Qatar Charity, Nectar Trust et le repenti

Logo de Qatar Charity, ancien nom de Nectar Trust

Qui mieux qu’un repenti connaît les arcanes d’une organisation aussi secrète que celle des Frères musulmans ? Mohamed Louizi, ex-membre de la confrérie, devenu écrivain et essayiste et auteur du blog « Ecrire sans censure », a épinglé à de nombreuses reprises, Qatar charity, rebaptisée Nectar Trust.

Qatar charity, puis Nectar Trust, sont labélisés « ONG », cette appellation, souvent galvaudée, est particulièrement erronée dans ce cas précis, puisque Qatar charity est bien une organisation financée par l’Etat du Qatar. En aucun cas, elle ne peut donc se prévaloir du statut d’organisation non gouvernementale.

Selon Mohamed Louizi, Qatar charity est né officieusement dans les années 80, et officiellement en 1992. Les présidents successifs de son conseil d’administration appartiennent tous à la confrérie des Frères musulmans.

Dans un article paru sur Mediapart, le repenti note le rôle trouble de Qatar Charity : « dans le financement des factions jihadistes sunnites en Syrie est sérieusement évoqué par de nombreuses sources consultées. Aujourd’hui, le conseil d’administration de cette fondation est présidé par le cheikh qatari Hamad Bin Nasser Al-Thani. Son directeur exécutif est un autre « frère musulman « qatari nommé Yussef Al Kuwari. »

Mohamed Louizi n’est pas le seul à mentionner les liens entre certains groupes terroristes et Qatar charity. Les sources sont effectivement nombreuses notamment dans la presse arabe. Deux articles nous paraissent particulièrement intéressants : le premier s’intéresse à l’enquête réalisée par une télévision égyptienne qui révèle les liens de Qatar Charity avec le ministère de la Défense qatari, ce qui laisse à penser que l’organisation caritative soutient des activités militaires non déclarées. Le second cite plusieurs rapports faisant état de dons à Daesh par l’intermédiaire d’organismes de bienfaisance qatari.

Mohamed Louizi ne se contente pas de dénoncer les activités précitées, il pointe aussi le financement des associations françaises, telles que les Musulmans de France, anciennement UOIF, et la FOIE (Fédération des Musulmans d’Europe). Il met également en garde contre le danger que représente le lobbying et l’infiltration des Frères musulmans dans les sociétés européennes, leur but étant de « mener à bien leurs projets d’islamisation et de la reconquête de l’Europe. »