
Emmanuel Macron: le candidat garant du bien-être de tous
Qui n’a pas de souvenirs de cantines scolaires? Qui ne se souvient pas des épinards en branches, des célèbres steak frites ou de soupes plus ou moins liquides? En fait, nous avons toutes et tous en mémoire ces souvenirs-là. Mais savons-nous tous comment ces cantines scolaires sont gérées? Comment la nourriture donnée chaque jour à nos enfants est-elle sélectionnée? Et pourquoi ce sujet a t-il, pour la première fois dans le cadre d’une élection présidentielle, quitté assiettes et fourneaux pour se retrouver au coeur du projet écologique d’un candidat?
En réalité, chaque école primaire servant des repas dans son établissement établit un contrat ou une convention avec un prestataire associatif ou commercial chargé de préparer les commandes et les menus.
En ce qui concerne les collèges et les lycées, la loi du 13 août 2004 a respectivement transféré les compétences en matière d’hébergement et de restauration aux collèges et aux lycées. Ces établissements scolaires passent des appels d’offre afin de choisir un prestataire extérieur ou alors ils peuvent confier leur restauration à un restaurateur et à son équipe qui se chargent de passer les commandes, d’élaborer les menus et de cuisiner. Quelque soit le choix fait par l’établissement où la collectivité territoriale, les menus doivent s’inspirer du Programme National Nutrition Santé qui a été créé en 2001 et lancé en 2004.
Ce programme conseille aux prestataires ou aux cuisiniers d’augmenter la consommation de fruits, de légumes et de féculents, les apports en fer et en calcium et de diminuer les apports en glucides simples ajoutés et les lipides et de veiller aux excès d’apport en sodium.
Depuis 2004, aucune nouveauté, aucune proposition de la part du Président de la République ou du Ministre de l’Education Nationale alors que la restauration collective est un enjeu de santé nationale, au moment où l’on sait que nos enfants et adolescents mangent de plus en plus mal, ne connaissent pas l’origine des produits qu’ils consomment et grignotent toute la journée.
Pour être totalement honnête, je dois dire que je ne m'attendais pas, à l’écoute des propositions d’Emmanuel Macron sur l’écologie et l’environnement, que ce sujet soit une des ses priorités.
A ma grande satisfaction, le candidat d’En Marche! a annoncé le 9 février dernier que s’il était élu Président de la République, il irait plus loin sur l’agriculture biologique que l’objectif actuel de 20% dans la restauration collective (et donc scolaire) et que 50% seraient des produits biologiques, labellisés, certifiés ou issus de circuits courts. Une mesure de bon sens qui permettra aux paysans (c’est le mot qu’il emploie car ils construisent notre pays) locaux de faire connaître des produits sains et naturels aux enfants et aux familles dans un second temps. Il serait d’ailleurs intéressant, afin de rendre cette proposition encore plus civique, d’élaborer un projet pédagogique autour de l’alimentation, en accompagnant les enfants dans les fermes, en leur montrant comment les produits qu’ils consomment à la cantine sont élaborés, en interrogeant directement les producteurs locaux.
La proposition d’Emmanuel Macron est une proposition réaliste, pragmatique et rapidement envisageable pendant son quinquennat. D’autres candidats ont depuis essayé de promettre plus quant au pourcentage mais cela n’est pas réaliste. En annonçant le premier cette mesure, Emmanuel Macron a montré qu’il était un candidat préoccupé par l’alimentation de nos enfants et l’avenir de nos paysans, quelles plus belles missions pour celui qui sera un Président garant du bien-être de tous.
