3 règles à assimiler avant de se lancer dans le non coté

Etes-vous prêt à vous lancer dans le Capital Venture ?

De plus en plus de particuliers s’intéressent à l’investissement non coté, souvent attirés par les rendements historiques affichés. Pour beaucoup d’entre eux, le mot start-up rime avec beaucoup d’argent à gagner !!!

Acteur vivant au quotidien dans ce milieu, nous considérons qu’avant d’espérer gagner de l’argent, il est primordial de tout faire pour éviter de voir son capital disparaître comme neige au soleil (surtout avec une telle canicule !!!)

L’objectif de cette série d’articles, publiée pendant tout l’été, est donc modestement de rappeler quelques règles, d’avancer quelques bons réflexes à avoir, de comprendre toutes les alternatives possibles pour investir… avec comme objectif principal d’éviter trop de déconvenues (car il y en aura forcément quelques unes).

Commençons cette semaine par 3 règles basiques à assimiler avant de démarrer l’aventure du Capital Venture.

1ère règle : Plus l’espérance de gain est forte plus le risque pris est important

Avant toute chose, revenons sur la seule et unique règle qui existe en finance : plus la rentabilité potentielle est importante, plus le risque est fort.

Ce basique devrait être une évidence pour tous, et pourtant l’appât du gain fait que peu s’en souviennent.

Pas de gains importants sans une prise de risques….

Pour le plaisir, citons l’affaire Madoff, ses promesses de rendement à 7% par an, et tout ça sans risque. Toute la finance y a cru… Même les plus grands groupes financiers…

Alors surtout retenez cette règle, aussi longtemps que vous gardez cette casquette d’investisseur.

Le moment est idéal pour faire une parenthèse, sur les deux segments du non coté : le capital risque et le capital développement.

Le premier correspond à l’investissement dans des sociétés en amorçage (en début d’activité avec une très forte croissance), le second correspond lui à l’investissement dans des sociétés ayant atteint une taille significative ainsi que la profitabilité (cherchant à conserver une forte croissance).

Vous l’avez donc compris, le capital risque qui affiche dans des articles, des rentabilités moyennes annualisées pouvant atteindre jusqu’à 35% (confère les Echos, du 1er mars 2019) possède une caractéristique majeur : être un investissement très risqué.

Souvenez-vous en lorsque vous serez entré au capital d’une start-up. Tout ne sera pas rose. Il vous arrivera souvent d’avoir quelques sueurs froides, et de vous poser la question : ai-je bien fait de prendre ce risque ?

A vous de choisir si vous vous concentrez sur ce segment plus risqué, ou si vous cherchez à maîtriser ce risque en le mixant avec des investissement en capital développement.

2ème règle : accepter l’indisponibilité et le risque de perte totale du capital

C’est une évidence mais qu’il est important de rappeler. Lorsqu’on investit au sein d’une société non cotée, il faut partir du principe que vous pouvez perdre tout le montant investi. Ce n’est pas la finalité, bien évidemment, mais ça peut arriver, alors mieux vaut l’avoir en tête.

Deuxième point d’acceptation, avoir conscience de l’indisponibilité de ses avoirs pendant plusieurs années. Là encore, il existe des belles histoires ou les investisseurs ont pu profiter d’un d’exit incroyable dès la deuxième année, mais elles sont monnaie rare. Elles sont aussi contre nature avec l’investissement seed, à savoir un investissement au début de vie de la start-up, là ou elle a le plus besoin de capitaux.

Les étapes de la levée de fonds : love money, seed, série A

Son objectif dans les 5 années qui suivront cette levée sera de maintenir une forte croissance, pour espérer accéder aux autres étapes de levées (Série A, Série B, …) et ainsi pouvoir aller le plus haut et le plus loin possible.

Pour le plus grand bonheur de ses investisseurs…

3ème règle : investir sur une période de temps la plus importante possible

Nous vivons dans un monde ou tout va très vite. Nous sommes loin de l’ère industrielle ou il fallait beaucoup de moyens et de temps pour développer une entreprise.

Aujourd’hui, un petit génie informatique peut à lui seul développer un algorithme, et proposer une offre commercialisable capable de disrupter un marché.

SI on ajoute à ça des habitudes de consommation qui changent à une vitesse sidérale, et des acteurs du numérique qui peuvent à coups de milliards étouffer leurs nouveaux concurrents, on comprend tout de suite qu’il est important de ne pas réaliser tous ses investissements au même moment.

Lorsque l’on plonge dans l’univers start-up tout va vite, très vite. On peut avoir le sentiment qu’il y a des opportunités à ne pas manquer, qu’il faut les saisir…toutes…

Et se retrouver à avoir investi tout le capital prévu pour ces opérations, en moins de 6 mois.

Pourtant, des opportunités, il y en a depuis 20 ans, et il y en aura encore dans 20 ans.

Alors soyez exigeant, et prenez le temps.

Vous vous apercevrez que certaines périodes sont plus prolifiques, avec des start-up qui sont déjà en orbites, alors que d’autres périodes sont plus propices à la négociation des valorisations, ce qui est un atout indéniable au moment de l’exit.

Et si vous avez besoin d’être entouré.e, nous sommes là :

www.clubdesprophetes.com

A suivre la semaine prochaine, les 5 bons réflexes à adopter…. Nous parlerons de love money, de table de capitalisation, de diversification sectorielle, ….

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