Dans cet article, l’auteur Andrew Hawkins remarque qu’aux Etats-Unis, lors des consultations budgétaires qui ont eu lieu en même temps que l’élection présidentielle (nov.2016), un nombre important de personnes ont semble-t-il demandé une limitation des fonds alloués (aux Etats-Unis) aux transports en commun.

Ces personnes auraient voulu, semble-t-il, que les fonds publics soient investis de manière à développer et favoriser les transports en VTC tels que Uber et Lyft, et non pas pour développer les transports en commun.

Or, une telle évolution est-elle réellement souhaitable ?

Elle est déjà entamée. De plus en plus, Uber et Lyft se positionnent comme des modes complémentaires des transports en commun. Leur proposition de réaliser la liaison du ‘premier/dernier kilomètre’ a déjà séduit un certain nombres d’agences de transport de villes américaines. Uber a noué des alliances avec différentes villes des Etats-Unis (Dallas, Minneapolis, Atlanta, LA), et Uber a passé des accords avec certains quartiers pour aider des résidents à prendre leur trains.

Andrew Hawkins remarque de plus que Uber est même allé plus loin, allant dans certains cas, comme à Altamonte Springs, en Floride, à supplanter et remplacer les transports en commun traditionnels avec le soutien de l’autorité organisatrice de transports locale.

Les conséquences d’une telle évolution, si elle va à son terme, seront simples. Les opérateurs de VTC comme Uber et Lyft, et bien plus encore lorsqu’ils assureront leurs prestations de transport en véhicules autonomes, vont prendre de nombreux passagers aux transports en commun. Les transports en commun vont disparaître de certains quartiers, ou à certains horaires, au profit des VTC puis des taxis ou navettes autonomes.

Cela apportera problablement une amélioration du service dans les zones peu denses, comme les zones périurbaines notamment, à condition que ces nouveaux services de transport soient proposés à des prix équivalents au prix des transports en commun.

Au final, les transports en commun seront mis à mal. Ils reculeront. Ils deviendront de plus en plus dépendants des Autorités Organisatrices de Transport et des fonds publics. La part modale des transports en commun diminuera, et la congestion augmentera.

Cette évolution aura donc des effets contrastés. Si le transport à la demande porte-à-porte peut être organisé dans les zones peu denses, cela sera un progrès significatif. Inversement, dans les zones urbaines, si les transports en commun régressent, cela conduira à un accroissement inacceptable de la congestion.

L’amélioration de la qualité de vie dans les villes exige que nous évitions cet écueil.

L’amélioration de la qualité de vie dans les villes exige que dans les zones denses comme les centres-villes, la loi favorise les transports en commun, les transports partagés.

Inversement, dans les zones périurbaines la main invisible du marché semble déjà à l’oeuvre pour faire apparaître une offre de transport à la demande.

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