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Œdipe et le sphinx de François Xavier Fabre

Emploi, salaires, perspectives d’évolution… nous avons interrogé la profession sur ce métier qui a vu le jour dans les entreprises tech, au cœur de la culture produit.

Avec The Design Crew, *designers interactifs* a lancé un enquête en ligne inédite sur le product design et la valorisation du design au sein des entreprises. L’objectif est de mieux cerner ce nouveau venu dans le paysage du design numérique. Nous abordons les dimensions suivantes :

– Quel est le niveau de demande en product design au sein des entreprises
– Qui recrute actuellement
– Combien gagne un product designer, en fonction de son niveau d’expérience
– Comment le product design est perçu en entreprise
– Le développement des rôles de management (lead, head of, VP…)


In the context of digital security

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Méduse, Pierre Paul Rubens, vers 1617–1618

We concur with the opinion of designer Jean-Louis Frechin* that design cannot be reduced to purely utilitarian issues such as functions, usability, interface performance or the impact of choices on user experience — just like the modeling of users’ behavior cannot satisfactorily represent the complexity of the actual activities users carry out. In contrast to most of the available research, we do not believe that factoring these questions into models offers an exhaustive approach to the issue.

Design also combines questions of aesthetics, symbolism and perceptions

Looking beyond issues of function, ergonomics and experience, we can see that design is about the examination of representations, meaning, symbolism and culture. The design of security systems is subject to these same concerns. Incorporating formal intelligence into digital security mechanisms not only makes sense, it also addresses the question of product desirability and therefore user motivation. …


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Œdipe et le Sphinx, Gustave Moreau, 1865

Le design est aujourd’hui, pour l’immense majorité des acteurs des produits et services numériques (logiciels, applications web et mobiles, SaaS), un vecteur de différenciation sur le marché et d’orientation de la valeur vers les usagers. Pourtant, le design de produits numériques ne consiste pas (seulement) à agencer des fonctionnalités, à rendre les interfaces plus faciles d’usage ou à imaginer des expériences remarquables. Pour qu’émergent des produits, les interfaces doivent se différencier, non seulement par leur valeur d’usage mais aussi par leur identité singulière. Maîtrise des coûts, performance, évolutivité, sécurité et bien sûr qualité sont les ambitions les plus courantes assignées aux produits numériques. …


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Hylozoic Ground par Rachel Armstrong, Philip Beesley & Rob Gorbet

Extension du territoire du design

Ces 5 ou 10 dernières années, le design numérique a énormément changé. Ce ne sont pas seulement les déterminismes technologiques ou économiques qui sont à l’œuvre, mais aussi la façon d’enseigner le design et de le pratiquer. Le design numérique a aussi changé d’échelle, il s’est ouvert à de nombreuses nouvelles questions (citons le design d’intérêt général, l’économie des services –notamment financiers– et bien sûr les logiciels). Le design s’inscrit partout. Il est emprunt d’un certain darwinisme à travers les époques et l’évolution des usages (des premières interfaces web à l’IA des applications d’aujourd’hui, en passant l’innovation de rupture des smartphones). Ses pratiques d’il y a 15 ans ne sont plus celles d’aujourd’hui, il s’est reconfiguré. …


*designers interactifs* publie la synthèse d’une vaste enquête sur l’impact de la crise sanitaire sur les métiers du design numérique en France. 380 designers y ont contribué.

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Le Radeau de la Méduse, Théodore Géricault, 1818–1819

A l’épreuve de la crise sanitaire qui a débuté en début d’année et du confinement, l’emploi des designers numériques français a fait preuve de résilience jusqu’à présent. Pourtant, les indicateurs économiques annoncent, pour les mois à venir, une période très délicate : plongeon de 5,8 % du PIB au premier trimestre 2020, plus de 450 000 emplois nets détruits sur la même période, prévision de récession de 8 % sur l’année. Le secteur du numérique anticipe une baisse de chiffre d’affaires de 25 % sur le 2e trimestre 2020 (source : Syntec numérique).
Lueur d’espoir, dans l’analyse du site layoffs.fyi, les métiers du product management et du design ne représentent « que » 4,6 % des licenciements massifs que connaissent actuellement les entreprises tech américaines.
Ils font donc partie a priori des emplois les moins vulnérables au regard de la crise, une tendance qui semble se confirmer pour le moment aussi en France. Pour ce qui est des indépendants, la question est plus complexe, car ils ont été malheureusement en grande partie les variables d’ajustement du début de la crise. …


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Si la sécurité numérique donne souvent la perception de prioriser dans son approche les systèmes et les technologies, les acteurs humains sont pourtant bel et bien au cœur de ces systèmes[1]. Les vulnérabilités humaines sont souvent soulignée (pour certains, l’humain est le maillon faible), car, dans de tels environnements, leurs performances et leurs limitations ressortent. Elles sont d’ailleurs étroitement liées à la nature et la qualité des interactions qu’ils entretiennent avec ces solutions de sécurité. Ces limitations ne sont pas en revanche dues en soi aux outils qui sont à leur disposition (firewalls, systèmes de chiffrements, antivirus, etc.).

Comme beaucoup d’interfaces logicielles, les mécanismes de sécurité ont surtout célébré les apports de la technologie avant de saisir l’importance des valeurs humaines. Les personnes, leur contexte d’usage et leur environnement métier sont pourtant le point de départ. Avant la seconde Guerre mondiale, on considérait à ce titre que les pilotes d’avion devaient s’adapter aux machines. L’émergence des facteurs humains a renversé cette croyance. De la même façon, on pensait que la complexité des mécanismes de sécurité et leurs technologies novatrices étaient un rempart contre les attaques. Pourtant, avec l’ingénierie sociale (social engineering, la manipulation d’une personne pour obtenir des informations sensibles et notamment des mots de passe), il n’est même pas nécessaire de hacker un dispositif. On découvre aussi depuis une vingtaine d’années que la complexité qui irrigue les solutions de sécurité rend incertaine la performance des utilisateurs à évaluer les risques, à adopter les comportements défensifs adéquats, à prendre les bonnes décisions. …


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L’Empire de Flore, Nicolas Poussin, 1631

Difficile de naviguer dans les formations en ligne consacrées au design, tant elles sont hétérogènes en termes de qualité et d’objectifs pédagogiques. Celles qui sont qualifiantes sont plutôt rares, comme les programmes du Laptop que nous recommandons. Nous avons dressé une liste des contenus, en anglais mais aussi en français, qui abordent un éventail assez large de compétences de design : architecture de l’information, design d’interface, recherche utilisateur, UX…
Pour compléter cette liste, n’hésitez pas à m’adresser vos suggestions (bd@designersinteractifs.org).

Les formations qualifiantes (payant)

Le Laptop propose des certificats de compétences, des modules à la carte et des masterclasses. L’avantage de ce programme est qu’il est modulaire et très aligné avec les exigences actuelles du marché : Design sprint, design systems, facilitation, product design. …


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Persée confronte Phinée à la tête de Méduse, Sebastiano Ricci, 1705–1710

La sécurité numérique et la confiance dans le numérique font l’objet de nombreuses croyances, en particulier lorsqu’il s’agit de replacer les comportements supposés ou fantasmés des utilisateurs dans ce contexte. La cybersécurité est souvent contre-intuitive, comme le montrent les travaux de recherche qui lui sont consacrés depuis plus d’une vingtaine d’années. Nous dressons un tour d’horizon des 5 grand mythes rencontrés autour des questions de design et de cybersécurité.

Mythe #1 : les utilisateurs ne s’intéressent pas à la sécurité (ou : les gens ne veulent pas avoir à penser à la sécurité)

Pour Adam Shostack, cette affirmation reviendrait à taxer les utilisateurs d’inconséquence, alors qu’ils « se soucient généralement des conséquences d’une attaque, comme devoir nettoyer un ordinateur infecté par un virus ou faire les frais d’une carte bancaire piratée »[1]. Si les utilisateurs ignorent les alertes ou ne suivent pas les consignes de sécurité, c’est souvent parce qu’elles sont centrées sur le workflow du système (et non reliées aux objectifs de navigation), chronophages et qu’elles ne les immunisent pas pour autant. …


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Les Sabines, Jacques-Louis David, 1799

La sécurité numérique est le plus souvent abordée sous des angles technologiques, méthodologiques, politiques ou réglementaires.

Pour l’ANSSI, elle est l’

État recherché pour un système d’information lui permettant de résister à des événements issus du cyberespace susceptibles de compromettre la disponibilité, l’intégrité ou la confidentialité des données stockées, traitées ou transmises et des services connexes que ces systèmes offrent ou qu’ils rendent accessibles.
(Source :
Glossaire de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information)

Au croisement des facteurs humains, des interactions homme-machine et de l’usabilité

Depuis une vingtaine d’année, elle est aussi étudiée comme un champ de recherche des interactions homme-machine, doté d’un vaste corpus de publications. Cette abondante littérature scientifique est au croisement de plusieurs disciplines : facteurs humains, interactions homme-machine et usabilité. Plus récemment, la sécurité numérique est aussi devenu un champ d’intervention à part entière pour le design, pour concevoir les systèmes d’authentification, les outils de prévention de fuite de données et les services de gestion de la sécurité. …


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Enlèvement d’Europe, Noël Nicolas Coypel, 1727

Entre fin 2019 et début 2020, *designers interactifs* a mené une enquête sur l’intégration du design dans la stratégie des entreprises. Les réponses des 56 Head of design participants éclairent comment les équipes de design prennent leur place dans l’organisation des entreprises, comment elles sont perçues et opèrent leurs activités.

Voici une synthèse des enseignements principaux de cette enquête :

Une majorité de grandes entreprises représentées

54 % des structures interrogées comptent plus de 1 000 salariés et 61 % sont assimilées à un grand groupe. Informatique, activités financières, automobile et mobilités, commerce de détail, télécom sont les secteurs d’activité les plus représentés. …

About

Benoît Drouillat

Head of Design @Oodrive | President @*designers interactifs*

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