Présentez votre Pitch sans Stress avec ces 16 Conseils d’improvisation

Il vous est déjà arrivé de perdre le fil de votre discours, en court de présentation. Perdre pied suite à une question en pleine en réunion. Le stress vous glace tellement qu’il ne laisse place qu’à un grand vide abyssal : Apprenez à improviser !
Vous recherchez de bons conseils sur l’attitude à aborder pour votre présentation de la semaine prochaine? Vous souffrez d’anxiété lors des prises de paroles publiques? Vous n’avez plus le temps de préparer vos discours alors : Apprenez à Improviser !!!
Je vous propose de 16 astuces pour débuter et faire éclore vos talents d’orateur(trice) :
- Développez votre confiance
- Improvisez clairement
- Etre persuasif
- Etre plus à l’aise lors de présentation préparée ou non
Le stress est en réalité un sentiment tout à fait normal. Il est possible de l’utiliser à notre avantage en le maîtrisant. L’adrénaline que nous produisons nous permet de réagir efficacement. En conséquence, le trac est nécessaire pour qu’une prise de parole soit impactante !
Au lieu d’apprendre votre texte par-cœur ou ressasser vos futurs speech en boucle, prenez du temps pour apprendre les principes d’improvisation. Sans de bonnes bases théâtrales, le “par-cœur” n’est pas la solution. Premièrement, trop chronophage. Deuxièmement, votre auditoire sentira que vous récitez…
Je vous propose donc une nouvelle approche : Mêler préparation et improvisation.
Mais qu’est ce qu’ Improviser ?
C’est réaliser une chose qui n’était pas prévue, et surtout que vous même n’aviez pas envisagez. L’improvisation ne s’improvise pas !
Inventez-vous un personnage
Avez-vous déjà remarqué comme il est plus facile de maîtriser ses émotions en endossant le rôle de quelque d’autre? La pression est moindre car inconsciemment si vous échouez : ce n’est pas votre personne qui aura ratée mais bien votre clone.
Je parle de clone, car je ne vous demande pas de vous transformer en Don Juan. Ce clone doit simplement être vous, mais avec quelque chose en plus. Il ne bafouille pas, il parle avec ses mains, il se tient droit, etc … Un peu comme des danseurs de tango rentrant sur la piste, vous devez montrer votre meilleur version de vous même.
Croire en son message
Tout bon orateur devra montrer une confiance en soi et être enthousiaste. Vous n’avez pas d’autre choix que de croire à votre message. Faites en sorte qu’il vous passionne. Soyez fougueux et vivez ce que vous raconter car l’important n’est pas ce que vous dites mais comment vous le dites.
Lors d’un discours, voici les éléments sur lesquels vous serrez jugé ! :
- La qualité du contenu, la richesse, la profondeur, le vocabulaire.
- La qualité de la voix (expression orale), l’intonation, le rythme.
- La qualité de la gestuelle (expression physique), expression du visage, mouvements du corps, look général.
Des expériences ont montrées que l’auditoire retenait majoritairement le non-verbal. 60% de ce qui est retenu est du non verbal et seulement 6% du verbal ( reste 34% de para-verbal = expression orale).
En conclusion, mieux vaut ne pas avoir grand chose à dire mais le dire avec panache. Votre personnage n’a plus qu’à rentrer en scène.
L’accroche est essentielle
Vous devez obtenir l’attention de votre auditoire rapidement. Pour cela, racontez une histoire surprenante, une anecdote frappante, tiré de votre apprentissage.
Même si l’humour est souvent gage de réussite et clairement communicatif : Attention à bien l’utiliser car la chute pourrait être violente si l’envole n’est pas maîtrisé.
Vous devez aller droit au but, quitte à choquer. Vous arrondirez les angles plus tard mais votre introduction doit être percutante et accrocher l’oreille. La seconde partie de votre élocution sera là pour développer votre problématique et convaincre.
Comment ne pas se retrouver à sec !
voici les bases pour éviter les moments de malaises :
- Ne tirer pas toutes vos cartouches dès le début. Gardez en dans le chargeur !
- Ecouter votre entourage, restez attentif aux comportements. Ils sont des pistes pour indiquer les sujets à développer.
- Dialoguez avec votre publique, poser lui une question, faites le réagir pour mieux rebondir derrière.
Si vous ne savez pas par où commencer, alors dites le à voix haute ! :
“Je ne sais pas bien par ou commencer, … mais je me dis que développer ce point pourrait être une bonne solution …”. Le temps de prononcer ces mots une idée sera apparue.
Votre inspiration la plus grande provient de vos propres expériences. Il faudra apprendre à faire remonter vos souvenirs pour les utiliser en improvisation.
Enfin, le processus magique qui dérouillera votre bouche et débloquera les premiers mots à coup sur :
- “Dites ce que vous allez dire”
- “Dites le”
- “Dites ce que vous venez de dire”
Gagnez en répartie
La répartie vient en ayant une certaine distance de la réplique. Il ne faut pas faire intervenir ses sentiments dans la discussion au risque de se sentir directement toucher. Une fois toucher par les mots de son “adversaire” il devient alors impossible de répondre. On retrouve avec ce mécanisme, l’intérêt de se mettre dans la peau d’un personnage.
Limitez votre temps de parole
Ne risquez pas de parlez pour ne rien dire. Si votre discours s’attarde vous risquez de perdre l’attention de votre publique. Soyez court, concis et terminez en beauté votre prise de parole. Le publique se souvient mieux de la conclusion, que du développement.
Pour ne pas vous perdre, suivez “un seul fil conducteur”. Dégraissez vos idées et garder un seul angle de vu.
Voltaire disait : “Le secret de l’ennui, c’est de tout dire” !
Prenez votre Temps
Je le répète prenez votre temps ! Vous pouvez répéter, reformuler vos phrases pour gagner du temps. Vous laisserez les idées arrivez jusqu’à votre cerveau. Vous éviterez une panne sèche en ralentissant votre débit vocal.
Les blancs sont autoriser ! si ils sont un peu longs, faites semblant de réfléchir ! Un blanc permet à l’auditoire de souffler. Ce sera un moment de répit pour assimiler ce que vous venez de dire.
Pensez à construire vos phrases avec des mots de liaison : “Premièrement…”, “tout d’abord, je voudrais dire…”, “Je vous remercie de me laisser la parole car j’ai deux points que je souhaiterai aborder…”.
Développer le plan de votre discours rapidement
Cela demande beaucoup de concentration, mais en restant dans l’instant présent et en prenant votre temps, vous pourrez échafaudez votre plan.
Voici un exemple de plan à suivre pour ne pas se perdre en improvisation :
- Commencez par aborder les faits, résumez la situation. “Comment en sommes nous arrivez là ?”
- Puis, donner les conséquences. Développez un exemple important.
- Enfin, donnez votre solution et demandez l’avis de votre auditoire.
Par exemple, pour bien commencer, parlez du cadre qui vous entoure, le lieu, l’environnement, les personnes, l’heures, l’objectifs du meeting ; vous allez gagner du temps. les solutions sont nombreuses :
“Je suis heureux d’être parmi vous ce soir, …”, “Je suis honorer de prendre la parole dans ce lieu mythique, …”
Demandez vous pendant ce temps : “Qu’est ce qui intéresse réellement l’auditoire ?”, “Quelle solution peut apporter mon discours ?”, “Pourquoi suis-je ici ?”, “A quel auditoire je m’adresse ?”.
Il est encore mieux de savoir par quoi va se terminer votre prise de parole avant d’aborder le vif du sujet. Connaître sa chute avant de commencez à développer son plan.
Comment persuader son auditoire
Tout d’abord, sachez qu’une solution apportée sans bien définir préalablement le problème ne sera jamais aussi bien perçue. Il est démontré que pour persuader efficacement quelqu’un il faut commencer par confirmer son problème.
De plus, il faut le toucher à la raison (tête), puis le prendre par ses sentiments (coeur) pour enfin faire appel à ses trippes.
- Pour toucher la raison, utiliser des chiffres, des preuves, des éléments concrets.
- Pour toucher le cœur, utiliser les émotions, le ton de la voix, la lenteur
- Pour toucher les tripes, appeler à l’action.
Il est important d’impliquez votre auditoire dans votre discours. Utilisez le “nous” plutôt que le “vous” ou le “je”. Il se sentira plus concerné et vous maintiendrez son attention.
Embellissez vos propos, quitte à les exagérer pour qu’ils soient parfaitement compris. N’hésitez pas à faire des phrases courtes, vous rendrez vos idées plus claires. En fin de compte, ce qui importe c’est ce qu’aura retenu votre auditoire. Il doit pouvoir retranscrire les grandes lignes de votre présentation à son entourage.
Adapter son discours en temps réel
Ensuite, vous pouvez adapter votre discours en temps réel. Vous allez maintenir l’attention de votre auditoire.
- Ajustez votre élocution à l’ambiance générale.
- Parler la langue de votre auditoire. Adoptez son vocabulaire.
- En débat, utilisez les termes de votre contradicteur.
Prenez un comportement de “gagnant”
Faîtes comme si vous n’aviez pas peur. Ou du moins, faites semblant de ne pas avoir peur. Dites-vous que vous dirigez les opérations. N’oubliez pas, vous êtes le maître de cérémonie, ne vous laissez pas marcher sur les pieds. Garder en main la situation.
Une question posée vous dérange, esquivez là :
“Je pense aborder cette question lors d’une prochaine réunion, pour le moment concentrons nous sur…”
Si vous n’avez rien à dire : dites le. Il est parfois, plus intéressant de repousser une prise de parole que la prendre pour finalement faire échouer son intervention.
“Je ne pense pas qu’il soit utile de parler de ce point aujourd’hui…”
Adoptez une gestuelle communicatrice
Je pourrai écrire un nouvel article sur cette thématique tellement il y a à dire, mais simplement :
Vos gestes doivent être :
- Tourner vers l’auditoire
- Ouverts
- Haut et amples.
Niveau présence corporelle :
- Occupez l’espace.
- Tenez vous droits.
- Surveillez vos tics
- Communiquez avec votre visage. (Il parle avant vous et sert capter l’attention).
Faire face où trou de mémoire
Si le trou de mémoire devait survenir. Ne vous inquiétez pas. Vous avez le choix :
- Reformulez votre dernière phrase immédiatement (nouveau rythme, nouveau vocabulaire).
- Donnez la parole au publique, poser une question.
- Avouez votre trou de mémoire, rigolez en avec l’auditoire, le temps de retrouvez vos esprits…!
Adopter une pensée positive
Laissez tomber les pensées négatives. Dites vous plutôt : “C’est facile maintenant, je suis de plus en plus à l’aise à l’oral, je vais y arriver cette fois ci, je vais improviser, je suis le meilleur”.
Regardez vos pensées, dissociez vous de votre mental, écouter et voyez ce qui se passe “là haut”. Laissez tomber ces croyances inhibitrices que vous infliger.
Vous devez vous affirmez. S’affirmer c’est : défendre son point de vue, ses intérêts, ses droits sans asservir et écraser ceux qui nous entoure.
Maîtriser son trac
Voici un conseil pour maîtriser votre trac dans n’importe quelles situations : La respiration ventrale :
Prenez quelques minutes pour soufflez, vous isoler et travailler votre respiration ventrale. Comme en méditation, sentez l’air rentrer puis sortir par vos narines. Mettez la main sur votre ventre, et gonflez le à mesure que vous inspirez. En expirant, compressez légèrement votre ventre. Une fois le mécanisme bien assimiler, ressentez la fraîcheur de l’air revigorant qui rentre dans votre gorge puis va jusqu’à vos poumons. Inspirez la confiance, puis expirez toute pensées négatives, stress, et tensions. 5 minutes suffiront pour vous recentrer et vous calmer.
Remarquez comment dans les moments de panique, on a tendance à superposer nos phrases à notre respiration. On calque notre respiration à notre élocution. Développez cela :
Inspirez = Réfléchissez / Expirez = Parlez.
BONUS : Apprenez à articuler
Je vais chez ce cher Serge !
Conclusion
Bien sur l’entrainement et l’expérience aident. Alors, dès que l’occasion se présente faites en sorte d’avoir quelques choses à dire : Posez une question, réagissez, remerciez quelqu’un publiquement. Guetter le moment où vous pourrez intervenir.
Vous êtes déjà des improvisateurs ! Vous avez juste à scaler vos capacités vers de nouvelles situations pour progresser. Les principes fondateurs ci dessus vous serviront toute votre vie quelques soient les domaines.
L’improvisation ne doit pas empêcher d’être rigoureux car improviser c’est aussi prévenir des aléas. Il n’y a pas une solution miracle, des astuces certes… Mais la meilleure solution pour trouver quelque chose à dire reste de développer ses connaissances et se préparer à prendre la parole. Il faudra aussi développer son intuition, sa rigueur.
Vous pouvez tester l’ensemble de ces conseils dans un cadre amical, sans enjeux.
Voici plusieurs caractéristiques essentielles à retenir :
- La sincérité : Parlez avec votre cœur et votre corps.
- La spontanéité : Faites fuser les mots.
- La simplicité : Ne vous attarder pas, aller à l’essentiel.
Improviser c’est donner le pouvoir au moment présent, le rendre plus chaleureux. C’est aussi devenir plus libre et faire attention autres.
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Clément D.