Politique, Elus, Citoyens : le Grand Divorce

Le mouvement “Nuit debout”est révélateur d’une France qui cherche une issue à un malaise grandissant qui touche toute la société. De fait, les citoyens se trouvent écartés des décisions essentielles qui les concernent alors que les techniques liées à internet permettent aujourd’hui de susciter le débat et de revitaliser la démocratie. Les résultats sont dramatiques: absence de projet collectif, perte de confiance vis à vis de la démocratie, vis à vis des dirigeants. Pour ces derniers la cohésion nationale serait un des problémes majeurs auquel……

etre P Seguin et ils ont dit ajouter,,,,,Nul doute que la plupart des acteurs de Nuit debout partagent ce point de vue

La cohésion nationale serait d’après de nombreux élus le problème majeur auquel est confrontée notre société. Ils ont raison! 
Les causes de cette situation sont certes multiples, il en est une cependant qui est totalement passée sous silence par les élus PS, LR et Centristes et par la plupart des médias. Elle porte sur un événement passé : le référendum de 2005.

Avons nous le droit de rappeler :

  • Que le peuple s’est exprimé clairement pour vous dire qu'il ne voulait pas de cette Europe.
  • Que la volonté populaire a été bafouée par Sarkozy et par Hollande.

Le grand divorce entre les politiques et nous, provient de cette “trahison républicaine”

D’élections en élections, cette lancinante question revient. D’élections en élections, l’incompréhension, la rupture se font plus nettes, plus dramatiques, le Front National monte et monte encore. De défaites en défaites, nos dirigeants se refusent à entendre la parole d’ une majorité de citoyens, pas celle des sondages, mais celle d’un peuple capable de réfléchir si on lui en donne les moyens.

Avons nous le droit de refuser :

  • le déclassement qui touche les salariés mais aussi les commerçants, les artisans, les petits entrepreneurs et bien entendu ceux qui sont sans emploi, ainsi que les étudiants.
  • L'agriculture intensive qui pollue, détruit les paysages et la biodiversité, qui ne respecte pas les animaux ... .et ne permet pas aux agriculteurs de vivre.
  • Les multinationales qui fraudent, ne paient pas d'impôts et dirigent le monde.Les paradis fiscaux qui continuent a exister malgré les promesses des hommes politiques.

Avons nous le droit :

  • De ne plus croire à ce discours vieux de 40 ans qui continue de nous faire rêver d’une croissance susceptible de résoudre la crise économique et sociale (depuis 40 ans le PIB, n’a pas cessé de croître et le chômage d’augmenter). La croissance est de fait un mythe! De plus elle est antinomique avec la protection de l’environnement.
  • De penser et d'agir pour une autre mondialisation où les États confrontés aux puissances financières conservent le pouvoir.
  • De penser qu'il y a un autre choix que celui d’un libéralisme à l’anglaise (moins de chômage et plus de misère) ou d’un libéralisme à la française (moins de misère mais plus de chômage).
  • De croire qu’il est encore temps de sauver l’Europe sous réserve qu’elle offre d’autres perspectives que celle d’un grand marché “libre”.
  • De penser que la France qui dans l'histoire s’est distinguée par la pertinence du projet républicain n’est pas réduite à se couler dans ce moule libéral qui lui va si mal.

Bien sur la société doit évoluer, il nous faut cesser de regarder le monde de demain avec les lunettes du siècle passé. La notion de travail se transforme. Au cours d’une vie, nous serons : salarié, entrepreneur, fonctionnaire, stagiaire en formation …… Les plus jeunes ont déjà intégré cette réalité qu’ils ne considèrent pas nécessairement comme un mal mais comme un challenge, une source d’épanouissement de liberté. Bien sûr, il nous faut repenser totalement la protection sociale et son financement mais pas en la réduisant bien au contraire. Je fais mienne les paroles d’un homme politique disparu il y a dix ans, Philippe Seguin (Deux France 1994): “ La régression sociale ne peut tenir lieu de projet de société!”

Ils ont dit:

“Il est grand temps de sortir d'une idéologie sommaire du développement celle du toujours plus. Le développement ne se résume pas à la production marchande synonyme de croissance de la production marchande mais satisfaction des besoins matériels (y compris l'air pur) sociaux, culturels et spirituels.” René Lenoir ancien Ministre 1992

“Celui qui croit que la croissance est infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste” Kenneth Boulding économiste 1974

“Nous devons dire non à une économie de l'exclusion et de la disparité sociale, une telle économie tue ... Les marchés nient le droit de contrôle des Etats chargés de veiller à la préservation du bien commun ...une nouvelle tyrannie invisible s'instaure ...” Pape François 2015

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