« Il est beau, le jour où l’on porte son coeur vers le foyer aimé. L’Afrique est ma maison » Sermon élogieux dixit El Hassan Alaoui le rêveur au loutar.

Addis-Abeba, Floraison nouvelle et rosacée tant chantée dans la geste amharique, corne de l’Afrique des premiers hominidés... tu as accueilli en ton étreinte l'habituel cortège des pères orienteurs du continent des lycaons, sur les flots de l’alliance pan-nationale. Lundi trente Janvier, au gré des « on-dit » tantôt clairsemés, l’Union que tu entretiens a élu, pour l’anniversaire de son vingt-huitième sommet sur les hauteurs des Monts Simien, les illustres hérauts de demain. Cinquante-cinq confrères désormais, à la chandelle de nuit, aux fins de ramener à la lumière harmonieuse de l’intégration un ami belliqueux. Anglais, arabe, Swahili la langue des dignes, autant de diversité qui a bâti le retour de la croissance à l’aune magnifique, historique, des Indépendances. Ô renaissance ! Parvenue au crépuscule du monde nouveau, siècle centenaire deux-mille, assemblée réunie à Maputo ; Commission, Parlement, Conseil & Conférence ! Mission diligente des bienfaits de l’entente.

Addis-Abeba, Monsieur Faki Mahamat représentant des Grands-lacs au Coeur mort, contour de N’Djamena, le soulagement des enclaves ; porteur du message de feu maître Itno, griot redouté des obédiences aux extrêmes malfamés. Ce même bon-mât à la voix suave, gardien des Affaires étrangères, prouesse s’il n’est dans les sables mouvants sécuritaires du désert des eaux au Soleil d’Equateur ; ce même Mahamat a pris les rênes de la Commission entachée de compromissions de l’Union. Fi de la démocratie contestée, à l’image du sage Alpha Condé de Guinée somnolant au havre de la présidence. Adieu, lady Zuma, tu as fait les pleurs et les joies de toute une Nation d’enfants du Sud ; avec le frais piment ancestral, peut-être, des hirondelles d’au-dessus.

Et que dire du Maroc, le roc au Nord, le lion de l’Atlas bordé de Sahara, la princesse de Sabat à Rabat…que conter du Maroc dont le roi-mécène Mohammad VI sur le satin de l’Islam éveillé par l’amazighe dajira a acquis une autre accession. Celle sur le trône, consensuel, du Royaume de la Savane. Depuis 1984, autrement dit la nuits des temps si l’on en traduit les langes de ton défunt père, sous l’étendard de ce nomade et ingrat Shara occidental ! Ce n’est pas un hasard si les cousins des régions australes, farouchement anticolonialistes, ont porté aux ires les velléités de l’élégant pays des bals aux arômes de couscous et souk ! Ahhh, velléités, tel le thé de jasmin, allégorie de la politique de soutien aux p'its africains menée par le monarque des turbans. Diplomatie de courtoisie. Seconde chance, face ombrée du scaphandre. Or et ocre, comme représente l’avènement possible aux aurores, d’un sentiment panfédéral pour le bonheur d’Addis-Abeba, et des dieux visionnaires ayant d’ores et déjà rejoint d’autres cieux.

Afrika ti Akotara, l’Afrique des amants, le débat aura des allures d’Amauris !