Naître femme et n’être femme


Par la justice des comptes, ce monde tourne à la valeur de l’amour. Par cette substance qui englobe le mouvement de la vie, une loi inavouable et pourtant reconnaissable : le véritable. L’amour véritable en tant que moteur de la vérité.

Par la justice des comptes, l’égalité n’est qu’une affaire de valeur. Si la valeur est amoureuse, alors les comptes n’ont pas besoin d’être avoués, ils existent jusqu’à ce qu’ils soient rendus. Tel est la clé de l’apprentissage par la culpabilité comme une éthique de réciprocité.

Par la culpabilité, les comptes sont symboliques ; c’est une dette symbolique, une dette de foi. Un transfert, un échange. Une loi réciproque qui anime la puissance de ce mouvement. Une interaction dyadique susceptible de maintenir son action dans le temps.

Elisabeth Stienstra

Comment vivre une vie amoureuse sans jamais être touché par la tendresse de sa caresse ?
Comment vivre une vie libre sans comprendre le moteur de sa respiration ?
Comment Vivre un Amour Libre sans Entreprendre l’Utilité de ses Responsabilités ?
C’est une valeur, en effet.

L’amour est une valeur qui se sacrifie au nom de toutes les autres. L’amour est une valeur comme une autre qui, tout comme un loup en tête de son équipe, se sacrifie au nom de la survie du groupe.
Parler d’amour véritable relève d’un amour libre de son entreprise, au nom de la vie. Un transfert inconditionnel, de foi, au nom du véritable.

Là où la justice veut régler ses comptes avec amour, tout le monde se veut gagnant. C’est un choix.
Un équilibre qui ouvre les portes sur un courage ayant la foi d’accepter avec confiance la culpabilité qui découle de ces règlements dans le but de continuer le chemin avec tolérance.
C’est le choix de l’Assertivité.

L’humour est par exemple une forme harmonieuse d’interaction dyadique, qui permet de relâcher une éventuelle tension provoquée par un conflit, d’une manière à ce que tout le monde puisse bénéficier de l’apaisement.
Par l’Humour on a l’Humilité d’Humaniser une certaine Humiliation.

Folha da Manhã

Naître femme et pourtant n’être femme est un sacrifice aliénant.

- De ces femmes héroïques qui n’ont pourtant pas d’enfants.
- Ces sorcières stériles condamnées à satan, mère de ces vices qui volent les maris à leurs épouses.
- Ces prostituées vouées au plaisir de la sexualité sans jamais en matérialiser la substance.
- Cette cruelle Eve se rapprochant de la séduction du serpent.


Une Sorcière se Sacrifiant à la Sexualité du Serpent.


Qu’est-ce donc être femme aujourd’hui, là où tous demandent de se libérer à une sexualité qu’ils condamnent tant ?

Est-ce une question d’exclusivité ? Est-ce une question de loyauté ? Est-ce une question de valeur ? Est-ce une question de respect ?

Où sont ces femmes qui acceptent délibérément de maintenir leur sexualité au nom d’une prospérité des valeurs humaines ? Est-ce une question acceptable, aujourd’hui ?