Industrie textile : que nous cache-t-on ?

Après le drame de l’effondrement du Rana Plaza en 2013, causant la mort de 1135 ouvriers textiles au Bangladesh, vous, consommateurs êtes en droit de vous demander si l’industrie textile ne va pas trop loin en termes d’éthique pour accroître les profits de grands groupes de la mode comme H&M, Primark, Camaïeu ou encore Auchan qui étaient suspectés d’avoir sous-traités la fabrication de leurs produits dans cette usine. Avec la production d’environ 130 milliards de vêtements dans le monde, l’industrie textile est, en 2016, la seconde industrie ayant le plus d’impacts sur l’environnement après l’exploitation pétrolière selon le Danish fashion Institute.

« Le secteur du textile est un secteur qui s’est égaré entre le mass-market, le luxe inabordable et le low cost en manque de conscience ».

On vous dit tout sur l’aspect environnemental puis sur l’aspect social.

Les marques souhaitent nous faire croire qu’après ces différentes crises d’envergures elles sont plus transparentes en termes d’environnement. Prenez le cas du recyclage d’H&M par exemple : qui n’a pas été tenté d’envoyer 3 vêtements usés pour recevoir un bon d’achat de 5€? Mais savez-vous vraiment où finissent vos vêtements ? Malheureusement l’envers du décor n’est pas si honnête que la promesse faite en communication: les vêtements sont revendus, non triés, à des grossistes dans les pays émergents et les vêtements non réutilisables sont délaissés dans des déchetteries à ciel ouvert.
Dans un second temps, ce sont les produits chimiques utilisés notamment lors de l’étape de fixation de la teinture des vêtements qui polluent les pays qui confectionnent nos vêtements mais aussi par effet de ricochet ces substances peuvent toucher les personnes. Les substances utilisées sont rejetées dans les rivières puis se retrouvent dans la chaîne alimentaire par l’intermédiaire des poissons ou des champs. Le rapport de Greenpeace montre que des colorants azoïques peuvent engendrer des problèmes cancérogènes.

Bien qu’il y ai des efforts d’effectués et des normes internationales qui encadrent l’aspect sociétal, les problèmes demeurent toujours les mêmes. Le niveau des salaires ne respectent parfois même pas le minimum légal. D’ailleurs, même si ce salaire minimum est effectivement versé, il ne permet pas toujours de vivre décemment. Les entreprises de Fast Fashion imposent des délais inflexibles c’est pourquoi en période de forte activité, les heures supplémentaires sont imposées en grand nombre et la semaine de sept jours est loin d’être une exception !
Vous êtes surement conscients de l’insuffisance des conditions sanitaires et du manque de sécurité sur les lieux de travail. Les employés ne sont pas en position de force et ne peuvent donc pas demander de meilleures conditions de travail. Le travail abusif des enfants et le travail forcé par la rétention illégale de papiers d’identité reste forcément plus secret.

Malgré ce post alarmant, je pense que nous pouvons changer cette réalité en travaillant avec des fournisseurs qui partagent notre vision des choses et en achetant des vêtements à des marques qui n’exploitent ni la planète, ni les hommes.

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