Comme un grand singe qui s’ennuie
Julien C.
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Ma petite vision du sens de la vie…

Hop Julien,

Petite introduction de bonne fortune : ma réponse n’engage que moi, ne reflète peut-être même pas l’avis de mes associés, ni l’avis de l’agence que nous dirigeons. Ce n’est pas non plus un retour pour défendre quoi que ce soit. Juste un retour, d’homme à homme. Cela aurait plus été sympa d’avoir ce retour autour d’une bière (au KIKK par exemple) mais … Comme ce billet s’étale au grand jour, je trouve nécessaire d’y répondre ... au grand jour.

Considérons ce billet comme un partage…

La première chose que je me suis dite en lisant ton article , c’est :

“Aaaaah, joie bonheur”

Je trouve toujours cela vraiment miraculeux de voir quelqu’un réagir à une situation difficile. C’est encore plus magique quand cette réaction dirige cette personne vers une nouvelle vie plus “positive”.

Non, je ne peux pas dire que je sais ce que tu as ressenti pendant ton burn-out. Je retiens cette merveilleuse conclusion : “je suis libre”. Et pour cela, je suis sincèrement heureux pour toi.

La deuxième chose que je me suis dite, c’est :

“ce n’est qu’un début…”

Parce que dans ton message, tu partages beaucoup de toi même, de ta quête de sens, de ta compréhension que tu as faite de ta vie.

Et j’ai envie de penser que nous en sommes tous là. Pourquoi sommes-nous sur terre, à quoi sert toute cette agitation, que puis-je changer dans ce monde “pourri”. Ce n’est qu’un début parce qu’enfin, nous nous posons cette question. Enfin, chaque individu peut tenter d’agir et d’infléchir au moins la courbe de sa vie, au mieux sur la société, dans un monde de licorne, sur la direction que prend le monde.

Il est effectivement temps que “les gens” prennent conscience de cela.
C’est une nécessité si nous ne voulons pas que les futurs historiens considèrent notre génération de “trou noir”. Trou noir, car nous sommes autour d’un gouffre et qu’il est temps que l’on réagisse si l’on ne veut pas tomber dedans.

Après ces premières émotions, j’ai réfléchi sur le sens profond du message “du grand singe”, du vide, du sens…et surtout, suis-je un acteur qui creuse le trou, ou moi-même, devrais-je rebondir.

Et puis après, je me suis dit que non. En fait, ton constat n’est pas le mien. 
Mais, … pas du tout, du tout, du tout :)

Même si l’impression que cette petite agitation quotidienne ne sert pas à grand-chose dans la “grande marche du monde” est réelle, personnellement, j’ai trouvé un sens à ma vie.

Mon sens, c’est ma famille, mes enfants. J’y trouve un sens complet, et comblé. J’y trouve l’amour. C’est une valeur indéniable. Que l’on retrouve beaucoup dans les multiples religions aussi ;)

C’est le sens de ma vie à moi. Je n’ai pas envie d’accepter ce que tu proposes sans réagir. Cela reviendrait à dire que mes enfants sont inutiles, que je n’aurais pas du en faire, que j’aurai du rester à faire le paresseux quand j’ai envie de faire le paresseux.

Mais non,au contraire, mes enfants me font réfléchir sur le sens de la vie au quotidien, positivement. Il me font croire que je peux apporter quelque chose à la société. Si ce n’est pas pour moi, ce sera pour eux. Si ce n’est pas pour eux, ce sera, je l’espère un espoir que je leur transmettrai.

De cette valeur ressort l’envie de partager. C’est pourquoi j’ai toujours envie de travailler dans une agence, partager, grandir, partager ma vision du travail, de la qualité, du design, de l’épanouissement.

Parce que justement, dans ces agences de non sens, je trouve qu’on s’y pose beaucoup de questions. Parfois trop, parfois pas assez. Le monde n’est pas parfait.

C’est dans cette agence de non sens que je tente de partager ma vision avec l’équipe. Que je tente de faire que l’équipe prenne cette agence comme la leur. Qu’ils s’y impliquent pour décider de l’avenir de celle-ci. 
Parfois, je m’y prends mal, parfois, il y a des étincelles qui me font penser qu’on prend une bonne direction.

Je prends ton sujet comme une étincelle.

Seul, on n’arrive pas à changer grand-chose, on n’arrive pas à remonter la pente. Je pense que bien entouré oui. En équipe, on peut y arriver. 
Je pense qu’en équipe, on peut faire des choses extraordinaires…

Donc, voilà ma conclusion personnelle.

On peut être libre, ou prisonnier, mais l’important, c’est d’arriver à partager de l’amour, de l’ambition, le sens de la vie, pour moi, c’est cela :

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