Chapitre 8 : Los Angeles s’unit contre l’investiture de Donald Trump

Vendredi 20 janvier. Aujourd’hui, Donald Trump devient officiellement le 45ème président des Etats-Unis. De Washington D.C. à New York, les Américains descendent dans la rue pour crier leur désapprobation. A Los Angeles, malgré une pluie battante, des milliers de manifestants se sont rassemblées devant l’hôtel de ville.

Hissée sur un char flanqué d’une banderole “UNITED AGAINST HATE”, Rebecka Jackson, coupe afro et imper fluo, s’empare d’un microphone :

“L’objectif aujourd’hui n’est pas simplement de stopper Trump. L’objectif est d’enrayer le système qui a mené à sa nomination. Trump existe parce que nous avons mis trop longtemps à descendre dans la rue contre le racisme, contre l’homophobie, contre le sexisme. Nous devrions être là depuis des mois”, scande la militante de l’association International Action Center.

S’il est en effet trop tard pour éviter la présidence de Donald Trump, ses opposants tiennent à montrer qu’ils ne cautionnent pas sa nomination, et qu’ils resteront vigilants durant son mandat.

Car si certains Américains considèrent ces manifestations comme “anti-démocratiques”, Javier, 30 ans, rappelle que Donald Trump a perdu le tete populaire. Comme G. W. Bush en 2000, il doit sa victoire au vote du collège électoral, pas toujours représentatif du nombre de voix de la population.

“Et avec moins de 60% de participation, Donald Trump est loin de représenter les électeurs”, s’offusque l’infirmier, drapé dans un drapeau siglé “PEACE”.

Les soupçons sur l’ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle font également planer une aura d’illégitimité autour de Trump pour ces manifestants, majoritairement issus d’un mouvement de soutien au socialiste Bernie Sanders.

Dans le comté de Los Angeles, particulièrement multiculturel et progressif, Hillary Clinton a remporté plus de 71% des voix le 8 novembre 2016, contre 23% pour Trump.

Joe, étudiant à East LA College, se protège de la pluie sous un drapeau gay. Membre de la communauté LGBT, il se sent particulièrement menacé par la politique de son nouveau président.

“Mais je sais que je ne traverse pas cette épreuve seul. Nous devons nous unifier et lui montrer qu’il ne peut pas faire n’importe quoi, comme des lois contre les gays, les migrants ou l’avortement. Nous n’abandonnerons pas sans nous battre”.

Originally published at medium.com on February 28, 2017.

Show your support

Clapping shows how much you appreciated Amélie Petitdemange’s story.