L’émancipation par la Culture avec Emmanuel Macron

Aujourd’hui, j’ai décidé de prendre ma plume et de vous expliquer pourquoi j’ai choisi Emmanuel Macron, pour l’élection présidentielle en France en 2017.

Ce qui me plait plus que tout, loin des débats sur la fiscalité, la sécurité, … ce sont ses valeurs humanistes que je partage fondamentalement et qui sont pour moi la clé aux maux dont souffre la société française aujourd’hui. Non pas que les thèmes cités plus haut ne soient pas importants, loin de la. Mais on peut constater en France, avec la monté du Front National, mais aussi en Europe ou les nationalistes aux Pays Bas ont failli l’emporter ou encore dans le monde avec l’élection de Donald Trump aux États Unis, que les peuples ont peur, cherchent à se replier sur eux mêmes. Je ne prétend pas détenir la vérité, mais la raison de se replie, de ces peurs qui gangrènent notre société, est avant tout due à un manque d’ouverture. Manque d’ouverture sur son voisin, sur le monde, mais aussi sur soi, sur ce que l’on peut ressentir au plus profond de nous même. Sur ce que cette ouverture me permet d’apporter à l’autre mais aussi et surtout sur ce que l’autre que je considère comme différent et dont j’ai peur peut m’apporter.

Et bien cette ouverture ne peux se faire que par l’accès à la culture. Je retiens donc non une mais deux mesures fortes proposées par Emmanuel Macron qui vont dans ce sens à savoir GENERER LA PRATIQUE ARTISTIQUE et ce dès le plus jeune âge. Cette initiation à l’école permettra à l’enfant très tôt, par la pratique d’arts différents de trouver une voie d’épanouissement, qu’il s’agisse de la musique, du cinéma, de la danse… pratiques aussi variées soient elles en leur sein. Au même titre que mon candidat expliquait lors de son meeting à Marseille que la culture ce n’est pas « IAM d’un coté et Giono et Pagnol de l’autre mais tout cela à la fois », il en va de même pour la pratique des arts, où la danse par exemple ça n’est pas uniquement les petits rats de l’opéra mais aussi la Salsa, le Break Dance…

La deuxième mesure, complémentaire je trouve c’est le PASS CULTURE, qui permettra à chaque jeune de 18 ans d’effectuer 500 Euros de dépenses culturelles (cinéma, concert, théâtre, livres…).

Non seulement ce PASS permet approfondir cette initiation artistique entamée des années plus tôt mais pourquoi pas s’ouvrir à d’autres domaines, que des amis veulent vous faire découvrir par exemple.

Je me permet de parler un peu de moi, de mon expérience passée.

Jeune adulte, en âge de voter, j’ai eu moi aussi un sentiment de haine que je ne saurai expliquer aujourd’hui. Je me suis replié sur moi, sans chercher ce que l’autre pouvait me dire, m’apporter. Sur de mon fait, persuadé de détenir la vérité. De mon repli est né un certain mal être. Mon angoisse, alors que rien ne m’y prédestinait, je l’ai apaisée en ouvrant un livre d’Emmanuel Carrère. Ce livre, « Le Royaume » pour le citer m’a passionné, et m’a surtout fait comprendre que je ne savais pas tant de chose que cela. Il m’a poussé à ouvrir d’autres livres cités en référence, comme Sénèque mais pas que.

Il m’a surtout incité à comprendre le monde qui m’entoure, à lire des thèses opposées afin de me forger ma propre opinion.

De fil en aiguille, cela m’a poussé à faire des rencontres, avec lesquelles je me suis rendu voir la pièce de théâtre « DJIHAD », et m’a fait prendre un certain recul pour expliquer la radicalisation de certain jeunes aujourd’hui qui se sentent assignés à résidence.

Oui, c’est de cela qu’il s’agit, d’une assignation à résidence de notre jeunesse par manque d’ouverture, par manque de culture.

Non pas au sens péjoratif du terme mais tout simplement parce que l’on ne leur à pas permis d’accéder à cette culture, au 21eme siècle, en France, référence mondial dans le domaine culturel.


Alors oui, pour ces raisons, pour ces mesures, je voterai Emmanuel Macron le 23 Avril 2017 et j’espère le 7 Mai qui suivra pour apporter à notre jeunesse un autre regard sur le monde d’hier, d’aujourd’hui, mais surtout de demain.


Anthony AUBEL

34 ans

Limay (78)