Je croyais que les startups, ce n’était pas pour moi

Certaines personnes sont dotées d’une envie de création irrépressible — produire de la valeur ajoutée, faire de la matière là où il n’y avait rien, à partir du peu dont on dispose. D’autres ont besoin d’un cadre, d’une organisation, éventuellement d’une hiérarchie, avant de pouvoir s’approprier leurs fonctions et mener à bien les missions qu’on leur confie. Il me semble que tout en faisant partie de cette deuxième catégorie, on peut se nourrir de l’énergie de la première. Ceux qui ont le courage, parfois la témérité, de faire naître et de développer leur projet, peuvent faire grandir ceux qui préfèrent rejoindre une équipe déjà existante, pour prendre le temps d’en comprendre le fonctionnement avant d’apporter leur pierre à l’édifice — quitte à disturber l’organisation originelle.

J’ai eu la chance de faire partie de plusieurs aventures entrepreneuriales, sans qu’aucune n’attise chez moi l’envie de rejoindre réellement le cœur du projet. Était-ce une question de personnalités, d’entente avec les fondateurs ? Certainement. Cela aurait pu se traduire par “les startups, c’est pas pour moi”, mais à chaque équipe son esprit collectif et il aura simplement fallu que je rencontre celle qui me correspondait. En avril dernier, je commençais à utiliser Freshr pour répondre à un besoin d’information rapide et générale. Jour après jour, le chatbot m’est devenu indispensable et je lisais chaque matin l’actualité digitale, scientifique ou sportive, que je suivais peu auparavant.

Très vite, j’ai proposé à Freshr de l’aider en corrigeant l’orthographe et la syntaxe de ses brèves. Quelques jours plus tard, je discutais avec Dylan, qui m’invitait à les rejoindre. La disponibilité, l’enthousiasme et les perspectives d’évolution m’ont tout de suite séduite. Au fil du temps, j’ai pu commencer à rédiger des quiz “À la Une” et des brèves pour la catégorie culture. Occasionnellement, Romain m’a offert d’aider au développement de la startup. Bien que encore anecdotiques, ces opportunités sont celles que je valorise le plus. J’ai beaucoup de plaisir à travailler à distance avec l’équipe, que je n’ai finalement rencontrée qu’une fois de visu, à l’occasion d’un afterwork.

C’est peut-être ce dernier point qui démarque le plus Freshr des autres expériences que j’ai pu avoir. La maturité de leur management, la liberté laissée aux rédacteurs, les conseils bienfaisants prodigués… Nous sommes sur la même longueur d’onde. Sans la formaliser, l’organisation suit des normes que leur envieraient beaucoup de managers. Aucune hiérarchie n’est ressentie, le rôle de chacun prime sur son ancienneté. Certains se font remarquer par la quantité de travail fournie et en sont remerciés, d’autres manquent parfois à leur devoir, mais tous reçoivent régulièrement une appréciation de leur implication. Gérer une équipe d’une trentaine de personnes à distance est un challenge de taille que Freshr relève haut la main.

Comment ne pas s’épanouir quand on est encouragé à exacerber ses passions, quand le rythme de production rend la tâche stimulante, quand les personnes avec lesquelles on travaille sont aussi agréables que généreuses ? Il me tarde de pouvoir accorder davantage de temps aux missions de business development et de faire mes preuves en tant que rédactrice. J’ai rarement eu autant envie de m’impliquer dans la réussite d’un projet. Il ne reste plus qu’à s’en donner les moyens ! Prochaine échéance : le passage du certificat Voltaire en septembre, pour légitimer mon rôle de correctrice. D’ici là, j’espère avoir de nombreuses occasions d’aider à faire avancer Freshr, en particulier vers l’intelligence artificielle et pourquoi pas, un jour, en langue anglaise.