Nourrir son corps et son esprit

Ma découverte de la New Earth Cooking school à Bali

J’étais partie à la recherche d’endroits spéciaux pour manger, d’expériences culinaires extraordinaires à vivre. Je ne me suis pas doutée en arrivant au restaurant Zest à Ubud que j’allais trouver bien plus que cela.

Comment je suis arrivée là

Lorsque j’ai demandé à un ami qui avait passé 3 mois à Bali, ses meilleurs adresses, le restaurant Zest en faisait partie. 
En allant voir le site, quelques détails ont attiré mon attention: 
* des ingrédients locaux que je ne connaissais pas, super bons pour la santé et mis en avant dans des concepts innovants
* des plats entièrement végétariens avec plein de couleurs
* une jolie déco
* une intention de gourmandise avec des produits sains

Son pitch

“Powered by plants, made for people”

J’ai adoré le lieu dès mon arrivée (surtout ma balancelle qui tournait à 360°) et les plats m’ont soufflée. J’ai fait des “ouah” en regardant autour de moi pour voir si j’étais la seule à trouver cela incroyable.

L’originalité des saveurs, la richesse des parfums, des textures, la beauté et la sensation de bien-être en les mangeant.
Comme je cherchais des cours de cuisine, j’avais sondé toutes les possibilités, lu tous les blogs et fouillé les moindres recoins de Bali pour trouver les cours les plus dépaysants, les plus gourmands et les plus pointus. Celui-ci n’y figurait pas. 
Il y avait 2 cours le mardi et mercredi matin à 1h d’Ubud à la New Earth Cooking School.
Voici comment j’ai rencontré une famille de cuisine, une famille de coeur, un jardin fabuleux cultivé en permaculture, une cuisine super créative et saine, le lieu idéal ! Ce lieu m’est si cher que je suis sûre d’y revenir pour y passer du temps pour apprendre, expérimenter et grandir.

Qu’est ce qui me permet de grandir : ce sont les personnes qui l’ont créée

Simon chef du restaurant Zest et Justin se sont rencontrés en cuisinant pour Bali silent retreat et ont décidé de créer non loin de là l’école New Earth cooking school dans un ancien poulailler. Un lieu simple et accessible, en adéquation avec l’environnement dans lequel il s’implante.
On ne vient pas à un cours de la New Earth pour apprendre une recette en un temps record, avec une recette que l’on aura survolée, avec un beau diplôme et une photo avec le chef. Je fais référence à mes autres expériences de cours (voir cet article), qui sont très sympas mais pâles en comparaison de celle-ci. 
Ce cours me correspond mieux car il m’a touchée profondément. Il vient mettre de l’action dans mes valeurs. C’est une pierre sur mon chemin qui me permet de me hisser et de passer au niveau supérieur car ici le corps et l’esprit se rejoignent dans la préparation des plats, dans la culture en amont, dans la philosophie de vie.

Qui sont les membres de la belle famille New Earth : 
Justin
, toujours présent, sa femme Tri et leur fils Daniel, à jouer avec ses petites voitures et rouler sur le plan de travail ou monter sur une pile de coussins colorés pour remuer des épices qui mijotent.
Il y a Lani et Rina, Tarzane (j’espère que je les orthographie bien) avec le sourire, prêts à aider et montrer comment râper les noix de coco, hacher les épices ou prêter main forte.
Il y a Simon pour qui la cuisine part du coeur.

La cuisine du coeur

Voilà sûrement ce que je suis venue chercher, être plus connectée avec mon intention quand je cuisine.
C’est bien connu “c’est meilleur quand c’est fait avec le coeur”.
Mais comment cuisiner avec son coeur ?

Simon nous fait d’abord nous asseoir en cercle pour nous parler de ce qui l’anime et ce qui lui semble important : préserver la nature, être en accord avec celle-ci, la règle des 5P (j’en reparlerai plus longuement dans un prochain article). 
Cela me paraît évident à l’heure où j’écris. Je suis posée sur la table ouverte sur les rizières, Kitty sur les genoux et pour accompagnement le chant des grillons et le croassement d’une petite grenouille. Je me fonds avec la nature et elle m’inspire et me donne de la joie. Il en est de même avec l’alimentation. Comment manger de manière à ne pas polluer la planète ni mes organes ni mes voisins ? Pour cela il s’agit de manger à majorité des produits locaux.
Après quelques voyages, j’adore la fusion, le gingembre et le ras-el-hanout, du lait de coco et de la patate douce. Est-ce toujours ce que je souhaite ?

Simon nous explique ce moment où le monde de la cuisine healthy découvre les bienfaits du quinoa. Les sud-américains en mangent depuis des siècles, elle les maintient en bonne santé effectivement. Mais que dire quand le quinoa arrive partout dans le monde, qu’il est exploité par des compagnies étrangères, que le prix a explosé et que les locaux ne peuvent plus s’en acheter car il est devenu trop cher ?

Nous faisons ensuite une méditation. Cela peut sembler très hippie, prier tous ensemble avant de cuisiner. Et pourtant nous créons du vivant, une nourriture qui va avoir un impact sur nos organes, notre renouvellement cellulaire, ce qui nous donne de la vitalité. 
N’avez vous jamais remarqué que quelqu’un qui n’aime pas cuisiner fait de la cuisine pas bonne ? L’intention a donc un impact réel sur le goût. Oui quand on n’aime pas faire quelque chose, on peut le faire de travers. Mais parfois, même en s’appliquant ça ne marche pas.

Nous accompagnons Simon dans le jardin, pieds nus, pour ressentir mieux la terre. Encore un truc de bobo ? J’y crois profondément et cela fait partie des choses que je transmets.

Raconter des histoires, être en lien avec ses émotions, cela change le regard sur l’alimentation. Cela change aussi la structure des aliments, le goût, la digestion.

Simon cueille les plantes quand il sent qu’elles sont prêtes à être cueillies. C’est une écoute, une intuition. Certains mettent de la musique pour faire pousser leurs plantes, d’autres leur parlent. 
Et pour avoir mangé les produits qui ont poussé là, je peux vous assurer que les plantes ont un goût incroyable. Les recettes et la créativité du chef y jouent une part aussi.

Une cuisine créative et saine

Quel est le secret puisque je l’ai vu en action de près ?
Il y a en plus de l’amour mis à l’oeuvre, l’envie d’essayer, de tester, de goûter, de mélanger.
Si je ne veux pas utiliser de gluten mais faire une pizza pourquoi ne pas utiliser des produits locaux tel que la noix de coco.
On teste et on s’amuse. On fait, on défait, on refait. 
Et la nature offre un réservoir de couleurs, de textures et de nutriments.

Comment appliquer cela en France à mon retour ?
Nous avons la chance de vivre sur un territoire extrêmement riche. Bien sûr la mangue et le gingembre sont des produits extraordinaires, en France, nous avons la framboise et le basilic (entre 1001 autres choses). La liste ferait des kilomètres si je commençais.

Sortir des sentiers battus, quitter ses charentaises et mettre les pieds dans le plat ! Voila un bon début pour changer son alimentation et se donner la chance de vivre en harmonie : Corps/Esprit avec la Nature.