Qui s’y frotte, s’y pique…

antonbundle
Sep 4, 2019 · 5 min read

Eh oui, Virginie s’est laissée tenter par le défi que j’ai lancé le 1er avril dernier “Au boulot sans mon auto”… Elle s’est prise au jeu depuis le mois de juillet et comme elle le dit avec un large sourire, cela permet de démontrer que sport et culture font bon ménage. En effet, en sa qualité de Directrice de la culture et du tourisme pour la Ville d’Armentières, Virginie allie avec grâce ces deux mondes parfois antinomiques.

Alors dis-nous, puisque que tu t’es piquée au jeu, quelle distance parcoures-tu pour venir au travail ?

J’habite près de Bailleul dans un hameau avec un nom très flamand, en l’occurrence Le Steent’Je, et la distance pour venir au travail est de 18 kilomètres.

Le défi a débuté le 1er avril 2019 mais je me souviens d’une de nos discussions en juillet au cours de laquelle tu m’annonçais, avec ce large sourire qui te caractérise, que tu venais d’acheter un VAE chez Décathlon. C’est bien à ce moment là que tu t’es lancée ?

C’est effectivement durant ce mois-là que j’ai décidé de tenter l’expérience. Forcément, pour l’instant, je suis motivée à bloc puisque je n’ai fait que des trajets par météo favorable. Je ne suis pas gênée de me déplacer à vélo par fortes chaleurs : j’aime le soleil et on profite toujours de la petite brise qu’on génère en roulant !

Ce qui veut dire que ton trajet est plutôt long pour une novice. Comment cela se passe-t-il ?

J’ai une cinquantaine de minutes de déplacement par trajet, de fait quasiment deux heures par jour aller et retour.

Donc c’est vraiment le maximum que je peux envisager. Je ne pourrai pas toujours consacrer autant de temps dans mes journées trépidantes.

Pourtant, après plusieurs semaines d’expérience, je me dis que c’est un tel bénéfice personnel que c’est un choix que je ferais bien plus aisément que je n’aurais pu l’envisager avant de commencer. Cela me procure un moment de déconnexion et de bien-être formidable.

Au retour, les préoccupations de la journée de boulot me turlupinent pendant un bon quart d’heure mais, coup de pédale après coup de pédale, ça s’échappe pour me ramener dans un doux état d’énergie positive.

Précision de taille : je ne suis pas sportive pour 2 sous. J’ai donc investi dans un vélo à assistante électrique qui m’aide à tenir la distance contre vents et marées. La Communauté de Communes Flandres Intérieure a donné un coup de pouce à ce projet avec une aide de 200€.

Comment envisages-tu l’automne, l’hiver ?

Je regarde maintenant à m’équiper pour tenter de ne pas jeter l’éponge à la moindre suspicion d’averse et dès que la tombée de la nuit pointera rapidement le bout de son nez… Rendez-vous dans quelques mois pour savoir si j’ai tenu bon.

Et sinon, en dehors des trajets de vélotaf, tu utilises ton nouveau biclou ?

J’essaie de prendre le vélo pour des petits déplacements (vers le centre-ville de Bailleul notamment puisque j’habite un hameau à plusieurs kilomètres). J’ai bien sûr embarqué mon vélo en vacances. Quel plaisir de parcourir les chemins de mon île bretonne préférée à toutes heures de la journée (et de la nuit) !

En tant que “néo-cycliste”, que penses-tu des infrastructures cyclables à Armentières ou sur ton trajet ?

En premier lieu, il est absolument nécessaire d’aménager des pistes cyclables ! Je dois par exemple rallonger mon trajet pour éviter des zones bien trop dangereuses où la cohabitation voiture-vélo est très insécurisante.

Davantage d’arceaux et de garages à vélo sécurisés sont, d’autre part, indispensables pour sécuriser les stationnements de nos vélos… trop de vols sont malheureusement à déplorer.

Concernant les double-sens cyclables et les cédez le passage aux feux, j’applaudis des 2 mains. Toutefois, je pense qu’il faudra encore un peu de temps pour qu’il y ait un vrai respect de la part des automobilistes.

Enfin, quand on arrive en ville, il faut s’armer de patience et de prudence : voitures, poubelles, voire piétons sur les pistes cyclables / voitures qui sortent de stationnement sans faire attention…

En définitive, qu’est-ce qui t’a réellement motivée à te mettre au vélotaf ?

De façon générale, je me suis décidée à m’y mettre pour plein de bonnes raisons :

  • contribuer, à mon niveau, à réduire la pollution atmosphérique ;
  • me mettre à une activité physique régulière ;
  • faire des économies en diminuant mon budget voiture.

Dernier point, le harcèlement de notre collègue en charge de la promotion de l’année du vélo à Armentières a porté ses fruits !!! Cet encouragement et cette dynamique ont contribué à m’y faire réfléchir et à franchir le pas

Pour clore ce portrait, aurais-tu une anecdote à partager ?

Certaines entrées de ville sont équipées de radars, lesquels détectent les vélos… je me suis lancée le défi d’augmenter un peu, chaque jour, ma vitesse mais sans actionner la puissance 2 ou 3 de mon assistance électrique !

antonbundle

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Directeur Cohésion Citoyenne #ColTerr #PolVille #ConseilCitoyen // Intérêt pour #ComPublique #Numerique #Innovation #SIG // #VéloUrbain

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