Le syndrome de l’imposteur du community manager en 5 points

Le syndrome de l’imposteur est un mal courant que beaucoup de salariés et entrepreneurs vivent. Le Community Manager n’est pas épargné. Souvent nommé « couteau suisse » du web, on lui attribue de nombreuses compétences, qui ne lui sont pourtant pas propres. Dans cet article, je vous propose un retour sur les confusions les plus fréquentes qui sont responsables du syndrome de l’imposteur de notre community manager.

Le Community Manager n’est pas un graphiste

Si le Community Manager doit produire et publier des visuels régulièrement pour les réseaux sociaux, il n’est pas graphiste pour autant. Le graphisme est un métier à part entière, qui implique une maîtrise de logiciels complexes (Photoshop et suite Adobe), une construction de charte graphique et logo, mais également une connaissance des outils print (quand le Community Manager utilise essentiellement des compétences web).

De nombreuses entreprises ont tendance à mélanger l’ensemble des outils de design web et les réseaux sociaux , ce qui porte la confusion sur le métier de Community Manager. Inversement, on n’attend pas d’un graphiste qu’il anime des communautés sur les réseaux sociaux. Rappelons à ces entreprises que le Digital n’est pas un métier, mais un secteur !

Le Community Manager n’est pas un marketeur

Il serait tentant de penser que le Community Manager puisse également analyser les sources du trafic de votre site web, votre taux de conversion et construire vos audiences sur Facebook Business Manager. Et pourtant, le community Manager n’est pas non plus un marketeur. Il peut certes créer vos publicités Instagram, mettre en place des boosts pour vos publications Facebook, mais il n’a pas à maîtriser toutes les techniques de Growth Hacking en vogue, ni se transformer en expert SEO !

Si les Web-Marketeurs et les Growth Hackers utilisent les réseaux sociaux, ils n’en font pas le même usage que le Community Manager ! Un expert en Facebook Ads ne saura pas forcement faire une bonne modération sur ce même réseau social !

Le Community Manager n’est pas un blogueur

Aujourd’hui, le blog est un outil utilisé par de nombreuses entreprises pour vendre leurs produits grâce à des techniques d’écritures marquetées : le copywriting. Le blogging a également pour vocation d’améliorer le référencement de votre entreprise. Enfin, les articles de blogs sont des contenus relayés par les entreprises sur les réseaux sociaux. Ce push, est le travail du Community Manager, qui devra grâce à la qualité de sa publication, générer du clic sur le lien mis en avant.

Pour autant, rédiger l’article de blog en question est une compétence qui ne relève pas du Social Media. Il s’agit du travail d’un rédacteur web ou de copywriter, qui maitrise le SEO et le placement des balises Html dans l’écriture de son article. En tant que professionnel des réseaux sociaux, le Commuity Manager n’a pas à connaître toutes les techniques de référencement naturel.

Le CM n’est pas un métier d’études mais de pratique

Lorsqu’une entreprise recherche un Community Manager, elle lui demande généralement un CV, en regardant sa formation initiale. Et pourtant rien n’est moins changeant que le métier de Community Manager. Les algorithmes des réseaux sociaux ont changé depuis leur création et changeront encore.

Un diplôme ou une certification social media obtenus il y a deux ans ne prouve en rien que le Community Manager sera compétent s’il ne se forme pas continuellement : il doit composer avec les changements d’algorithme mais aussi l’évolution des outils social media, ainsi que les nouvelles fonctionnalités de chaque réseau social. Ce qui fait un bon Community Manager est sa capacité à faire une bonne veille et s’investir en tant que curateur de contenus !

Le Community Manager est un animateur de communauté, choisissant sa spécialisation

Avec les 4 précédents points, nous avons vu que le Community Manager était souvent confondu avec d’autres métiers du digital. Or sa fonction première est l’animation de communautés sur le web. Il doit pour cela, faire preuve d’une très grande réactivité et d’un bon relationnel (écrit) pour fédérer des groupes Facebook, comme satisfaire un client d’une page.

Toutefois, un bon Community Manager se démarquera grâce à sa spécialisation. La spécialisation c’est quoi ? Elle peut se traduire par une compétence spécifique qui le démarquera de ses concurrents. La spécialisation se traduit également par une forte expertise sur un réseaux social. Chez CM for Good, nous avons tous notre spécialisation : Copywriting et LinkedIn pour moi, Vidéo et Facebook pour Justine, les Lives et la gestion d’une communauté sur Instagram pour Annie, Facebook Ads et Twitter pour Laurent. C’est cette spécialisation qui nous permet d’être des Community Managers remarquables !

Cet article avait pour objectif de mettre fin au syndrome de l’imposteur du Community Manager en clarifiant et délimitant son métier. L’idée n’est pas de dire qu’il ne faut pas monter en compétences, au contraire ! Pour être un Community Manager dont on se souvient, il faut choisir une spécialisation. Cette spécialisation rendra beaucoup plus acceptable le fait de ne pas maîtriser l’ensemble des compétences du digital demandées par les entreprises.

Alors, quelle est votre spécialisation ? Ecrivez-là nous en commentaire de cet article :)

Yéza Lucas, Fondatrice de CM for Good