Pluri-actifs ou « slasher », le phénomène s’amplifie

Il est souvent question depuis quelques temps des « slashers », pour désigner ceux et celles qui cumulent plusieurs activités professionnelles, les « pluri-actifs »

Initialement, le mot slasher vient de l’anglais slasher movie et constitue un sous-genre cinématographique très spécifique rattaché au film d’horreur. Un slasher met systématiquement en scène les meurtres d’un tueur psychopathe, qui élimine méthodiquement un groupe de jeunes individus, souvent à l’arme blanche… (dixit Wikipédia). C’était le bonus Halloween 2016 !

On parle ici de slasher par référence au symbole « / » (le « slash », la petite barre oblique souvent située en bas des claviers) qui sépare leurs différentes activités professionnelles.

Plusieurs activités salariées, plusieurs activités indépendantes ou un mélange de ces deux statuts, ils représenteraient plus de 4 millions de personnes en France (16% des actifs, contre 2,3 millions fin 2013 selon l’Insee).

Selon une étude réalisée pour le salon des micro-entreprises (SME) et publiée en août 2016, 70% des pluri-actifs ont en effet choisi ce mode d’activité professionnelle, il s’agit donc le plus souvent d’une envie que d’une contrainte. Pour la grande majorité, ces actifs qui choisissent de cumuler plusieurs jobs le font pour gagner plus d’argent (pour 73% d’entre eux). Les autres raisons citées sont l’envie de générer des revenus grâce à une passion (27%), d’être son propre patron (12%), de tester une idée en vue de créer une entreprise (10%), ou encore de préparer une reconversion (10%).

Près de 8 slasheurs sur 10 exercent leur deuxième activité dans un secteur différent de leur activité principale. Même s’il n’y pas d’âge pour être slasher, les moins de 30 ans sont tout de même les plus actifs, avec au moins deux activités pour 21% d’entre eux.

« Le phénomène slashers peut s’expliquer par au moins 3 raisons en France : le régime de l’auto-entrepreneur a simplifié l’exercice légal d’une activité complémentaire. Les plates-formes collaboratives et de mission facilitent la mise en relation avec des clients potentiels. Et la technologie mobile (smartphones et tablettes) permet de travailler partout, tout le temps » selon Alain Bosetti, Président du Salon SME.

Sources : Insee, Fiche Temps et conditions de travail, édition 2016 / Etude SME publiée en août 2016

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