La ciudad de Buenos Aires

Buenos Aires est gigantesque. Cette ville donne l’impression d’être inaccessible par sa taille.
Alors on commence à la parcourir, à s’orienter, à passer plusieurs fois dans les mêmes rues et le sentiment d’appropriation s’installe petit à petit. Cette ville demande de l’énergie et de la volonté si l’on souhaite en profiter pleinement.
L’organisation du tissu urbain permet de se déplacer aisément dans la ville.
En effet, la ville se développe selon un plan orthogonal rigide avec des rues parallèles et perpendiculaires, et seulement quelques diagonales. Chaque îlot, appelé « manzana » occupe (environ) la même superficie au sol. Il n’est pas ouvert sur la rue et ne permet pas de traverser l’îlot ni de créer des porosités visuelles.
La manzana est divisée, créant ainsi les différentes parcelles de l’îlot. Le découpage parcellaire d’une manzana traditionnelle implique une lecture de façade sur rue avec une largeur identique de 8,66 m (chiffre dérivant de l’ancienne unité).
Chaque « côté » de la manzana se nomme un cuadra.
C’est au niveau des angles de la manzana que l’on retrouve systématiquement des commerces : kiosco, café, restaurant, magasin en tout genre.
Pour plus de précisions, voici un article intéressant sur la formation des manzanas !

Une identité propre à chaque quartier
On découvre la manière de vivre des argentins, dont le rythme de vie est différent, notamment au niveau des sorties le soir. On tente de s’adapter petit à petit. Lorsque le temps est généreux, la ville se pratique plus agréablement. Si on mets de côté les périodes où il pleut sur plusieurs jours d’affilé, l’hiver est clément si on le compare au nôtre !
L’ambiance des quartiers est très différente et propre à chacun d’entre eux. On se sent mieux dans certains quartiers, tels qu’à Palermo ou à San Telmo par exemple. C’est la densité et la hauteur du bâti qui jouent sur le sentiment d’étouffement ou au contraire de respiration. Dans ces deux quartiers, les façades sont très colorées, la densité est moins importante, les rues sont moins larges et c’est tout simplement charmant !
C’est également la vie animée à tous les angles des « cuadras » qui permet de ressentir cela. Restaurants, cafés, kioscos (achat de confiseries, recharge des cartes de portable et de métro), épiceries, galeries, …
De la vie à tous les coins de rue.


Il n’y a que peu de grands supermarchés. Les argentins préfèrent les petits magasins, fort nombreux. Ils offrent la sensation de vie de quartier avec des petites habitudes qui se créent très rapidement : achat des légumes et des fruits à la verduleria, achat de la viande à la carneceria, achat des empanadas et des douceurs à la panaderia, achat des pâtes fraîches à «l’italien d’argentine», achat chez lpoids de petits plats diversifiés et à bon marché aux petits « negocios » et achat chez le chinois pour les produits de base …






Les façades sont très colorées et ne sont pas figées ou vues comme des éléments sacrés ne pouvant pas évoluer. Même si Paris est magnifique :), je dois bien avouer que cette manière libre et créative de repenser en permanence l’espace dans lequel on vit est très riche …




On peut voir fréquemment dans la rue des voitures anciennes, souvent abîmées, mais souvent bien classes !
Des pick-up, des bus scolaires et de bus de la ville old school, des anciens coupés des sport, bref, un régal …
M u c h o s b e s o s
Clémentine
