Vincent Peillon, le candidat de la “théorie du genre” ?

Candidat à peine déclaré à la primaire du Parti socialiste, Vincent Peillon se voit qualifié de “candidat de la théorie du genre” par le site Riposte laïque. “Pour Peillon, comme pour VallaudBelkacem, il n’y a ni fillettes, ni garçonnets”, commence le site, qui accuse l’ancien ministre de vouloir interdire aux jeunes garçons “de jouer au Meccano™, de voir Thierry la Fronde, Josh Randall, Richard Coeur de Lion”.

En cause, la résurgence d’une rumeur remontant aux années 2013–2014. Vincent Peillon est alors ministre de l’Éducation nationale. Il est donc en première ligne lorsque le gouvernement lance les ABCD de l’égalité, un projet visant à favoriser l’égalité des sexes à l’école. Critiques et rumeurs pleuvent alors sur le projet et sur le ministre, accusés de promouvoir la “théorie du genre” (une expression inventée par les opposants), de nier la différence sexuelle entre les hommes et les femmes ou encore de faire la promotion de l’homosexualité. En signe de protestation, certains parents décident même de ne pas envoyer leurs enfants à l’école.

Les ABCD de l’égalité, finalement abandonnés quelques mois plus tard au profit d’un “plan d’action pour l’égalité entre les filles et les garçons à l’école”, ne contenaient pourtant pas de telles mesures. “En reconnaissant la différence biologique, nous voulons tout de même qu’il y ait égalité entre les femmes et les hommes au sein de la société, en particulier dans le choix des métiers”, annonce le ministre. La présentation officielle du dispositif précise vouloir mettre fin aux préjugés du type, pour les filles : “complexe de Cendrillon : je fais des études, mais j’attends le prince charmant”.

Le ministre Peillon n’a donc jamais souhaité promouvoir une quelconque abolition de la différence entre les sexes. On n’en trouve pas trace, non plus, chez le candidat Peillon, même s’il n’a pas encore révélé grand-chose de son programme.

Show your support

Clapping shows how much you appreciated Antoine Le Goff’s story.