Retour vers le futur des médias

J’allais publier un statut anodin sur Facebook, avant de me souvenir que je venais de créer un blog. Donc autant l’utiliser. D’ailleurs je me demande ce que je publierai désormais sur Facebook si je centralise tout ici… Du coup mon premier post pourra sembler futile: il concerne le traitement médiatique de “Retour vers le futur”, le film de science-fiction américain réalisé par Robert Zemeckis. Pour ceux qui ne sont pas au courant, on en parle en ce 21 octobre 2015 parce que c’est justement la date à laquelle les baskets Nike du héros Marty Mac Fly atterrissent lorsqu’il voyage dans le futur, dans le deuxième volet de la trilogie sorti en 1989.

La manière dont la presse aborde cette “information” est symptomatique du système médiatique actuel. Premièrement, tout le monde en parle parce qu’il faut en parler, parce que tout le monde en parle, alors que la news est insignifiante et que des événements nettement plus importants se produisent sur la planète. Non seulement tout le monde en parle, mais de nombreux sites d’information en ligne, parmi lesquels d’autoproclamés médias “de référence”, font leur Une sur le blockbuster. Certes, “Retour vers le futur” fait partie de la culture commune et on ne peut pas titrer chaque jour sur la misère humaine, mais tout de même.

Les médias auraient au moins pu se démarquer entre eux au niveau des angles des articles, mais non. Ils ont tous eu la même idée de sujet: lister les différences entre l’état du monde au 21 octobre 2015 tel qu’imaginé dans le film et la réalité que nous connaissons. Sont passés en revue l’hoverboard, ce skateboard flottant au-dessus du sol qui n’existe pas encore mais presque (en même temps, les prototypes mis au point sont sans doute inspirés précisément de “Retour vers le futur”, c’est le serpent qui se mord la queue), les voitures volantes qui finalement ne volent pas mais seront en revanche bientôt autonomes, les casques de réalité virtuelle qui ça, oui, pour le coup, ont bien été créés, etc., etc.. Exemples d’articles ici, ici, ici, ici et ici.

Quel intérêt à tout ça? Aucun. Une idée de sujet pour la prochaine fois: en quoi les films influencent l’innovation.