Attirance mutuelle 4

Je m’appelle Yaël et j’ai vingt-cinq ans. Je suis avec Céleste depuis plus d’un an. J’aime énormément Céleste. Il semble que je sois fortement attaché à elle. Mais je pense toujours à mon ex-copine, Leïla. Je me demande ce qu’elle est devenue. Je vais la recontacter. J’ai toujours son numéro de téléphone portable. Je pourrais même la rencontrer, tout en en parlant à Céleste. Je sais que ça ne lui plaira pas. Soit je la convaincs, soit je lui rappelle ce qu’elle a pu me dire si souvent : « Tu fais ce que tu veux. Tu es responsable de tes actes. » Elle a raison, en même temps, je ne supporterais pas qu’elle retrouve son ex-petit ami. Ça tombe bien, elle n’en a pas. Je suis son premier amour, et je le resterai toute sa vie. Leïla est mon premier amour et je ne l’oublierai jamais. Je ne le dis pas à Céleste, ce serait déplacé. Nous avons mis en place notre propre routine, nos douces habitudes, chez ses parents. Je me sens bien chez eux, chez elle. J’ai l’impression d’avoir marqué mon territoire auprès d’elle, auprès d’eux. Ils m’aiment bien, ils ne trouvent pas d’objection à ce que je m’installe avec Céleste dans leur jolie maison. Ma mère ne comprend pas qu’à mon âge, je n’aie pas encore pris d’appartement pour inviter Céleste à vivre avec moi. J’ai encore besoin d’économiser, et je n’ai pas envie d’entretenir Céleste. Je risque de le regretter. Elle est encore étudiante, elle ne gagnera sa vie que dans quelques bonnes années. Je n’ai pas envie de prendre la place de son père. Je reste son copain.
En fait, je vis au jour le jour avec Céleste. Elle est imprévisible dans ses humeurs. Un jour, elle peut être follement amoureuse, et un autre jour, elle peut me rendre entièrement responsable de ses erreurs, de ses manquements. Je suis chauffeur poids lourd. J’ai tout fait pour la séduire, pour attirer son attention, je ne l’ai pas lâchée une seule seconde. Ça a semblé lui plaire infiniment.
Actuellement, elle passe énormément de temps avec ses copines et ses copains du volley-ball. Elle n’a pas l’air d’avoir envie de trouver du temps pour rester tranquillement avec moi devant la télé. Je suis crevé le week-end, elle ne comprend pas. Nous n’avons pas le même rythme, et je lui signifie que je ne peux pas être plus en forme, le travail est éreintant. Je ne sais pas si elle m’entend. Elle est jeune quand même, elle n’a pas autant d’expérience de la vie que moi. Je vais la laisser dire ses bêtises du genre : « Tu ne prends pas soin de toi, tu ne fais que dormir le week-end, tu pourrais au moins te laver ! » Elle m’agace, je la refoule, elle s’en va et boude.
Notre rencontre s’est faite par hasard, une sortie entre amis, et cette fille avec son rire caractéristique a attiré mon attention. Je venais d’être largué par Leïla, qui s’est trouvé un nouveau jules, son collègue de bureau. Combien de couples se forment dans le cadre professionnel, c’est dément ! On passe plus de temps au travail, et on s’étonne que les personnes puissent tomber amoureuses à force de proximité ! Je lui en ai voulu, mais j’ai tout fait pour la récupérer. Elle est revenue, puis repartie. Indécise, puis fortement attirée par ce collègue, je ne pesais plus assez lourd. J’ai peur que cela se reproduise, même si Céleste a pu me dire : « tu es le premier et tu seras le dernier » lorsqu’on fait l’amour. Elle est si chaleureuse, si belle, si jeune…
Et vous, vous retenez les mots dits par votre copine pour vous arranger avec la réalité ?
Cet article est inspiré de mon ouvrage : Rien d’important, je suis une femme et j’ai 30 ans.
