21 jours sans écran

Passer 3 semaines coupée des écrans de télé, smartphone, ordinateur, … Est-ce possible? Quel effet ça fait? Qu’est-ce qu’on y gagne? C’est ce défi que j’ai relevé pendant les vacances. Moi qui suis plutôt addict, j’ai flippé mais j’ai tenu bon ! Bilan et perspectives.

Les vacances approchant, l’envie de déconnexion après une belle année riche en rencontres, en projets, était trop puissante pour que je ne fasse rien. L’idée a germé lorsqu’au détour d’une conversation, une amie m’a confié ne pas avoir de télé chez elle. Ma réaction? « Han la chance! » … La chance? Oui la chance de ne pas être « obligée » de regarde la télé. Mais qui m’oblige à l’allumer ou en tout cas à la regarder?

De là est venue une autre envie : celle de me poser un défi. Ma trop grande habitude (addiction?) à consulter les réseaux sociaux m’a effrayée. J’ai d’ailleurs appris, le soir où j’ai coupé mes écrans, l’existence de la « Fear Of Missing Out — FOMO », la peur de manquer quelque chose. Une sorte d’anxiété sociale renforcée par l’émergence des réseaux sociaux. Alors étais-je atteinte de F.O.M.O. aiguë? Exit donc le smartphone, la tablette, l’ordi et la télé ! Et place à … A quoi au juste?

La reconquête du temps perdu !

Des découvertes stupéfiantes
En coupant tous mes écrans, j’ai découvert que j’avais … des enfants ! Oh allez on peut rire non? J’ai retrouvé du temps principalement pour lire. Près de 8 bouquins absorbés en 3 semaines. J’en fais la liste et le résumé sur cette page d’ailleurs : Angelit et partage.

Un retour dans le passé
Me couper des objets technologiques m’a curieusement replongé en enfance : l’odeur de la chambre chauffée par le soleil au moment de la sieste, le bruit des avions passant au-dessus de la maison (non lorientais, cette référence te paraîtra incongrue #situvisprèsdelannbihouétapedanstesmains), le parfum de la crème solaire pendant ces magnifiques après-midis d’été, … (et celui de la Biafine quand tu as manqué de vigilance). Bref mes sens m’ont semblé être plus réceptifs.

Travail fini, satisfaction garantie

J’ai renoué avec la satisfaction du travail accompli. Que celui qui n’a jamais laissé tomber une tâche pour en démarrer une autre et qui n’a finalement terminé aucune des deux, me jette le 1er smartphone. Je me suis davantage concentrée sur ce que je faisais. Je suis vraiment là, présente à ce que je fais (en ayant deux enfants en bas âge, c’est mieux non?).

Du repos, de la lecture, du temps, …Ce bel environnement a été propice à la réflexion.

Y a -t-il vraiment quelque chose à manquer?

Jean-Pierre Francois, le visionnaire
En étant coupée de l’actualité, des réseaux sociaux, je me suis rendue compte que … je survivais! Et que j’avais même tendance à mieux vivre : moins de stress, d’angoisse, plus de temps, de sérénité. Et oui « je te survivrais d’un amour vivant ! »…

Dans quelle étagère?
De là sont venues les questions : ai-je réellement besoin de suivre d’aussi près l’actualité? Surtout quand elle est relayée d’un média à l’autre, rarement objectif et impartial? Les publications sur les réseaux sociaux méritent-elles que je m’interrompisse (ouh celui-là je l’ai vérifié) dans mon travail? La réponse se trouve dans la question, cherchez bien.

« SOS écrit avec de l’air »
Je lis régulièrement sur les réseaux sociaux, des « appels à l’aide », des publications de « la dernière chance » du style : « qui lit vraiment mes publications? Si tu likes pas je te délikes, partages ma publication sinon tu enchaîneras 7 ans de mauvais saiske ». Je m’interroge sur la puissance des réseaux dits sociaux mais qui nous font paraître bien seuls parmi les autres. « Je dessine à l’encre vide un désert »…

Place à l’action !

Oui parce que trois semaines à réfléchir c’est bien, mais faudrait penser à rentrer quand même.

Le flux, je maîtriserai
J’ai revu mon positionnement concernant les nouveaux médias. Plutôt que d’être débordée par l’avalanche de notifications, d’informations, de publications, d’articles, de commentaires, d’invitations,… Sans logique aucune et surtout sans le moindre intérêt pour moi, je décide de reprendre la main sur les outils. Je sélectionne les sources d’information qui vont enrichir ma culture professionnelle et personnelle. Je me désabonne de newsletters dont la fréquence de réception et la pauvreté du contenu m’assomment.

L’échange je privilégierai
C’est bien beau d’avoir près de 500 « amis » sur Facebook, encore faut-il avoir des échanges intéressants pour les conserver. Sans me lancer dans le fastidieux nettoyage de ma « friend-list », je masque les notifications des « amis » dont les centres d’intérêt sont un peu trop éloignés des miens. J’encourage par un like, un commentaire personnel, un partage commenté les publications des connaissances « IRL » (In Real Life, connus pour « du vrai »). Bref je suis l’amie sympa.

La coupure je pratiquerai
Et parce que j’ai adoré ça pour le temps gagné, les tâches terminées, l’environnement propice à la réflexion. Je vais m’astreindre à couper mes écrans régulièrement. La télé restant la plupart du temps éteinte désormais, les habitudes reviennent vite. Surtout les mauvaises, vous avez remarqué? Je m’autodiscipline en posant mon téléphone le week-end.

Ma princesse de 17 mois venant de se réveiller de sa sieste, je termine là. Le reste peut bien attendre, n’est-ce pas?

Bonne rentrée !