
L’engagement, une réalité propre à chacun.
Que vous vient-il à l’esprit lorsque je vous parle d’engagement ?
J’ai posé cette question à mes amis. Certains m’ont parlé de mariage, d’autres d’entrepreneuriat, d’autres encore d’ONG ou de lutte contre le réchauffement climatique. La première réponse m’a étonnée, les suivantes moins, voire pas du tout. Elles m’ont même semblé logique pour cette génération en quête de sens. Celle-ci considère majoritairement l’engagement comme un acte que l’on réalise envers la société. D’ailleurs, cela ne prend pas qu’une seule forme, bien au contraire, et c’est ce qui en fait toute sa richesse. Nous pouvons tous le faire, que nous soyons jeunes ou plus âgés, aisés ou plus modestes, cela n’a au final que peu d’importance.
Le syndrome de l’imposteur chez les jeunes
Néanmoins, je souhaite ici m’adresser particulièrement aux jeunes, ceux qui sont le plus susceptibles de souffrir du syndrome de l’imposteur et qui n’oseraient donc peut-être pas franchir le pas, ce qui était mon cas il y a encore quelques mois. En effet, je jugeais à tort que la sagesse et l’expérience étaient des conditions sine qua none à un engagement pertinent et impactant.
De ce fait, du haut de mes vingt-deux ans, je m’autocensurais et me trouvais illégitime. Aujourd’hui, je peux clairement dire que je m’étais trompé. Pour preuve, il suffit de contempler l’influence de Greta Thunberg sur le monde, de rencontrer Samuel Grzybowski et de prendre conscience qu’il a créé la formidable association CoExister alors qu’il n’avait que seize ans ou encore d’échanger avec Martin Besson qui a fondé le média Sans_A à seulement dix-huit ans. Le talent, la force de conviction, la résilience et la détermination n’ont pas d’âge.
Dès lors que j’avais compris cela, j’ai très vite considéré l’engagement comme un devoir, surtout pour le jeune privilégié que je suis. En effet, j’ai la chance de pouvoir choisir mon avenir et l’impact que je souhaite avoir. Je n’entends pas gâcher cette opportunité que d’autres n’ont pas. De plus, le monde fait actuellement face à des défis sans précédent qui nécessitent l’implication du plus grand nombre pour trouver des solutions et les mettre en place. Nous ne pouvons pas rester passif !
Le démarrage, un faux obstacle
Cependant, bien souvent le démarrage est le plus difficile, on ne sait pas trop par où commencer et à qui s’adresser. Personnellement, mon engagement a débuté sans même que je m’en rende compte lorsque j’ai créé le podcast Influence. Chaque semaine je pars à la rencontre de personnes ayant un impact positif sur la société pour découvrir leur motivation et leur vision du monde. Mon objectif est de contribuer, à mon niveau, à la mise en lumière des projets de mes invités, de vous inspirer et de vous pousser à l’action.
Au début, je considérais que ce projet était une récréation, un moyen de m’évader mais qu’il demeurait assez anodin. Puis j’ai rencontré certaines personnes qui m’ont fait prendre conscience que c’était un premier pas, que c’était le début de mon engagement.
Vous le voyez, il suffit finalement de peu de choses pour s’engager.
Civil Impact, l’école de l’engagement
Si vous ne savez vraiment pas comment démarrer, vous pourriez par exemple créer une pétition en ligne sur Change.org pour défendre une cause qui vous est chère ou participer à une consultation sur Make.org. Sinon, vous pourriez retourner à l’école, mais pas dans n’importe laquelle. Il faudrait rejoindre une école de l’engagement. Cette dernière existe, je l’ai trouvée, elle s’appelle Civil Impact. C’est un incubateur politique et associatif qui a pour mission de faire émerger la nouvelle génération de leaders citoyens. Vous y serez formé, sur huit samedis, à la prise de parole en public, à l’art de faire campagne et de débattre ou encore au fonctionnement des institutions françaises.
Vous y rencontrerez des femmes et des hommes politiques, des entrepreneurs sociaux et des personnes issues du monde associatif. La première séance Samedi dernier fut vraiment singulière et je n’ai pas été déçu. Après un exercice d’improvisation que je qualifierais de périlleux, nous avons eu la chance d’échanger pendant plus de deux heures avec Geoffrey Boulard, maire du XVIIème arrondissement de Paris. Ce fut un moment sans tabou, sans filtre et riche d’enseignements, à l’image de Civil Impact.
C’est inspirant, impactant et bienveillant, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Roulez jeunesse !
