Le phénomène de coalition (Le saviez-vous #3)

Aux abords des élections communales ayant eu lieu le 14 octobre passé, les médias n’ont cessé de parler des phénomènes de coalitions et oppositions qui touchaient nos communes.

Pour comprendre ce phénomène, il nous est primordial de rappeler que la Belgique s’inscrit dans une logique de représentation proportionnelle. Cela veut dire que les sièges d’une assemblée représentative pour laquelle le citoyen vote seront distribués en fonction des résultats obtenus par les différents partis politiques. Simplifiant le système belge pour le rendre facilement compréhensible, nous poserons que si le parti A obtient 40% des voix, que le parti B en obtient 30%, le C en obtient 20% et le D seulement 10%, il ressort de ces résultats que le parti A aura 40% des sièges, le parti B 30%, …

Ce régime s’oppose à celui en vigueur en France, où on retrouve un système de représentation majoritaire. Le parti politique avec le plus de voix gagne l’ensemble des sièges qui sont proposés.

La coalition a pour but, comme son nom l’entend, de faire des alliances dans les régimes à représentation proportionnelle. S’accordant sur leurs idées communes, les partis tentent d’être dans ce qu’on nomme « la majorité ». Celle-ci est l’alliance des partis qui regroupent la majorité des voix. Face à celle-ci, nous retrouvons « l’opposition », regroupant les partis ayant, tous ensemble, moins de voix que la majorité.

Le but du système de représentation proportionnelle et de coalition est de garantir à la population que le plus grand nombre sera représenté. Ainsi, il va de soi que ce ne sera pas toujours le parti ayant obtenu le plus de voix qui se trouvera dans la coalition. Puisant l’inspiration des exemples exposés ci-haut, nous comprendront qu’une alliance entre les partis B, C et D, représentant les intérêts de 60% de la population, ne pourrait être compensée par le parti A, fort de ses 40%.

Les alliances entre partis sont souvent le fruit de négociations qui précédent même les élections. Souvent entretenues entre des partis politiques proches de par leurs idées, ceux-ci feront notamment attention aux précédents des partis, à leur réputation, ainsi qu’aux répercussions qu’engendreraient une coalition.

Nous retrouvons ce phénomène à tous les niveaux. Que ce soit au niveau communal au sein duquel on retrouve un conseil élu, ou bien au niveau fédéral et fédéré, où les assemblées sont également élues.

Pour finir, se rapportant à la réalité politique, nous noterons que la coalition actuelle au niveau fédérale est composée des partis flamands NV-A, Open-VLD et CD&V ; Et du parti francophone MR. Le nom donné à cette alliance est celui de « coalition suédoise », en hommage à la couleur des différents partis. Ceux-ci, suite à cette alliance, ont donc formé un gouvernement ensemble, présidé par notre premier ministre Charles Michel.

Léopold Bellemans.

CIVIX.

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