On est français et on veut faire du business comme les américains

Avec tout l’engouement autour des startups ces derniers temps, on compare naturellement la façon de faire du business en France à celle de faire de l’autre côté de l’Atlantique, qui reste indéniablement la référence. Même si on veut donner l’illusion d’être différents avec notre French Tech, ça ne reste que du marketing.

Quand on discute avec un américain ou plus généralement un anglo-saxon on entend facilement :

C’est pas mal ton truc. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?

À l’inverse, en discutant avec un “stratupper” parisien :

Oui mais ton truc ne permet pas de faire ça, ni ça, ni ça. Moi je, moi je, moi je… Qu’est-ce que tu peux faire pour moi ?

La différence est tout de même assez remarquable. Et le genre de personnage qui sort la dernière phrase, sera le premier à dire :

Nan mais les américains savent trop faire du business. J’ai fait un trip d’une semaine dans la Silicon Valley, ils t’écoutent et sont là pour s’entraider ! Le Lean Startup c’est trop la vie, évidemment que ton produit ne peut pas être parfait dès le départ !

Certes, cher ami, mais commence par appliquer à toi-même cette façon de faire et de penser. Comme tu l’as dit : “S’ENTRaider. Avant de vendre ton produit qui fait je ne sais quoi il faut aussi apprendre à donner.

Et cela passe par des choses toutes simples : lorsque tu t’inscris à un service et que le fondateur te contacte personnellement pour avoir ton feedback, réponds au moins quelques lignes. C’est un concept assez connu que l’on appelle “politesse” et ça l’aide à avancer. Il sera ensuite plus enclin à répondre à ton Google Form, visant à savoir quel genre de céréales les gens mangent au petit déjeuner.

En somme l’écosystème startup parisien c’est un marché à la criée où les vendeurs sont tellement nombreux et beuglent si fort qu’aucun acheteur ne peut en placer une, même s’il est intéressé !

Ce serait intéressant de sortir de cette façon de faire, et d’apprendre à s’intéresser à ce que font les autres pour qu’en retour ils s’intéressent vraiment à ce qu’on fait…

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