Ce que l’entrepreneuriat offre au « non entrepreneur » que je suis

Source : Freda Mily

Je ne suis pas un entrepreneur. Je ne gagne pas d’argent de mes projets personnels ou d’une quelconque idée que j’aurais développée et mise en œuvre.

Je suis une employée salariée, et une traductrice indépendante, mais j’aime l’entrepreneuriat.

J’ai appris à le connaître et à l’aimer au contact d’entrepreneurs passionnés tels que Marcus Ibuka Ndjoli. J’ai interviewé de fabuleux entrepreneurs sur Elle Citoyenne tels que Moctar Cissé dont l’entreprise œuvre pour la promotion de l’art carcéral, ou encore Paul Emmanuel Ndjeng, qui refusera le qualificatif « entrepreneur », pourtant il en est un.

La raison pour laquelle je déclare ma flamme pour l’entrepreneuriat aujourd’hui est très simple. Je viens de manger le pire des repas dans un avion. J’ai encore malheureusement le plateau sous les yeux alors que j’écris ces lignes. Pendant que je mangeais (j’étais affamée !!!) je me suis dit :

« Si seulement un jeune entrepreneur pouvais faire concurrence à ces gens pour que je sois mieux servie ».

J’aime l’entrepreneuriat. Il me facilite la vie. Il améliore la qualité des services qui me sont fournis. De jeunes gens passent des heures à réfléchir à la manière d’améliorer mon passage sur terre. C’est fabuleux. En outre, en raison de la concurrence, les produits et services offerts sont améliorés au quotidien. Tout pour me rendre heureuse.

Ce matin à mon réveil, WhatsApp avait amélioré ses émoticônes. Je ne suis pas particulièrement contente car mon émoticône préféré a complètement changé de tête, mais il a fallu que j’aille me coucher et qu’à mon réveil mon expérience de WhatsApp change. Je répète, c’est fabuleux.

L’entrepreneuriat me facilite la vie, mais l’expérience ne s’arrête pas là. Il change positivement ma vision des choses, ma perception de la réalité et l’appréhension des opportunités qui s’offrent à moi. Je suis revenue sur la liste des podcasts que j’écoute au quotidien, et tous ceux que j’écoute sont des entrepreneurs. Ceux qui ne le sont pas encore sont en phase de le devenir.

Rappel : je continue d’attendre les prochains épisodes du podcast de Paul Emmanuel Ndjeng et celui de Tchassa Kamga. Marcus Ibuka Ndjoli, merci de m’envoyer le lien de ton podcast quand il sera (enfin) en ligne.

Ces « podcasteurs » partagent leur expérience et leur quotidien et me font comprendre que rien n’est impossible en ce bas monde. À 32 ans, Myleik Teele a dû repartir de zéro après avoir été jetée dehors par son ex. Elle avait tout quitté pour le retrouver : son État, sa famille, ses amis, son boulot. Elle était sans le sou, et aujourd’hui elle est l’une des self-made women les plus en vue de sa sphère.

Paul Coloianni s’est nourri à la soupe populaire parce qu’il était sans le sou et bien évidemment au chômage. Benny Hsu est parti d’un état dépressif avancé pour une carrière de « vendeur de T-shirts en ligne » prospère.

L’entrepreneuriat me donne espoir.

En plus de tout me faciliter, il me donne envie de me surpasser parce que je sais que mes efforts seront récompensés. L’autosatisfaction est l’une des plus belles de ces récompenses. Mon seul regret est que peu d’entrepreneurs africains en général et camerounais en particulier partagent leur expérience comme ceux que j’ai cités précédemment. J’apprends de ces entrepreneurs là, mais parfois la contextualisation des conseils appliqués peut poser problème.

La vérité est que l’entrepreneuriat n’est pas qu’une carrière professionnelle. C’est un style de vie. Ce n’est pas qu’une suite d’actions à poser pour faire marcher une entreprise. C’est toute une philosophie, une philosophie que Gary Vaynerchuck personnifie fièrement.

J’aimerai apprendre des entrepreneurs camerounais (et sénégalais parce que je partage leurs réalités). J’aimerai que Madiba Olivier me dise comment il se sent après être parti d’un projet de jeu vidéo à l’africaine dans sa chambre a un contrat pour l’adaptation cinématographique de son jeu à Hollywood. J’aimerai que Patrick Ehode me raconte son expérience de salarié qui ne vivait que pour pouvoir un jour lancer son application. Je souhaite entendre Jean Pierre Boep me raconter sa vie de mentor au quotidien.

Je veux que Micheline Lawson me dise ce que c’est que d’être une femme entrepreneur au Sénégal, un pays marqué par les traditions patriarcales, ou que Clovis Tougma me fasse suivre étape par étape son parcours d’employé qui ne rêve que de pratiquer son art au quotidien, la photographie. Je veux partager l’expérience de Rachel Diane, entrepreneur et maman dans un pays autre que le sien.

Voilà ce que je veux entendre, voilà ce dont j’ai besoin pour enrichir encore plus mes connaissances, et surtout les renforcer dans le contexte local. Je veux que l’entrepreneuriat de chez moi m’offre encore plus que celui venu d’ailleurs.

Ps : je me rends compte après relecture que j’ai utilisé le qualificatif « jeune » chaque fois que j’ai parlé de l’entrepreneur. Un entrepreneur doit-il forcément être jeune ?

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Hello, mon nom est Befoune, et je parle de tout ce qui a trait à la participation citoyenne dans mon pays le Cameroun (et ailleurs) sur la plateforme Elle Citoyenne. Mon ami Tchassa Kamga et moi avons créé la publication Self-Ish pour partager notre expérience dans les domaines du développement personnel, de la création de contenu et des relations entre les humains qui peuplent cette terre. N’oubliez pas de cliquer sur le petit coeur si vous avez aimé ce texte.