La bataille de Mossoul a aussi lieu sur internet

Lundi 17 octobre commençait l’offensive de la coalition internationale sur Mossoul. Troisième ville d‘Irak en terme de population et l’un dernier bastions de l’Etat islamique avec Rakka, en Syrie, le succès de l’opération serait une avancée cruciale dans le combat contre l’organisation terroriste. L’occasion de médiatiser une offensive symbolique, y compris sur les réseaux sociaux.

C’était il y a 25 ans. CNN se faisait connaître sur les écrans de télévision mondiaux après un gros “coup médiatique” : celui de la diffusion en direct de l’opération militaire « Desert Storm », en Irak. L’intervention militaire y était montrée sous le prisme américain, filmée par des reporters encadrés par les forces armées du pays.

Loin, très loin de la première arrivée des conflits armés en direct sur nos télévisions, Facebook et Twitter ont franchi un nouveau pas dans la diffusion de la guerre en direct.

Commencée le 17 octobre, l’offensive de la coalition internationale sur Mossoul, dernier bastion de l’organisation islamique après Rakka, a été reprise en direct live sur Facebook Live et Periscope. Avalanche de smileys tristes ou en colère pour cette vidéo, diffusée pendant trois heures et reprise par les comptes de grands médias comme Reuters, Channel 4 ou encore Al-Jazeera.

Le compte twitter officiel de l’armée irakienne.

Si le live s’est terminé, la retransmission des combats se poursuit encore sur les comptes personnels des soldats présents sur le terrain. L’organisation djihadiste, dont la propagande circule abondamment sur les réseaux sociaux, n’est plus la seule à l’utiliser de manière massive à des fins militaires. Depuis lundi ont ainsi atterri sur tous les réseaux sociaux de la planète des vidéos marquées des hashtags #MosulOp (« Opération Mossoul »). Les plus friands de ces soldats « hyperconnectés » : les peshmergas, appartenant en grande majorité à l’armée du Kurdistan.

Des comptes qui diffusent donc la progression de la coalition internationale mais qui sont à prendre, avant tout, comme des relais de propagande des armées auxquels ils appartiennent.