Ma cure, mon remède au burnout

J’ai lu beaucoup d’article de blog sur le burnout en français et anglais et je pensais qu’une fois de plus il ne s’agissait que d’un effet de mode. C’était une belle erreur.
Depuis quelques jours, j’ai débuter ma cure de déconnexion. Elle a consisté à me déconnecter des médias sociaux, de virer mon smartphone, de m’exiler dans un petit village aux abords d’une petite ville au cœur de la forêt équatoriale loin du haut débit, de la fibre optique, de la pollution sonore ou les chaînes câblées reste un luxe.
Je vais vous rassurer j’ai gardé quelques minutes dans mon planning pour parcourir rapidement mes mais une fois par jour. Et encore quelques minutes pour partager avec vous mes réflexions sur mon blog.

Ce n’est pas une cure 100% déconnecter car il es ressenties de partager ce que l’on vit avec d’autres.
Cette approche permet d’aider, témoigner auprès de ce qui traverse la même situation et lire des articles de blog chaque matin pendant quelques minutes, c’est partager aussi l’expérience des autres dans leur détresse.
Les deux premiers jours
Ils sont les plus difficiles, lire les mails sans pouvoir répondre sauf si c’est une extrême urgence.
- Les lire qu’une fois par jour pendant 10 minutes maximum.
- Ne pas pouvoir aller sur les médias sociaux.
- Publier un article et le partager sur Facebook-Twitter sans pouvoir lire les notifications et les commentaires.
Cela paraît simple mais c’est un vrai parcours du combattant, intérieurement c’est stresser de ne plus stresser.

Le troisième jour
C’est le plus difficile, la dépression, les cris intérieurs, les pleurs, l’impuissance devant des situations que l’on peut éviter mais que l’on estime nécessaire. Il faut pour guérir accepter de perdre le contrôle. Ne pas pouvoir parler sur les messageries instantanées avec ses proches et ses amis. Avoir juste un ordinateur et son thérapeute du moment comme confident. C’est un moment de profonde solitude, de remise en question. On se dit : j’aurais pu ? J’aurai du ? Pourquoi pas ? Si j’avais ?
J’ai la chance de traverser cette étape avec ma fiancée.

Le quatrième jour
C’est l’impatience, voir son impuissance grandir, comprendre pourquoi quand on est seul dans une maison et que l’autre sort et tarde on est triste. Comprendre ce qu’est la passivité, se mettre à la place des personnes âgées. Se retrouver dans une ville avec le strict minimum pour ne plus vivre le moindre excès. Se souvenir des périodes de nécessité. Comprendre ce qui n’ont rien et qui ne demande pas grand chose. Regarder dehors et voir les arbres et chercher leur histoire. Rencontrez des hommes, des femmes, des enfants et les voir d’un autre point de vue. Et surtout apprécier une danse, une simple valse et comprendre pourquoi ces «vieux» aiment tant les soirées salsa le dimanche.

Le cinquième et sixième jours
Ils se ressemblent, beaucoup de projets, beaucoup de prises de tête, beaucoup de sexe … et la routine s’installe on ne sais pas comment les autres seront … ni aujourd’hui, ni demain … comme je dis à ma thérapeute de la circonstance je suis venu ici pour apprendre, j’apprends …
j’apprends à savoir ce que je suis venu faire ici.