Bright Mirror : vive les utopies positives !

Jeudi 15 février, une soixantaine de personnes se sont retrouvées au Labo de l’Edition pour écrire ensemble une utopie positive. Ce projet, baptisé Bright Mirror, entend inventer un imaginaire loin des fantasmes et peurs générés par l’Intelligence Artificielle.

Antoine Brachet, directeur intelligence collective chez bluenove, introduit la soirée en prévenant : « C’est beaucoup plus compliqué d’écrire quelque chose de positif que de négatif, de faire la part belle à l’optimisme plutôt qu’à nos peurs ».

Benoît Raphaël, co-fondateur de Flint, cite l’exemple de l’AlphaGo, le programme informatique capable de jouer au jeu de go, pour illustrer l’intelligence artificielle. Une innovation technologique qu’il faut marier avec l’intelligence humaine. « Notre arme, c’est l’imaginaire, ce qui nous différencie des autres espèces. »

« Notre arme, c’est l’imaginaire, ce qui nous différencie des autres espèces. »

Puis Gilles Moyse, fondateur de Récital, rappelle que l’IA permet de nous libérer des tâches aliénantes. Ainsi, toutes les tâches auxquelles on s’est astreint avec le temps pourront potentiellement être faites par l’IA, qu’on pourrait alors envisager comme un outil libérateur. « Ce qui a de la valeur, c’est ce qui n’est pas automatisable…qu’est-ce qui a de la valeur alors, vaste question !»

Catherine Dufour, auteur de science-fiction et deux fois lauréate du Grand prix de l’Imaginaire, donne ses recommandations avant l’atelier d’écriture collective. « L’utopie, c’est très difficile, les gens heureux n’ont pas d’histoire ! » Pour les participants, la contrainte est double : commencer sa micronouvelle par « 15 janvier 2050, je suis assis chez moi en train de lire » et adopter un prisme positif.

Soudain, la magie opère…des groupes de trois, quatre personnes se forment. Elles ne se connaissent pas, jettent quelques mots sur des post-it, des bribes d’idées. Elles inventent le fil d’un avenir nourri à l’IA. Puis elles commencent à raconter leur histoire, une histoire commune. Des histoires de robots, d’algorithmes, de forêts amazoniennes, d’amour aussi. En tout, vingt micronouvelles sont publiées sur la plateforme Assembl, qui accueille le débat mondial sur la gouvernance de l’IA. Avant d’être déclamées à haute voix.

Ravi de l’expérience, Franck témoigne : « C’était une excellente initiative. Je n’avais jamais écrit à plusieurs comme ça, c’est un superbe exercice, ça permet de décomplexer beaucoup ». Sophie s’enthousiasme : « On ne se connaissait pas et on a tout de même réussi à écrire ensemble ! » Sylvie, elle, imagine déjà la suite : « On a tous en commun l’amour pour l’écrit. Cela donne envie de se revoir et de faire une prochaine soirée. L’IA, c’est vaste ! »

Revivez la soirée en vidéo !


Si vous souhaitez rejoindre le projet Bright Mirror et écrire votre micro-nouvelle, c’est par ici ! Vous avez jusqu’au 31 mars, certains écrits seront ensuite publiés dans Usbek & Rica.

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