Bref, t’entraîner & aimer ce que tu fais te rendras forcément meilleur sur le sujet

Cet article est dans mes brouillons depuis presque un an maintenant, et je me suis dit qu’il était temps de le sortir.

Les sujets qui nous concernent directement sont toujours les plus durs à sortir selon moi.

Ça fait 3 ans que j’enseigne et … ça me fait toujours aussi mal quand je vois des élèves abandonner ma matière car ils ont l’impression de ne pas y arriver.

Qu’ils n’aiment pas la matière, why not, par contre, le fait qu’ils abandonnent en pensant que ce n’est pas fait pour eux, me donne l’impression d’avoir raté quelque chose.

Des étudiants de ce type, j’en vois chaque année. Je suis triste pour eux à chaque fois que ça arrive.

C’est pour ça que je voudrais leur dire : t’entraîner et aimer ce que tu fais te rendras forcément meilleur sur le sujet.

Je ne vais pas débattre sur le fait que le génie existe ou pas. Ce qui est sûr, c’est que je n’y crois pas. Je crois aux prédispositions, mais pas au génie omniscient ou inné.

J’adore le basket, pourtant, je suis un piètre joueur.

Pourquoi ?

Car jusqu’à il y a 6 ans, je pensais aimer jouer au basket, mais c’est faux.

J’aime l’idée de jouer au basket. J’aime l’idée d’être un joueur de basket et ce qui en découle, mais je n’aime pas y jouer moi-même autant que cela (je parle de jouer par passion et non par passe-temps).

Il y a une différence fondamentale entre :

  • Aimer, voire adorer quelque chose
  • Aimer l’idée de faire ou d’être quelque chose
Si j’aimais passionnément le basket, je regarderais plus de matchs, j’y jouerais plus souvent, je m’entraînerais plus souvent et donc je serais un bien meilleur joueur.

Cela paraît simpliste comme raisonnement, mais c’est logique.

Prenons un contre-exemple

Je me considère bon dans deux choses dans la vie. Parmi ces deux choses, j’avais des prédispositions dans l’une, mais pas dans l’autre.

Pourtant, aujourd’hui, je suis moins doué dans celle où j’avais des prédispositions.

Pourquoi ?

Car je ne me suis pas assez entraîné (car je me sentais trop frais).

Qu’ont ces deux choses en commun ?

J’aime passionnément ces deux choses (une un peu plus que l’autre aujourd’hui) et je m’y suis plus entraîné dans ma vie que pour d’autres choses (genre le basket et le dessin). Vous voyez le raisonnement ?

Bon, je dis choses depuis tout à l’heure, il est temps de mettre un nom à ces choses.

La première c’est : l’apprentissage de nouvelles langues (à l’oral surtout).

J’ai toujours eu, depuis l’enfance, une facilité et affinité avec les langues étrangères. C’est quelque chose que j’ai plus travaillé étant petit et je suis devenu encore meilleur mais j’ai vite arrêté et suis devenu moins bon malgré les facilités.

La deuxième c’est : la programmation.

J’ai écrit ma première ligne de code à 16 ans et ça m’a paru très compliqué au début, mais j’adore le fait de pouvoir créer un programme et donner des ordres à un ordinateur (oui j’aime donner des ordres).

Après l’été de mes 16 ans où j’ai appris le code, j’ai dû vite arrêter et me focus sur le lycée (les parents tout ça). Quand j’ai repris en école supérieure, cela me paraissait déjà moins compliqué mais, je me sentais vraiment moins bon que d’autres. Toutefois, comme j’adorais ça, je me suis entraîné sans relâche :

  • Programmer des nuits entières
  • Programmer en rentrant de boîte à moitié bourré
  • Programmer les weekends
  • Programme en vacances (lol)

Bref, j’étais vraiment fou de programmation (certains aspects précis, le web).

C’est selon moi, ce qui a fait mon niveau aujourd’hui en programmation comparé à mon niveau au basket.

J’aimais passionnément ça et je me suis entraîné souvent, ce n’est pas plus compliqué que ça selon moi.

À toi, qui cherche à apprendre quelque chose, sache que plus tu aimeras ce que tu fais et plus tu t’y entraînera, plus tu seras meilleur sur le sujet (ça peut prendre du temps, mais tu seras meilleur).

Nous serons tous plus fort qu’un autre.
Nous serons tous plus faible qu’un autre. 
L’adjectif dépendra de celui ou celle à qui l’on se compare.

N’abandonne pas quelque chose que tu aimes parce que tu as l’impression de ne pas avoir la bonne vitesses.

Tu as juste… Ta propre vitesse.