La fin des haricots.

Ça y est, c’est la fin des haricots. #Penséesd’uneadulteendevenir quis’adresseauxautresadultesendevenirquiauronteuletempsdese penchersurcetexte.

(à écouter avec : https://www.youtube.com/watch?v=L5jI9I03q8E)

La fin des haricots c’est un peu ce moment critique qu’on connait tous, celui qui crée la panique dans nos petits cœurs, celui qui appelle à l’aide lentement dans le fin fond de notre âme, celui qui nous rappelle à notre misérable condition d’être humain.

Je dis misérable parce que je trouve l’Homme misérable: il dépend de tant de choses. Au delà de devoir satisfaire des besoins primaires comme boire, se nourrir, se vêtir, il est dépendant de ce qui l’entoure, ce qu’il aime, ce qu’il envie et de ce qu’il regrette.

Et je trouve ça malheureux.

Le bonheur est né de l’altruisme et le malheur de l’égoïsme. Buddha.

Chose amusante de mon parcours d’étudiante en communication, et suite à une semaine intense d’examens totalement stressants et anxiogènes au possible, tous les sujets qui m’ont été donnés ont été ceux qui me traversent l’esprit en tant qu’adulte en formation.

Je dis formation pour bien marquer le fait que je ne m’estime toujours pas vraiment être une adulte à bientôt 25 ans (bien que je sois, selon mes Amis, mon Copain, mon Ex, mes expériences et finalement moi même, sur une voie on ne peut plus optimiste). Il m’arrive même à surprendre mon esprit en train de penser à l’ancienne moi, celle de 6 ans, celle de 12, celle de 15: toutes ses petites “Moi” qui ont connu des phases que je peux qualifier de “charnières” et qui me mènent au “moi” adulte, dont la durée de vie se trouve être limitée (comme celle de tout le monde en fait).

Vie à durée limitée. La vie a une durée limitée.

Mon Dieu, la vie est l-i-m-i-t-é-e.

Quelle n’est donc pas cette tension, cette condition sine qua non qui nous rallie intimement à la mort et à ce fait alternatif d’être arrivé, un peu là par hasard, dans ce truc chelou qui nous accable par autant de moments de malheur comme de joie, qui s’appelle la vie.

N’est-ce pas difficile de savoir faire les bons choix ? N’est-ce pas difficile de savoir reconnaître nos erreurs ?

Que l’Homme est imparfait par manque de recul… Pourquoi diable Zeus a-t-il interrompu les travaux de Prométhée qui tendaient à rendre les hommes moins abjectes que ce tas d’émotions boueuses qui les composent et dont les larmes ne sont qu’une eau de tragédie ?

Nous sommes le produit de nos erreurs mais, pour ménager notre égo, nous appelons ça l’expérience. Alain Leblay.

EGO, go, go, go !

Mettre de côté notre ego criant et gueulard, qui hurle “moi, moi, moi”, qui dans un souffle lent et rageur, ne cesse de clamer pour flatter la société dans laquelle il s’exalte :“regarde j’existe, je suis supérieur aux autres, je vaux mieux que les autres”; ou qui, dans une espèce de réclamation injustifiée du “Moi” -au sens psychanalytique- te fait partir pour satisfaire tes choix solitaires, laissant de côté ceux qui t’aiment vraiment pour mieux assumer le fait de:

coucher avec quelqu’un sans penser aux conséquences de tes actes, de rentrer entre les cuisses de cet(te) individu(e) en ne comprenant pas bien ce qu’il se passe, hurler sous des coups de reins trop vigoureux pour ton corps frêle, te fait prendre de la drogue pour mieux te déhancher accrochée aux épaules larges d’un homme séduisant, te tenir aux hanches d’un postérieur tout en courbe et observer, vu de haut, l’intensité de ta virilité juste dans le but terrible de le flatter lui, l’Ego.

Il est terrible l’Ego, il te complique tant la vie, il est là comme un élément nécessaire de ta survie et en même temps, si tu ne sais pas le faire taire, tu peux perdre le contrôle de tous tes combats, de tous tes rêves comme une cocotte minute sifflant sur la chaleur terrible d’une plaque beaucoup trop chaude, prête à jaillir, hors contrôle de tout ce que tu croyais avoir construit, contrôlé et possible à l’avenir.

Finalement la cocotte minute, c’est un peu la part inverse, dorée et ensoleillée de l’Ego, celle qui se cache timidement en attendant que tu la fasses ressortir grâce à toutes tes expériences de vie: l’humilité.

Humilité, avenir des grands Hommes.

Elle est belle l’humilité, on dirait une fillette aux grands yeux qui contemple, les mains dans la terre, la floraison d’un parterre de bulbes au printemps. Elle contemple le fruit de tous les efforts sans jamais crier à tout va le mérite qui lui revient. Elle est juste là, sûre et certaine de ce qu’elle a fait naître, en mesurant avec délicatesse tous les ingrédients nécessaires au développement de tant de choses essentielles qui la composent.

Et c’est en tant qu’adulte en devenir que je peux affirmer ceci, dès que la fin des haricots survient dans nos petits cœurs, que la panique prend le dessus, quand l’anxiété fait rage: ne faisons pas de mauvais choix, faisons taire notre ego, ouvrons grand notre “moi” pour oser la sincérité.

La sincérité, c’est savoir dire quand on a mal, c’est laisser cette fillette aux grands yeux pleurer de rage ou de chagrin sur l’épaule d’Autrui, c’est laisser cette porte ouverte à l’Autre justement, afin qu’il nous aide, en cessant deux secondes de jouer les surhommes.

La sincérité, c’est l’éclosion du germe d’un humble haricot magique qui nous permet de commencer à, après toute cette tempête émotionnelle, esquisser un sourire en essuyant du revers de la main une larme au goût fin et iodé, qui nous rappelle l’intérêt d’un voyage dans les bras de la m(è)er(e).

La sincérité aura raison de tous nos maux, je vous assure. Que mes mots, eux, les soulagent : si ce texte a pu être un petit miroir vous confrontant à votre propre réalité, sachez que je suis derrière avec un grand sourire et que je vous prouve que vous n’êtes pas seuls.

Ne l’oubliez pas. Cheers !