Les labellisés par la Grande Ecole du Numérique ont été annoncés aujourd’hui et ils sont nombreux

171 formations et 84 structures ont été labellisées aujourd’hui dans le cadre de la Grande Ecole du Numérique, le chantier présidentiel piloté par 4 ministères. La Wild Code School en fait partie avec ses 5 sites labellisés : La Loupe, Chartres, Orléans, Fontainebleau et La Roche-sur-Yon. Nous avons déposé 5 dossiers qui ont tous été retenus !

Logo de la Grande Ecole du Numérique

Alors que 50 formations devaient initialement être sélectionnées pour cette première vague, l’ampleur de la labellisation est assez impressionnante au final. Il va falloir maintenant veiller à la cohérence et à la qualité de la formation proposée dans l’ensemble des écoles labellisées, car beaucoup des formations labellisées n’existent pas encore. Le label exige en effet le respect de quelques critères, notamment concernant l’insertion professionnelle des apprenants (plus de 70% de sorties positives), la mixité (plus de 30% de femmes), l’accès ouvert à tous les profils (sans condition de diplômes), l’utilisation effective de pédagogies innovantes et l’ancrage territorial.

L’Etat s’est engagé à soutenir financièrement, d’accompagner et de valoriser les formations labellisées. Nous veillerons à ce que la Grande Ecole du Numérique réponde effectivement à ses promesses. Au-delà de l’effet d’annonce, nous avons hâte de connaître le montant exact du soutien apporté par l’Etat, le calendrier (et si on allait plus vite maintenant?) ainsi que l’accompagnement réel dans la résolution des freins administratifs divers.

5M€ seront investis dans le développement des formations labellisées et les élèves pourront bénéficier de bourses attribuées par les Crous. Les apprenants sans ou avec peu de ressources auront droit à une bourse au même titre que les élèves de l’enseignement supérieur. Souhaitons que ces mesures soient effectives au plus vite, car certains élèves commencent leur formation dans quelques jours et ils ne peuvent pas attendre.

L’insertion professionnelle des jeunes en situation de décrochage est l’objectif principal visé par le projet de Grande Ecole du Numérique. Il s’agit notamment de combattre le déterminisme social et de partager le droit à l’excellence, selon Patrick Kanner. Néanmoins, tout en préservant la formation ouverte à tous les profils, il faudra veiller aujourd’hui à ce que « la Grande Ecole du Numérique » ne devienne pas synonyme d’une école de décrocheurs, au risque de perdre de sa crédibilité vis-à-vis des recruteurs.

Que la Grande Ecole du Numérique soit ouverte à tous : oui ! Mais le niveau d’exigence de qualité de la formation ne doit pas être bradé pour autant. Les recruteurs sont aujourd’hui de plus en plus ouverts aux profils alternatifs qu’ils valorisent pour la nouveauté de leur regard et leur créativité. En revanche, ils sont très attentifs au processus de sélection, à la qualité de la pédagogie et à l’excellence des élèves à la sortie.

Comme l’a remarqué Myriam El Khomri lors de son discours à l’annonce des résultats aujourd’hui, la motivation doit remplacer la sélection sur diplôme. Notre expérience nous a appris qu’une motivation réelle se mesure notamment à travers la quantité de travail réalisé par l’élève avant son entrée en formation, ainsi que son niveau de préparation pour les étapes de recrutement. D’après notre expérience, le taux de sélection de 4 candidats pour 1 place est optimal, car il garantit de ne retenir que les plus motivés, ceux qui veulent vraiment réussir quelles que soient leur origine, âge ou formation initiale. C’est le taux que nous pratiquons à la Wild Code School et ceci rassure les recruteurs.

La Grande Ecole du Numérique est un beau chantier ambitieux lancé par François Hollande comme « l’école polytechnique de demain ». Puisse-t-elle être au rendez-vous de ces ambitions !

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