Bière ambrée de l’abbaye de Valmagne

Un peu de Zythologie sur Medium

L’acquisition récente de cette bière, tout droit rapportée du sud de la France, me donne l’envie de réaliser un petit test façon Bièrologie (ou Zythologie pour les connaisseurs) et Medium manque cruellement d’articles traitant de la bière. C’est donc une bière d’abbaye cachée derrière une étiquette sobre qui sera le cobaye pour cette expérience.

Une étiquette sobre mais trompeuse

Commençons tout de suite par élucider un point, l’Abbaye de Valmagne n’a jamais fabriqué de bière. Il s’agit d’une bière conçue par la brasserie d’Oc (Metz) au nom de l’abbaye de Valmagne (selon les recettes ancestrales des bières d’abbaye belges). Bien que la recette soit proche, il ne s’agit pas d’une « véritable » bière d’abbaye à proprement parler. Elle est d’ailleurs assez récente, ce qui rend la recherche d’informations sur cette bière assez compliquée, mais attaquons sans plus attendre.

La robe (la couleur):

Premier constat, la brasserie d’Oc et moi n’avons pas la même vision de l’ambrée. Lorsque la couleur se rapproche d’une rousse foncée ou d’une brune et que la lumière ne parvient même pas à passer, on peut difficilement parler d’ambrée… J’apprécie particulièrement les bières « lumineuses » ou d’un noir profond, mais cet entre-deux me laisse de marbre, au mieux ça me fait rire quand je relis la description sur l‘étiquette.

Ambrée ? Réellement ?

Le parfum :

Peu d’odeurs distinctes se dégagent des premiers effluves, la présence de plusieurs céréales se fait sentir assez aisément et c’est finalement une odeur de cave, dans le bon sens du terme, qui fait son apparition. Accompagné de quelques senteurs boisées, c’est très sobre et agréable.

Le goût :

La bière à l’air appétissante, elle dispose d’une mousse généreuse accompagnée d’un petit bruit de pétillement qui me fait du charme, je m’empresse de la goûter. Première surprise, la mousse n’est pas crémeuse, elle fond bien en bouche et la sensation de pétillement sur les papilles est juste parfaite. On ressent une amertume bien maîtrisée, très légèrement vinaigrée. Sans être désagréable, le goût ne rappelle en rien une bière d’abbaye « Tripel », et c’est un sentiment de frustration qui m’envahit tout le long de la dégustation. Il lui manque quelque chose, c’est évident, mais quoi ?

L’accompagnement :

L’idée me vient assez rapidement, je m’empresse de sortir le Roquefort du réfrigérateur, et le verdict est sans appel. Cette bière accompagne un fromage, bien salé, à merveille. Son amertume et le caractère franc du Roquefort peuvent faire des miracles.

Verdict :

Ce n’est certainement pas une bière à consommer seule. Si elle fait pâle figure en séance de dégustation dans une brasserie/cave à bière, elle saura accompagner un plateau de fromages à la perfection. Si vous souhaitez vous faire un avis, inviter vos amis pour un petit casse-croûte bien français, cette bière y trouvera sa place.

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