#Storyshop

Retour aux fondamentaux


Webdesigner

[def. 1] Personne dont le métier consiste à concevoir l’architecture, l’organisation, la navigation, l’arborescence et les interfaces d’un site web.

[def. 2] Personne qui raconte une histoire.

Comme à son habitude, le groupe de travail DWM de l’ESIAJ propose en début d’année le workshop Storytelling. Il à pour but de pratiquer la narration et le minimalisme. D’utiliser les principes de composition, la cohérence graphique, de mettre en avant les itérations et la remise en question. Cet atelier nous incite également à améliorer sa capacité à s’exprimer devant un public.

Cette année, nous nous sommes inspirés du livre «Romance» de Blexbolex et de sa structure particulière. Le briefing nous demande de créer une histoire, un enchaînement de 34 mots qui forment au final 4 chapitres.

Les chapitres se suivent mais ne se ressemblent pas comme dans une histoire conventionnelle. Ce sont des variantes d’une même histoire.

Chaque chapitre compte un nombre de mots différents. Le premier se compose de trois mots. Ensuite, pour le deuxième deux nouveaux mots se glissent entre les 3 premiers mots du chapitre un. Au chapitre suivant de nouveaux mots se glissent dans les interstices formé par les mots précédents. Pour au final arriver à 34 mots.

La structure des pages est identique tout au long du livre, une illustration dans le haut et un mot centré dans le bas. Afin d’aider le lecteur à comprendre l’histoire, chaque chapitre débute avec une courte introduction.

Première approche

Premier jour, brainstorming dans la cafet’ pour trouver une première histoire.

Un brainstorming nous aide à trouver rapidement des pistes d’histoire. Chacun lance ses idées, elle naissent, grandissent, bondissent, certaines s’ajoutent au panier, certaines fanent. Une séance de masturbation mentale d’où jaillissent une multitude d’idées, de récits à exploiter.

Pour notre première tentative nous avons travaillés en parallèle la liste de mots et l’histoire. La première idée se basait sur un personnage amnésique. Nous trouvions intéressant d’utiliser la mémoire défaillante du personnage et la répétition des événements à chaque chapitres.

Notre intentions était d’explorer toujours un peu plus sa mémoire au fil du livre. Au dernier chapitre, les raisons de son amnésie sont dévoilées; une commotion cérébrale suite à un accident de voiture grâce à un flash-back. Malgré les incohérences et les défauts de cette première histoire, ce premier jet a permis de démarrer le travail. Nous avions notre première liste de mot.

Nous avons conté notre histoire devant les autres élèves et nos professeurs. Une première présentation, une première série de feedbacks. Grâce à ces critiques constructives et ces avis nous modifions notre façon de travailler et trouvons des astuces pour faciliter notre méthode de travail.

Première présentation au groupe et aux professeurs.

Après les feedbacks

Contrairement à notre premier jet, cette fois-ci, nous construisons l’histoire à partir de la liste de mots. Ce n’est plus l’histoire qui vas définir la liste mais l’inverse. De nouvelles possibilités s’offrent à nous.

Dorénavant, plus de flashback, plus d’amnésie: allons au plus simple. C’est à présent la journée d’une famille malchanceuse. Chaque chapitre raconte le point de vue d’un des membres : la chienne, le père, l’enfant, la mère.

Leurs journées commencent de manière habituelle, chacun sa routine et ses habitudes. Pourtant à la fin de l’histoire un évènement tragique se produit.

L’histoire est intéressante à nos yeux pour plusieurs raisons. D’une part, chaque chapitre est très différent tout en conservant des similitude et des répétitions avec les précédents. D’autre part, fin de chaque chapitre est lié et les personnages se rencontrent à la fin de l’histoire.

L’orientation

C’est une histoire tragique et malheureuse, malgré cella nous avons décidés de la traiter de manière décalée. Du coté des illustrations, nous utilisons des couleurs vive, des courbes et des arrondis, un paradoxe pour une histoire qui se veut tragique.

De cette façon, le lecteur débute sa lecture sans se douter du drame qui attend chaque personnage. La fin est perçue comme un choc et lève le voile sur le suspense que nous avons mis en place.

Notre méthode

Pour faciliter la communication au sein du groupe, les incontournables Post-It nous ont grandement aidés à placer, déplacer et changer l’ordre des mots et la description des illustrations. Bref, un moyen de communication pratique et efficace dans notre cas.

Nous avons collé les post it sur la table pour avoir une vue d’ensemble.

Pour assurer une cohérence à l’histoire, aux scène ainsi qu’aux illustrations, nous avons optés pour la mise en place d’un storyboard. Un outil visuel puissant qui permet de détecter très facilement les incohérences et les erreurs.

Le rétro-planning, introduit par Alexendre Plainevaux lors d’une présentation, nous a grandement aidé à repartir le travail au sein du groupe et d’optimiser notre temps avant l’échéance finale.

Contrairement à un planning traditionnel, un rétro-planning débute par la deadline. Il liste les tâches en cours et restante et les assigne au membres du groupe.


L’après workshop

Michaël

Lors de nos différents débats, je me suis rendu compte d’une chose qui peut sembler évidente pour la plupart des personnes; il ne faut pas hésiter à proposer ses idées, même si elles nous semblent ridicule.

D’habitude, si je ne juge pas l’idée bonne et intéressante, je la jette et ne la communique pas. Or, cette fois-ci, l’ambiance du groupe était tellement agréable que je n’ai pas hésité à les partager.

Parfois prisent avec humour, parfois source d’inspiration pour un autre membre qui rebondit aussi-tôt sur celle-ci. Les idées que je jugeais “mauvaises” voir “ridicules” sont prisent au sérieux et engendrent de nouvelles idées, ainsi de suite.

Nous avons tous des tonnes d’idées qui nous passe par la tête, mais je pense que bien souvent, comme dans mon cas, on partage uniquement celle que l’on juge “bonne”. Pourtant, ce workshop m’a démontré une chose :

C’est parfois les idées les plus ridicules qui deviennent les plus intéressantes.

Romain

Je retiens de ce workshop qu’une bonne organisation facilite la réalisation d’un projet. Je n’avais pas l’habitude de travailler avec des apps comme “ToDoist” ou des documents google.

Or pour diviser, visualiser et réaliser les tâches à accomplir, il n’y a pas mieux.

Nous avons également réaliser un rétro-planning sur les conseils de M. Plennevaux, ce qui nous a permis de finir le projet avec un jour d’avance. On était donc tous plus relax et je crois que ça se ressent dans le résultat final.

Chris

Cette experience m’a permis d’exploiter un contenu graphique au travers d’une histoire narrative.

Le travail de groupe a été primordial à la construction cohérente du travail donné, tant au niveau du graphisme dans la composition des illustrations que dans l’histoire dans l’enchaînement des évènements afin de faire véhiculer au mieux l’information.

Des méthodes de travail (post-it, photos, partage dropbox, retro-planning, case study) se sont ajoutées afin de solidifier la base de notre workshop pour mieux définir sa forme.

Enfin, l’illustration est selon moi significative du message porté , c’est la raison pour laquelle nous avons voulu mettre en place un design au style épuré pour mieux définir l’impact lié aux évènements de notre histoire.

J’ai appris dans ce storyshop à repartir les taches quant à l’organisation du travail, mettre en avant des idées afin d’appuyer la progression constructive du groupe dans son ensemble.

Lire, écrire écouter et raconter ont étés des notions clefs au fondement même de la communication, éléments essentiels à l’aboutissement du storytelling.

Jérémie

J’ai atterris dans un groupe de quatre, Romain Dubay, Christophe Chollet, Mikhael Rindone et moi même.

J’ai remarqué que nous sommes parfois en désaccord. Un désaccord qui nous pousse à explorer d’autres pistes. Des pistes tantôt abandonnée comme simple tests, tantôt notée et ré-exploitée plus tard dans le projet.Nous nous écoutons et nous nous entendons, nous défendons les idées des autres.

Nous utilisons un système visuel de post-it afin de modeler et remodeler notre histoire et ses mots.

Une bonne humeur constante, une cohérence graphique affirmée, un groupe où il fait bon vivre et travailler.