Barichara 🇨🇴

Depuis Mompox, il faut du courage pour rejoindre Barichara. En partant à 7h du matin, nous n’arrivons pas à parcourir les 460 km dans la journée. Nous passons la nuit à San Gil, et faisons les 45min restantes le lendemain matin. À San Gil, nous trouvons un hôtel confortable et bien placé, puis allons dîner sur la place principale. Arrivés à Barichara, nous ne voulons pas trop perdre de temps à chercher un hébergement donc lorsque nous tombons sur un bel établissement, avec un grand jardin et une piscine, nous n’hésitons pas trop même si nous dormirons en dortoir pour une nuit…


Barichara est une petite ville vraiment charmante ! Nous déjeunons et nous promenons dans le centre (qui n’est pas très étendu). Il se dégage une belle unité architecturale et un belle harmonie de tous ces bâtiments bas aux toits de tuiles. Les soubassements, volets et portes sont peints dans un élégant marron. En empruntant les rues pavées en pente nous atteignons des miradors qui permettent d’embrasser du regard toutes les montagnes environnantes. Sous un beau soleil, c’est un vrai plaisir.

Nous prenons ensuite le chemin de Guane, un tout petit village situé à environ 1h30 de marche de Barichara. Le Camino Real qui y conduit a été aménagé à la fin du XIXe siècle. C’est une ballade très agréable. Le chemin a tout ce qu’il faut de bucolique : de larges pierres au sol, des murets qui délimitent le parcours et une végétation fournie. Sans oublier la belle vue sur les alentours. Nous ne voyons pas le temps passer et arrivons à Guane en compagnie d’un jeune couple québécois.

Ce village est une réduction de Barichara. Seulement quelques pâtés de maisons mais la même architecture uniforme. Une belle église domine la place centrale arborée. Le long bâtiment de l’école ferme l’espace de l’autre côté. Un petit cimetière clos, lové contre une chapelle de pierre, occupe un coin du village. Un nouveau point de vue sur les montagnes prend place quelques dizaines de mètres plus loin. Nous avons le temps de prendre une petite glace, de faire un dessin et de déambuler dans les rues avant de retourner à Barichara en voiture. Le chauffeur conduit très vite mais nous arrivons entiers.

Nous continuons notre découverte de la ville. Le Parque de las Artes et la Capilla Santa Barbara, sur les hauteurs, nous permettent de surplomber l’étendue de tuiles des toits des maisons. Seule la cathédrale se détache en hauteur. Elle domine la place centrale tout en étant positionnée dans un angle. Comme dans toute les petites villes colombiennes, il est toujours agréable de traverser ces places pour trouver ombre et fraîcheur.

Nous retournons à notre hôtel pour nous baigner dans la piscine. Mais il fait un peu moins chaud et surtout l’eau du bassin est trop froide pour nous. Nous renonçons assez rapidement. On se repose dans nos lits avant de ressortir dîner. Il y a de l’animation sur la place : de vieilles voitures sont exposées. Le DJ est à fond, sûrement encouragé par les jeux de lumières. Ça fait beaucoup d’installation pour seulement une vingtaine de véhicules…

Nous dînons dans un charmant restaurant conseillé par le gérant de l’hôtel. Les tables sont installées dehors et l’ambiance est décontractée. Nous arrivons juste à temps pour prendre la dernière table disponible. Un bon burger (moins bon que ceux de Minca toutefois) dans un joli cadre, parfait pour terminer la journée.


Le lendemain nous avons encore le temps de profiter de la ville avant de prendre notre bus vers 15h30. Nous nous baladons donc dans les charmants petites rues et passons visiter un atelier de fabrication de papier. Dans le jardin sont plantées toutes les essences qui peuvent être utilisées : papyrus, ananas, canne à sucre, bananier et même cannabis ! Ensuite, dans un joli bâtiment, nous pouvons observer comment les fibres végétales sont broyées, mélangées, aplaties et séchées pour donner une feuille de papier.

Il ne nous reste plus qu’à se prendre un bon almuerzo et c’est reparti pour la prochaine étape !

Hasta luego !