Joyna Moon , artiste pluridisciplinaire

Pouvez-vous vous présenter ?

Je suis, Joyna Moon. Je pratique la créativité à travers plusieurs disciplines artistiques en m’exprimant essentiellement par la peinture (mon art de prédilection), la chanson, la comédie, l’écriture et la danse.

Comment êtes-vous arrivée à la peinture ?

Petite fille, quand j’étais à l’école primaire, j’ai trouvé un dessin qu’avait fait ma mère dans sa jeunesse, un portrait crayonné d’une dame au chapeau.

J’en ai été subjuguée, puis je voulais tant être proche de ma mère que dès cet instant j’avais décidé de tout faire pour dessiner comme elle.

A force d’entrainement et de détermination, j’ai donc rapidement su développer un bon niveau technique.

Aussi, tout au long de ma quête de sens qui a commencé elle aussi très jeune, j’ai fait le constat autour de moi de nombreuses contradictions dans le comportement humain. L’agressivité extérieure me poussait à me réfugier dans ma foi, dans la spiritualité, pour tenter de mieux comprendre ce monde.

C’est la pratique de la peinture qui me poussait à prendre en main chacune de ces émotions vives qui entravaient mes comportements afin de pouvoir agir mes valeurs dans la vie réelle.

Je peignais pour transformer et transcender mes émotions bloquantes, afin d’accéder à plus de liberté de choix et d’actions cohérentes.

La peinture est donc devenue mon tout premier outil de langage entre moi et ma conscience. Entre moi et mon âme.

Quels sont les artistes qui vous ont influencés, que vous admirez ?

Au début, dans les seuls livres d’école et d’Histoire imposés qui m’étaient accessibles, les peintres qui m’ont principalement intéressés dans leur démarche artistique sont :

Eugène Delacroix qui m’a surtout inspiré d’un point de vue technique, par son talent pluridisciplinaire lui qui était d’abord musicien, puis a fréquenté l’univers du théâtre. J’en ai retenu de la force d’intensité dans ses couleurs, avec un sens du mouvement, de la nuance, du rythme qu’il a su traduire dans ses peintures. Plus qu’un simple observateur, je ressens ses œuvres comme de réel témoignage de ce qu’il a vu, ressenti et vécu. Cela donne une force à ses peintures à laquelle je suis très sensible.

Ensuite, Kandinsky et William Blake, dans leur faculté de se relier au divin, d’y capter l’inspiration d’un idéal pour ce monde et de le faire descendre à travers leurs œuvres pour en informer les humains.

Ainsi que Frida Khalo, par sa démarche d’introspection et de guérison à travers la peinture.

Adulte, j’ai pu m’informer différemment et donc avoir plus de liberté de choix dans mes préférences, détachée de certains conditionnements. J’ai voulu trouver des artistes vivants. Il y en a un grand nombre, mais j’ai été essentiellement marqué par deux peintres dont j’aime suivre l’évolution :

Claudy Khan, qui à mon sens a la faculté de révéler l’âme de ceux qu’il peint. Ses couleurs, ses lignes, sont très vibrantes et douce à la fois. Chaque fois, la vue de ses toiles vient toucher une paix profonde en moi.

Et Vivianne Josée Restieau que j’ai eu la joie de rencontrer, qui après s’être guéri grâce au processus de création de ses toiles, rapporte le remède de ses maux qu’elle aura été saisir dans le silence de son âme, dans chacune de ses oeuvres.

Ces deux artistes me touchent énormément dans la conscience qu’ils mettent avec humilité dans leur créativité.

D’où vous vient votre inspiration ? Quel est le processus de création ?

Mes œuvres sont les résultats d’une quête vers la conscience de soi et l’équilibre entre moi, les autres et le monde. J’y fais part de mes combats et victoires face à mes propres contradictions.

L’inspiration peut chez moi s’enclencher de plusieurs manières, elle peut partir d’une émotion vive que j’ai besoin de comprendre. Elle peut partir d’une vision qui m’arrive, ou d’un mot, d’une image, observée, d’un mouvement dansé ou d’un son entendu qui m’auront profondément touchés. Ou alors d’un message qui me tient profondément à cœur que j’ai besoin de partager.

Mais quoi qu’il arrive, avant de créer quoi que ce soit je prends soin de me relier à mon âme par un recueillement.

Ensuite, je pars d’un sujet figuratif perçu lors de mes rêves éveillés, puis je l’habille en fonction des mouvements intuitifs de mes pinceaux.

Quel est le fil conducteur de votre œuvre ?

On verra souvent apparaître les thématiques du cercle, de l’eau et du bambou dans mes œuvres.

Elles se sont révélées assez récurrente dans mes créations.

Les employant d’abord inconsciemment et de manière automatique avant de les diffuser, j’ai fini par réaliser qu’ils symbolisaient la matrice divine, l’harmonie, les émotions, la quête individuelle spirituelle en vue d’acquérir un certain bien être.

C’est aujourd’hui ces prises de conscience de la pertinence de messages symboliques de notre voix intérieure, que je souhaite aussi encourager.

Quels sont vos projets en cours ?

Vous me trouverez lors de la prochaine exposition organisée par l’association « Art Freedom », à la Galerie de Nesle du 19 au 23 octobre 2017. J’y présenterai quelques œuvres extraites de mon livre auto édité « Les Chroniques de l’espérance ».

Vous pourrez suivre la suite de mes représentations et évènements sur mon site : joynamoon.com.

Vous y découvrirez mes expos d’œuvres inédites prévues pour février et juin 2018, ainsi que mes nouveaux titres, collaborations, vidéos. La nouvelle saison s’annonce très cré-active j’ai envie de dire.