Aujourd’hui 12 août 2016, journée international de la jeunesse.

Au-delà de la question de savoir qui est le “jeune”, une autre m’a parcouru au fil des heures. Il s’agit de savoir qui est le “jeune leader”.

Et les communications que j’ai suivi dans la matinée données par des jeunes au parcours associatif et professionnel impressionnant ne m’ont pas totalement édifié. Mon penchant trop poussé pour le cynisme et mon esprit contestataire ne m’ont pas permis de prendre tous leurs propos à leur juste valeur. J’avais toujours quelque chose à en redire.

Surtout lorsque je me rends compte que les discours sur le leadership tourne un peu trop souvent autour de l’entrepreneuriat ou du militantisme politique.

Quid de ceux qui se sentent leader mais gagnent leurs vies en étant employé par quelqu’un ou par l’État ?

Généralement les mouvements de jeune au Bénin recueillent ceux qui ont eu à un moment donné des difficultés à s’insérer au plan professionnel. Ils vont militer afin de s’occuper. Et pour finir, ils font carrière dans leurs associations où ils deviennent des jeunes chefs d’entreprise.

Alors j’ai l’impression qu’ils développent une espèce de “mépris” à l’égard de l’administration ceux qui sont sous quelqu’un. Le leader serait indépendant.

Mais est-ce vraiment le cas? Un administratif, un commercial, un chercher en sciences de la vie ne peut-il pas être un leader qui impacte son quotidien et créé un mieux-être dans sa communauté?

C’est ce que je pense pour ma part. Le leadership n’est l’apanage de personne et se transcrit à travers les actes et comportements de chacun.

Aujourd’hui, j’ai entendu quelqu’un dire que le leader créé le changement qu’il voudrait qu’il soit.

Je crois que cela résume tout ce que nous devrions savoir sur le leadership.