L’IMPERATIF D’UN NOUVEAU SYSTEME EDUCATIF ou RENAISSANCE DE L’EDUCATION 2.0
Issue de la révolution industrielle, notre système éducatif actuel est centré sur la pensée de l’usine, et sa vertu cardinale est la conformité. Pas la créativité, pas l’amour des savoirs, pas l’épanouissement. Mais la conformité avant toute chose. C’est en tout cas ce qu’affirme l’enseignant chercheur Idriss ABERKANE.
Fort de ce constat, Idriss ABERKANE continu en émettant une question rhétorique : pourquoi éduquons-nous ? pour le bonheur intérieur brut ou pour le produit intérieur brut ? Nous connaissons tous la réponse à cette question. L’école désirée est celle de l’épanouissement, l’école imposée est celle de l’utilité économique. Or tout humain épanoui est économiquement utile, mais tout humain économiquement utile n’est pas forcément épanoui. Nos sociétés sont, hélas, en faillite de l’épanouissement, et cette faillite est d’autant plus banalisée que l’épanouissement n’a jamais été leur but.
Généralement, nous n’allons pas à l’école parce qu’on l’aime, mais parce qu’on n’a pas le choix. << Et cette école souffre d’une grande crise majeure celle dans la captation de l’attention des élèves. Elle peut capter leur temps, puisqu’elle est obligatoire, mais aucun décret ne pourra jamais garantir la captation de leur attention.>> explique Idriss ABERKANE.
Né le 23 mai 1986, titulaire de trois doctorats, un en diplomatie et noopolitique, un autre en littérature comparée et études méditerranéennes et un troisième en neurosciences cognitives et économie de la connaissance. Idriss ABERKANE est également co-fondateur de plusieurs sociétés. Une palette de connaissances et d’expériences qui lui permet cette approche transversale et universelle.
Pour lui, notre modèle d’éducation relève du gavage. Il y a un programme à avaler, et il faudra l’avaler au rythme prévu par les formulaires éducatifs. Dans ce système, l’appétit des élèves est indifférent, il n’émerge que par accident, non par dessein éducatif, puisque l’école n’est pas conçue pour le stimuler. Certains élèves arrivent à l’école avec l’appétit- ils sont rares, et souvent leur appétit initial s’estompe ou se voit remplacé par une simple addiction à la note, que nous présentons comme une vertu, alors qu’au fond, elle est un vice. Dans une religion de la case et du formulaire, la véritable hérésie, c’est de sortir des cases, de court-circuiter les formulaires.
Je conclurais ce petit article en ses termes ; Si vous voulez œuvrer, vous aussi, à cette renaissance de l’éducation, vous devez vous rappeler sans cesse de cette neuro-sagesse fondamentale : << ce n’est pas au cerveau de servir l’école, mais à l’école de servir le cerveau.>>
#Neuroscience. #Renaissance2.0