La systémique offre une approche globale rendant intelligible les interactions entre les éléments qui appartiennent au système donné, à l’opposé d’une approche analytique qui s’attarde sur les éléments eux-mêmes.

Ainsi, la recherche de causalités est abandonnée au profit de la recherche de finalités.

Afin de mieux saisir l’approche systémique, il est nécessaire de s’interroger sur la signification de son fondement: le système.

Le système est un ensemble d’éléments liés entre eux qui tendant à la réalisation d’un objectif commun (une finalité).

“Le tout est plus grand que la somme des parties.”

Confucius

Françoise Kourilsky-Belliard illustre cette approche à travers la synthèse suivante: “Dans la démarche systémique, c’est la question du “quoi” et des buts à atteindre qui est l’attitude de base pour appréhender les problèmes.”

Gérard Donnadieu définit cinq caractéristiques des systèmes hypercomplexes:

-ils sont nécessairement ouverts (qui échange en permanence avec le milieu dans lequel il se trouve)

-sont relationnels et englobants (les éléments interagissent et sont eux même englobés dans une cellule englobée dans un système)

-sont finalisés (une finalité commune mais des spécificités et objectifs individuels)

-ont besoin de variété (capacité d’adaptation aux modifications environnementales)

-sont auto-organisateurs (rencontre entre finalité et variété)

L’auteure nous alerte quant à la tendance naturelle des systèmes à l’homéostasie, en tant que “tendance du système, face à une transformation légère à se rétablir dans son état antérieur.”

Cette réaction s’illustre régulièrement en tant que résistance au changement, poussant les individus à reproduire des solutions qui ont fait leur preuves auparavant et ce, malgré un changement de conjoncture.

Ici, le concept de finalité prend tout son sens en tant qu’objectif permettant de surmonter le changement.

La modélisation systémique est une méthode visant à décrire et illustrer l’intention du modélisateur, en d’autre terme, elle permet de mettre à plat ses finalités.

Cette pratique offre alors la possibilité d’une position-méta (prise de distance, regarder dedans/dehors) tout en illustrant les liens entre différents acteurs/éléments et leurs interactions.

“La complexité est tout à fait subjective, elle est liée à l’intelligibilité qu’a du système celui qui l’observe et donc à la représentation qu’il peut en avoir. La complexité ne doit pas être abordée avec la volonté de l’extraire du système, mais en élaborant des représentations mentales elles-mêmes suffisamment complexes (…) pour que le système en cause nous devienne intelligible.” Jean Erceau, La Retraite complémentaire n°120

“Lorsque les données du réel deviennent incertaines, inséparables et posent des problèmes de contradiction, nous sommes face à la complexité. Face à cette complexité, le mode de pensée compartimenté, qui est encore le plus répandu, fondé essentiellement sur une vision mécaniste, induit l’esprit à la confusion. Ce que j’appelle la pensée complexe, au contraire, essaie de trouver les moyens de répondre à la complexité et de la dissiper. Elle appelle une véritable réfomre de pensée.”

Edgar Morin

http://monmba.blogspot.fr/2017/05/lapproche-systemique-pour-gerer.html?m=1

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