Connaissez vous la théorie des 1% ?

Aziz Haddad
Feb 25, 2017 · 4 min read
“Small Steps Can Lead To Big Changes”

Le succès est un ensemble de disciplines simples pratiquées quotidiennement, alors que l’échec n’est qu’un ensemble d’erreurs de jugement répétées régulièrement — Jim Rohn

La théorie des marginal gains, du slow gain, des quicks wins… (appelez là comme vous voulez) consiste simplement en un ensemble d’optimisations minimes (de l’ordre de 1%) répétées régulièrement permettant de façon agrégée de résulter en de grands changements/succès.

On a toujours tendance à voir le succès comme un évènement, une réalisation/accomplissement (une startup qui cartonne, un entrepreneur qui réussi, un sportif qui gagne une médaille olympique…), derrière cela il y a, peut-être, du talent mais qui a été développé pour la plupart à travers un objectif, un plan, une discipline , une attention aux détails, une routine répétée souvent quotidiennement, un apprentissage et une optimisation permanente ! Le succès n’est pas le résultat d’une unique décision mais d’un ensemble de choix et d’actions répétées encore et encore, jour après jour…

La théorie des 1% va encore plus loin, elle assume que des améliorations répétées de l’ordre de 1% (disons pour simplifier que la plupart peuvent sembler négligeables voire même invisibles) permettent sur le moyen/long terme d’avoir de formidables résultats et mener au succès.

Cette théorie a été parfaitement illustrée par Dave Brailsford en 2010 lorsqu’il a pris les rennes de l’équipe de “Team Sky” (équipe professionnelle anglaise de cyclisme), cette dernière n’avait auparavant jamais remporté de tour de France, c’était sans compter sur l’acharnement et la technique de Brailsford, son approche était simple: faire 1% de mieux dans tous les sous domaines (même les plus négligeables): L’aérodynamisme des vélos, l’ergonomie des sièges, le poids des pneus,…. il s’est également intéressé au bien être des coureurs: La nutrition, trouver le meilleur gel de massage, les oreillers les plus confortables (permettant une meilleure récupération),… il est même allé jusqu’à apprendre aux coureurs comment bien se laver les mains pour éviter les infections ! Il a cherché les améliorations minimes partout, dans toute la “chaine de création de valeur”, toutes les variables qui impactent de près ou de loin la performance, aussi bien endogènes qu’exogènes. Brailsford était persuadé que s’il allait au bout de sa stratégie il pouvait permettre à Team Sky de gagner le tour de France au bout de 5 années, en fait il s’est trompé, ils l’ont gagné au bout de 3 (avec Bradley Wiggins), en 2012 l’équipe nationale anglaise qu’il a coaché a même gagné 70% des médailles d’or de cyclisme, en 2013 c’était au tour de Chris froome de décrocher le titre! Une équipe qui a été qualifiée des plus performantes ces 10 dernières années au niveau mondial (alors qu’elle était au bord de la faillite et classée 17ème mondiale avant l’arrivée de Brailsford a sa tête).

Contrairement à d’autres équipes qui allouaient 10% aux couts opérationnels et 90% aux salaires de coureurs, Brailsford était convaincu qu’un coureur coaché et bien suivi qui toucherait moins était beaucoup plus efficace qu’un coureur non coaché et sans suivi touchant plus, cela peut paraitre comme du bon sens mais il n’en est rien si on fait le parallèle avec le monde de l’entreprise et du développement personnel.

Rares sont les entreprises qui se soucient du bien être de leurs salariés, de leur bonheur, de leurs formations, qui suivent leurs parcours, qui leurs donnent les meilleurs outils de travail pour réussir , les moyens de s’épanouir, se divertir… perçus comme des centres de couts, des charges supplémentaires, elles préfèrent investir principalement sur des profils à salaires élevés en espérant assurer leur implication et que ces derniers puissent à eux seuls porter la réussite de l’entreprise. Cette tendance est clairement entrain de s’inverser, une mouvance initiée par la silicon valley et ses startups, à coup de Chief Happiness officer, de vacances illimitées, de bureaux aménagés en espaces de vies et autres avantages… Nul besoin de gros investissements, d’autres détails pouvant faire la différence sont souvent délaissés: un email de remerciement/félicitations, une information partagée, un petit déjeuner, une oreille attentive, un cadeau d’anniversaire, un coup de main pour un rapport important,…

Il en est de même pour les individus, qui restent persuadés ne pouvoir opérer un changement important dans leur carrière qu’à travers les grandes victoires, les diplômes et les choix de carrière importants, certes du talent et une vision permettent d’accomplir pas mal de choses mais il ne faut pas non plus négliger les petites victoires et les petits changements qui vous permettront des gains considérables, Faites votre propre Growth Hacking, considérez vous comme une startup à part entière.

Pour être concret essayez de de vous fixer un objectif, établissez un plan permettant d’atteindre cet objectif et décomposez le en étapes, notez ensuite à coté de chaque étape tout paramètres pouvant avoir de l’impact, même minime, allez loin dans les détails (cela peut-être aussi bête que de vous lever 15 minutes plus tôt, avoir une connexion internet plus rapide/ un ordi plus puissant, que de rester 10 minutes supplémentaires au boulot quotidiennement, ou encore d’apprendre quelques mots d’une langue étrangère chaque jour…). Enfin, exécutez cette stratégie et surtout soyez consistants et patients !

Stop Wishing, Start doing !

Aziz Haddad
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