La Vie est Belt, pour un entrepreneuriat social et solidaire

Hubert Motte, jeune entrepreneur Lillois, a fait le pari de régler le problème du recyclage des pneus de vélo grâce à son projet La vie est Belt. Il revient avec nous sur son aventure entrepreneuriale et sur ses projets.


Alors que certaines personnes peinent à trouver le CDI de leur rêve, d’autres sont prêtes à le sacrifier pour s’aventurer sur ce chemin épineux qu’est l’entrepreneuriat. Tel est le cas d’Hubert Motte qui, en 2016, a décidé de monter sa marque d’accessoires de mode recyclés La vie est Belt. À l’heure actuelle, cette dernière est focalisée sur la confection de ceintures, lesquelles sont façonnées par des femmes et des hommes sans emplois et en situation de handicap.

Arborant fièrement une ceinture de sa conception, Hubert nous explique comment il a eu le déclic. Pour réaliser son mémoire de fin d’étude, il se rend en Colombie et est rapidement confronté à la pauvreté et à l’accumulation invraisemblable de déchets dans certains quartiers du pays. Il a, de plus, été particulièrement touché de voir autant de personnes travaillant dans les réseaux de drogues pour subsister. « Je me suis dit que ce serait cool de leur trouver un autre projet que vendre du crack ». Dès son retour en France, il décide de se concentrer sur le recyclage des ordures et perçoit une opportunité dans le domaine des pneus de vélo qui ne peuvent être qu’incinérés : « J’ai vu ça comme un gisement de déchets ».

Né dans les Haut-de- France, c’est naturellement qu’il a décidé d’installer son atelier à Tourcoing. En formant Christophe et Jean-Marie, il comprend que cela prendra plus de temps que prévu : « C’est ça l’aventure » se réjouit-il. « Mon envie c’était d’aider les gens, c’est pas toujours facile mais faut s’accrocher ». Aujourd’hui, La Vie est Belt produit 49 ceintures en une journée, un exploit. Hubert compte donc bien continuer sur cette voie et vient notamment de s’associer aux responsables des déchèteries des régions Valenciennes et Douai.


Lorsqu’on lui demande ce qu’est un entrepreneur pour lui, il hésite : « Je pense qu’il faut être un peu fou et ne pas se poser 1000 questions… l’optimisme aussi c’est bon à avoir ! ». Savoir provoquer la chance et savoir s’entourer sont également des maîtres mots selon lui. En tout cas, il ne regrette pas de s’être lancé dans cette aventure, soulignant que « Ça aurait été trop dommage de me dire qu’à 23 ans j’allais faire un métier qu’on avait choisit pour moi ».

Véritable entrepreneur dans l’âme, Hubert est tourné vers l’avenir et pense déjà à comment il souhaite voir La vie est Belt évoluer : « J’ai plein d’idées, trop même. Le plus dur c’est de les concrétiser ». Son ambition pour 2018 ? Lancer de nouveaux accessoires de mode, « Un truc de ouf » nous confie-t-il. Force est de constater qu’il ne regrette pas d’avoir décliné l’offre de CDI de décathlon, aussi alléchant fut-il. « Avec La vie est Belt, j’écris moi-même mon quotidien ».

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