Récit des Cyclades

En mai 2015, nous avons passé avec Julie 10 jours dans les Cyclades. Je partage ici publiquement le mail qui a été, depuis, envoyé aux amis proches pour leurs futures vacances. Florilège de “best practices” donc.

Et si on allait dans les Cyclades en mai ?

En préambule, il est à noter que nous avions choisi de ne pas visiter les îles les plus touristiques (Mykonos, Paros ou Santorin). Choix avisé car l’un de mes cousins qui y a passé quelques jours au même moment nous a dit y avoir rencontré déjà une joyeuse quantité de touristes ventripotents.

Athènes > Cyclades

Bateaux au départ du port du Pirée, plusieurs compagnies. On peut aisément booker les trajets en ligne et retirer les billets au port : les guichets ouvrent tôt, une bonne heure avant les premiers départs généralement.

Plusieurs choix pour les traversées, différents prix pour différents types de bateaux. Nous avons pris des Seajets pour la quasi totalité des trajets : sorte de (très) grands catamarans sur skis qui voguent à 30+ noeuds, bien plus rapides donc mais aussi plus onéreux que les ferrys classiques (trajets interminables). Pour les non voileux ou moins marins, vérifier la météo marine car les 150 secondes de Space Mountain font pâle figure face à 2h de houle déchaînée ! Et le spectacle de dizaines de touristes virant au vert, accrochés désespérément à leurs sièges et priant pour que la prochaine île se rapproche le plus vite n’est — bien que divertissant — pas ce dont vous rêvez pour votre premier jour.

Folegandros

Notre coup de coeur, pour la très douce sérénité qui règne dans cette (toute) petite île traversée par 11km de bitume. La population vous offre un accueil parfait. Les paysages sont arides et les plages rocailleuses magnifiques.

Je conseille très vivement de séjourner à Chora, coeur battant de l’île, à flanc de falaise et au pied de la très belle église de Panagia. Le port et le village d’Ano Meria sont à voir également mais il est impératif de passer ses soirées dans le chef-lieu local. Le Routard — qui se trompe rarement — vous donnera les meilleures adresses mais nous y ajoutons les suivantes. A noter qu’une Mythos (nous avons fait le serment de n’en boire qu’en Grèce) sur cette petite place ombragée et au son de la douce musique diffusée tout autour de celle-ci est un cliché touristique qu’il faut se permettre.

Chora, Folegandros

Il y a un bar minuscule dans le centre dans lequel on peut boire un liquide chaud et sucré. Il s’agit de raki au miel, appelé “rakomelo”, que le fin taulier vous sert accompagné de nougat maison (irrésistible). Le poisson frais se trouve chez Chrysophilia, le joyeux luron de patron vous ouvrira les portes de sa cuisine pour vous faire choisir sa plus belle pèche (du jour, évidemment).

Je ne trouve plus le nom d’un restaurant, presque en face du centre médical, sur la dernière place avec une très belle vue sur les falaises. L’atmosphère qui y règne, l’impression de temps ralenti et le pain maison aux olives vous transportent. À ne pas confondre avec son voisin immédiat qui semblait dénué de charme.

Chora et l’église de Panagia, Folegandros

Se déplacer

les bus fonctionnent très bien mais je conseille très vivement d’acheter votre liberté en louant un scooter. Allez sans hésiter chez Donkey Scooter. Pavlos fera tout pour que votre expérience soit la plus réussie. Il vous conseillera d’ailleurs de dîner chez sa Maman, à To Spitiko.Faites-lui confiance, un dîner aux chandelles dans cette petite ruelle sera très apprécié.

Les plages

Attention toutefois, car elles ne sont pas toutes faciles d’accès et il vous faudra généralement compter une vraie heure de marche (une fois séparé de votre scooter) pour les atteindre. Les plages de Folegandros sont majoritairement faites de roches mais l’eau y est cristalline. Vous le verrez dès votre arrivée.

Sifnos

Le compromis idéal. Suffisamment importante pour avoir une belle diversité de paysages. Joliment raisonnable pour être préservée. Si le nombre de plages semble limité, celles-ci sont pourtant splendides.

Le port, lieu d’arrivée, est aussi le plus beau coucher de soleil de Méditerranée et le patelin le plus animé.

Appollonia est un village dans lequel on voudrait rester, toujours. Il est parsemé de ruelles pavées dans lesquelles boutiques de créateurs et restaurants se côtoient.

Sifnos est réputée pour être l’île la plus gastronomique des Cyclades, vous n’aurez donc aucun mal à trouver de bonnes adresses dans votre guide préféré. Déplacez vous en scooter également (ne succombez pas pour un 50cc ceci dit, vous ne passerez pas partout) et rendez-vous pour un petit déjeuner au village de Kastro, qui est une raison en soi de visiter les Cyclades.

Rafraichissez-vous dans ses eaux mais ne séjournez pas à Platis Gialos, l’installation récente d’un grand resort a entamé le charme de cette belle et longue plage. Ne ratez surtout pas en revanche les ports de Cherronissos et Faros.

Milos

C’est l’île la plus grande des trois (elle est aussi la plus construite). L’arrivée est décevante de prime abord mais néanmoins une transition appréciée (et agréable) vers le retour au tumulte des faubourgs.

Nous avons séjourné à Polonia, au Nefeli Sunset Studio, dont le calme, la beauté du paysage et la sérénité des hôtes sont là une raison en soi de visiter la Grèce.

Nefeli Studio, Polonia

Se déplacer

Je conseille très vivement de ne pas louer de scooter ! Préférez le quad, ou si le cas de conscience est trop important, un 4x4. Certaines plages de Milos ne sont accessibles qu’à ses conditions et il n’est pas envisageable de rater le spectacle qu’elles offrent.

Tourisme ?

Je veux, mais uniquement pour embarquer sur un catamaran Chrysovalandou et voguer jusqu’au falaises de Kleftiko. Polychronis se fera une joie de vous embarquer en comité très réduit sur le sien et de vous expliquer pourquoi son MSc in Computer Science est définitivement derrière lui.

Milos

Enfin

Les Cyclades représentent tout ce que l’on aime des pays latins : légumes, fruits et poissons frais. Joie. Douceur de l’accueil. Beauté sublime des paysages. Couleur Azur.

La douceur de vivre dans ces îles y est infinie, l’accueil et la notion de service sont inégalés et il est essentiel d’emprunter ce chemin que l’on avait pas remarqué à l’aller. Pavlos, quand vous le verrez, ne manquera pas de l’approuver par un franc “we live in paradise, we have time”.

Milos