi dépensé entre 100 et 400 euros depuis mai 2017, tandis que 15 % des 16–24 ans ont dépensé entre 50 et 99 euros (Eshopworld).
  9. La plupart des Européens ont utilisé leur mobile pour effectuer une commande en ligne en 2017 (Ecommercefoundation).
Ecommerce Foundation: European E-commerce Report 2017

E-commerce mobile 📱

  1. 67 % des achats Internet sont aujourd’hui réalisés sur tablette ou smartphone (Liftoff).
  2. 80 % des acheteurs ont utilisé un téléphone portable à l’intérieur d’un magasin physique pour lire des commentaires sur le produit, comparer les prix ou trouver des magasins alternatifs (OuterBox).
  3. 60 % des consommateurs ont effectué une commande « acheter en ligne » via mobile pour retirer le produit en magasin (Forbes).
  4. Les taux de conversion sur smartphones (1.5 % en moyenne) représentent un tiers de ceux sur desktop (4.4 %) (Social Media Today).
  5. Le taux d’abandon pour le panier d’achats mobile est plus élevé (97 %) que pour le panier d’achats sur desktop (70–75 %) (Hosting Facts).
  6. 1 recherche sur 5 sur les applis mobiles Android US est une recherche vocale (Social Media Today).

E-commerce + UX 🙇

  1. 69 % du temps des acheteurs en ligne est passé à regarder la moitié gauche de la page (E Fundamentals).
  2. Un site e-commerce prend 7,12 secondes en moyenne pour se charger sur Internet Explorer,
    7,15 secondes en moyenne sur Firefox et 7,5 secondes en moyenne sur Google Chrome (Hosting Facts).
  3. Une seule seconde de retard pour le chargement de votre site peut provoquer une perte de 7 % des conversions, et 40 % des internautes abandonneront un site qui met plus de 3 secondes Ă  se charger (Hosting Facts).
  4. 78 % des acheteurs en ligne veulent plus d’images sur les sites e-commerce (Big Commerce).
  5. 70 % des acheteurs en ligne privilégient le zoom sur les images avant de commander (E Fundamentals).
  6. 30 % des acheteurs en ligne veulent plus de vidéos sur les sites e-commerce (Big Commerce).
  7. 38 % des gens quittent un site si son layout ne leur plaît pas (Social Media Today).

On peut tirer 3 enseignements de ces statistiques :

Le processus de payement engendre énormément de frictions : les faibles taux de conversion moyens en sont la preuve.
Le payement via smartphone se démocratise (+38% en 2017) : il faut ré-inventer et simplifier le payement pour le rendre plus mobile-friendly.
L’UX joue un rôle d’incitation à l’achat certain pour les sites e-commerce : la compréhension des datas et des outils d’optimisation est indispensable pour faire décoller son CA.

Introducing… Oyst ! ⚡️

Le principe d’Oyst

Fini le temps perdu à inscrire son mot de passe ou ses coordonnées sur chaque nouveau site de ventes en ligne ! En souscrivant préalablement au système de paiement imaginé par Oyst, le consommateur peut acheter partout sur le web en se contentant de cliquer sur la fiche du produit de son choix et basta !

Lors de l’inscription il suffit de s’enregistrer sur Oyst via son numéro de téléphone en renseignant ses coordonnées bancaires, son adresse de livraison, etc. Et plus besoin de réitérer ces fastidieuses opérations sur les sites marchands partenaires de Oyst : vous cliquez, c’est acheté. C’est un gain de confort exceptionnel pour le consommateur. La marque à a simplement besoin d’implémenter au sein de n’importe quelle page de son site e-commerce le bouton Oyst.

Quel est l’intérêt pour les sites de e-commerce ?

Oyst réduit le tunnel d’achat : en zappant toutes les étapes par lesquelles le client est censé passer pour pouvoir acheter un produit sur un site, la technologie Oyst permet aux marchands de multiplier leur taux de conversion. Un client venu acheter achète effectivement, aucune autre question ne le détourne de cette action.

Julien Foussard, le sérial entrepreneur derrière Oyst

Le CEO de la startup est, malgré des 32 ans, un vieux briscard de l’entrepreneuriat. Après avoir monté sa première société à 20 ans, il lance à Londres le group Iron, qui aide les porteurs de projets sur plusieurs verticales (accès au capital, publicité, etc).

Il est intéressant de noter qu’Oyst est 100% financé par le vaisseau amiral Iron Group (3M€ d’investissement en 2017).

Fun Fact : Pourquoi ça s’appelle Oyst ?
Parce que la toute première monnaie de l’humanité était des coquillages !

Tu trouve qu’Oyst est une bonne solution au problème d’UX que traverse le E-Commerce ? Donne moi ton avis dans les commentaires 👇