Cécile Duflot défend Ségolène Royal à propos de Notre-Dame-Des-Landes : “On arrive plus à avoir le débat”

Thibault Camus/AP/SIPA- ParisMatch

Intérrogée ce matin sur l’antenne d’Europe 1, la candidate à la primaire écologique est revenue ce mercredi sur la querelle qui oppose le premier Ministre Manuel Valls et Ségolène Royal, ministre de l’environnement concernant l’évacuation du site de Notre-Dame-Des-Landes (Loire-Atlantique).

“Non seulement je la soutien, mais en plus elle dit la vérité”

Cécile Duflot a tenu ce mercredi, à apporter son soutient à Ségolène Royal, tant sur le fond que sur la forme. La député écologique a d’abord vivement réagit aux propos de François Fillon “d’une misogynie crasse”. Ce dernier avait, la veille en meeting, fait une sortie remarquée sur l’absence d’autorité de François Hollande sur le membres de son gouvernement concernant le dossier Notre-Dame-Des-Landes :

“Il n’est pas foutu d’arbitrer entre son ancienne épouse et le Premier ministre !”

"Je crois que Ségolène Royale à dit tout haut ce que (..) tout le monde pense tout bas”. Cécile Duflot a rappelé à ce titre les arguments avancés contre le projet de construction d’un aéroport sur le site à savoir, un chantier trop ambitieux “comme on en faisait dans les années 60”, trop cher et qui risque de détruire la zone naturelle remarquable défendue par les opposants à la construction de l’aéroport.

“Il existe encore des recours”

Dans sa réponse à la ministre de l’écologie Manuel Valls, avait rappelé lundi 17 octobre que l’évacuation du site revendiqué par les “Zadistes” (néologisme désignant les occupants de la ZAD “zone-à-défendre” de Notre-Dame-Des-Landes) devrait “évidement se faire”. Pourtant, Cécile Duflot à souligné dans le même entretient, que des recours auprès de la cours administrative d’appel de Nantes étaient toujours en cours et qu’il allait falloir se rendre compte que ce dossier était “nul et non avenu”. Tout en réaffirmant son soutient aux “résistants” présents sur la zone, l’ex-ministre du logement est obligée de préciser qu’elle est contre la violence et qu’elle ne cautionne pas certaines actions de ces derniers comme le communiqué publié le 15 octobre insultant les journalistes. Par ailleurs elle met en garde le gouvernement, contre les risques d’un deuxième Siens, “un scandal”.

La décision de la cour d’appel de Nantes concernant les recours des opposants au projet est attendu pour le 7 novembre prochain.

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