Bref, j’ai décidé d’écrire sur Medium

Depuis deux ou trois ans, je me demande pourquoi je n’écris pas, alors que j’ai parfois l’impression d’avoir des choses à dire sur nos métiers. La flemme, le manque d’habitude, la crainte de ne pas être intéressante, ou pas assez légitime. Ca fait un beau smoothie de raisons pour m’abstenir.

Et puis aussi le confort des 140 caractères et du twitter game. Celui-là même qui m’a tacitement conféré un statut de râleuse professionnelle, d’experte désabusée, voire de donneuse de leçons. À coups de punchlines très critiques et d’analyses sarcastiques, le monde de la pub, des opés de com et du big data sont régulièrement disséqués sous mes tweets, de manière pas toujours très finaude, il faut le reconnaître. « Le fond l’emportera sur la forme » me disais-je. Mais 140 caractères, pour du fond, on repassera.

Dans le même temps, on m’a informée que le game de l’expertise, c’était sur Medium et sur Linkedin que ça se passait désormais. Une espèce d’espace dédié aux experts en expertises de tous poils. Un endroit où on s’exprime en 6000 caractères plutôt qu’en 140. Place aux analyses de fond, aux points de vue étayés et aux stratégies éditoriales.

SO WHAT ?

J’y ai réfléchi, et très vite j’ai eu une super idée de premier article. Le sujet ? L’engagement. Mon ambition ? Proposer une analyse qui se voulait pointue, une autre théorie de cette notion rebattue, sans envolée lyrique ni punchline assassine. Un contenu très « serious business », en cohérence avec les réalités des décideurs marketing. De l’explicite, du rationnel, du mathématique même, garanti 100 % sans bullshit, et avec un ratio de buzzwords en dessous d’un mot sur cent, c’est dire si j’avais mis la barre haut.

Sauf qu’en voulant questionner des notions qu’on emploie tous au quotidien dans nos métiers, avec comme angle d’attaque la rationalisation des investissements marketing — tu vois le genre — j’ai pondu un article très… chiant. À mourir, en fait.

C’était donc, de mon point de vue, un peu raté pour intéresser qui que ce soit et pour afficher une expertise autre que “chiante” voire élitiste.

Pourtant, les règles du jeu sont les règles du jeu ; et le personal branding ce n’est pas sale. Seulement pour qu’il fonctionne, il faut que ce soit un deal gagnant-gagnant, que le lecteur en ait pour son temps (passé).

Alors voilà l’idée : ici je vais te raconter des trucs que j’estime intéressants et j’y mettrai ce que je pense être du sens et du fond, sans tergiverser. Toi, tu pourras le replacer dans une discussion ou dans tes présentations, pour m’exploiter ou me troller (dans les deux cas tu es gagnant). Moi, je produis du contenu de conviction et au passage j’augmente ma cote à l’argus des experts en expertise.

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