En side-car avec Napoléon (Sylvain Tesson)

Retraite de Russie — par Bernard-Edouard Swebach (musée Besançon)

Si pauvre ma portée du français est devenue… et quand-même: être capable de savourer les mots inconnus, quoiqu’ils me sonnent étrangers dans les oreilles, comme les gens qui passent autour de moi dans la ville dont seulement le visage se présente, cela me donne du plaisir.

D’ailleurs, j’ai appris tant de choses concernant Napoléon et son entourage dont je ne savais rien auparavant: Quel vrai héros français était le maréchal Ney! Le retour-expresse de Napoléon avec Caulaincourt, je n’en savais rien du tout.

Quelle honte.
 Ça peut apparaître un peu drôle: j’ai lu des livres, j’ai vu des films ou bien des séries à la télé dont lesquelles il figurait. N’ai je pas appris à l’école, cet endroit parfait pour apprendre et immédiatement oublier tant de choses inutiles, l’histoire de l’Empire, les batailles, les victoires et le défait à Waterloo en 1815?

À 11 ans, en cinquième classe, la première fois que je devais présenter un sujet, j’avais choisi Napoléon, un de mes héros à l’époque.
 Clairement, la vie de Napoléon fût ‘le parcours d’un génie galopant après ses visions, emporté dans le torrent du rêve et laissant derrière lui l’esquisse de projets impossibles’, comme Tesson le décrit.

Il n’a pas vraiment avancé la cause de la fraternité, ni de la liberté. Mais ce qu’il a fait pour l’égalité avec son énergie indomptable: nous en bénéficions chaque journée.

Sylvain Tesson, l’auteur, en compagnie de Thomas Goisque, Cédric Gras et deux compatriotes russes, Vitaly et Vassili, retrace la route de la grande armée en retour de Moscou.

Et ils font cela en Oural, en plein hiver. Si vous ne savez pas ce que c’est un Oural, je vous propose de le rechercher sur l’Internet. 
 Mais pourquoi, Tesson, a-t-il choisi Berezina comme titre pour payer tribut à l’empereur?

Évidemment, une expression française existe, bien reliée à l’héritage de Napoléon. Mais quel lien affronteux! C’est la Berezina: cela signifie le défi, le débâcle, n’est ce pas?

Eh non: Tesson nous propose un antithèse. Ce n’était pas le défi du tout. C’était l’épreuve de la bravoure ultime de l’armée française, en succédant à échapper l’encerclement par des armées hostiles.

À d’autres places, la déconfiture complète s’est déroulée, mais pas à Berezina. Smolensk, oui.Vilnius, oui. Le long du chemin? Certainement!

En bataille directe, les Français n’ont pas perdus. Et les Russes, eux aussi abattus par l’hiver, ont perdus autant d’hommes que Napoléon.

Les soldats de la grande armée, ayants survécus au sabre cosaque, amollis aux chutes du mercure, ont fini par succomber à la fièvre du typhus.

Bien avant Berezina, la bataille à Borodino nous à présenté une prélude du bataille à Verdun de la première guerre mondiale, avec le sacrifice en masse de l’individu pour les grandes idées et pour le chef.
 Les philosophes entre vous, je suggère de lire et relire surtout les pages 115 à 119 sur les six genres de ‘hauts lieux’; ceux de la tragédie, les lieux spirituels ou géographiques, ceux du souvenir ou de la création et finalement, les hauts lieux heraclitéens.

Épilogue:

Le livre à été imprimé à Turin, Italie. Cela me semble un peu bizarre pour un oeuvre sur l’héros français ultime.

Le soutien de la Région Rhône — Alpes m’a surpris également.

Disparu depuis longtemps sont les jours que les intellectuels français ont défendu la relation franco-russe. Tesson, se trouve-t-il seul sur la glace mince?

Filed under: Books

Originally published on Wordpress

Show your support

Clapping shows how much you appreciated bArt 日本 | 中国’s story.